13 janvier 2010
"The Fame" (Lady Gaga)
Où Mister Big est entré dans ma vie de femme libérée
"Presque" est un mot que j'adore. Presque, c'est l'aveu touchant de l'échec, mais aussi de la tentative. Imparfait mais attachant, à la fois fini et à jamais infini, puisque le tout n'est pas atteint, et qu'il reste donc à faire, à vivre, à améliorer. Je ne suis pas une blogueuse mode, je suis presque une blogueuse mode (il me manque un 2.55 Chanel, les photos prises par mon boyfriend street-styler, le partenariat avec un site de ventes en ligne, l'apparition dans le classement Elle Wikio). Je ne suis pas drôle, je suis presque drôle (Florence Foresti est drôle. Et belle. On en reparlera ici si vous le voulez bien). Finissons-en avec mon nombril (presque bien dessiné), et parlons plutôt de celui de mes copines. L'autre soir, attablées dans un resto libanais à 7 euros le mezze, digressions avinées autour de "J'ai croisé une célébrité". Toute fière de moi, j'avance un "la soeur de l'HDMV est sortie avec Christophe Rippert" triomphant. En face, j'ai C., la truculente C., qui est "sortie avec le demi-frère d'Astrid Veillon." La barre était haute. Enfin, à ma droite, j'ai S., la Sandrissime S. , qui est "presque sortie avec le fils de Cookie Dingler". La barre culminait à 6m50, même Bubka ne l'aurait pas tentée. La troisième aurait pu nous sortir Patrick Topaloff de son chapeau, on ne l'aurait même pas écoutée. Cookie Dingler. Fils. Presque. Amen.
Etrange, donc, ce rapport à la célébrité. J'ai dû être deux, trois fois, reconnue dans la rue ou le métro (pas forcément pour le blog). Mais en général, si on m'arrête, c'est moins pour louer mon port de tête légendaire en photo d'appartement que pour connaître la marque de ma parka. Déjà ça, ça me va. Mon sac City Balenciaga est plus connu que moi, ne le mérite pas vraiment, mais le vit très bien.
Sac City Balenciaga, parka Comptoir des Cotonniers, boots (talonnées!) Jonak
Robe Sessun (Hôtesse de l'air), sac City Balenciaga
Depuis le temps que je vous parle de lui, sans vous le montrer, il était temps de réparer cette injustice. Un peu de lumière, Bright lights, big City. Almost famous, ce sac, que dis-je, cette oeuvre d'art appartenant au patrimoine mondial de la maroquinerie. Il était une fois, mesdemoiselles, la Big City Life.
02:43 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : balenciaga, sessun
11 janvier 2010
"Learn how to knit" (Hawksley Workman)
Où je fais des manières en avouant mes manies
On n'a pas toutes du style, c'est comme ça. (Point. Le point qui fait mal) Paf. ("Eric Zemmour, sors de ce corps!") Non, sérieusement, on n'a pas toutes du style, on ne va pas se leurrer, on ne lit pas la Bibliothèque rose ici, avec une carte de membre du club des 5 dans la poche et le bonnet de Oui-Oui sur la caboche. On n'a pas toutes du style, mais on a toutes "notre touche". Celle qui, avec un peu de goût, de travail et de recherche, pourrait lancer le début d'une esquisse d'un commencement de style. Notre touch, our touch, soit nos marottes, nos petites habitudes, un gri-gri, une couleur toujours présente, une paire de chaussures qu'on met 365 jours par an. En ce qui me concerne, il y a le gris, le plat, le rappel systématique, et ... le mix de matières. En gros, si sur une même pièce, il y a de l'aplat, de l'empiècement, quand la laine se marie au cuir, quand le cuir se marie à la laine, ils vivent heureux et font forcément beaucoup d'enfants dans ma penderie.
Tunique Vanessa Bruno avec empiècement crochet sur corps coton
Mon affaire se corse, cuitas les patatas, quand le cuir s'emmêle. Le cuir, c'est beau, le cuir, c'est bio, et le cuir, c'est cher. Dès qu'un petit morceau de cuir habille la moindre veste, le moindre gilet, mon coeur s'emballe. Mon coeur est un faible à cuir, indéniablement. Voyez plutôt les peaux de banane que me tend cette jolie peau de vache qu'est Flore d'Eple & Melk :

Manteau avec empiècement cuir Eple & Melk, photo Modetrotter

Tunique Eple & Melk avec empiècements aux épaules
Gorgeous, dirait George devant son Nexpresso, et devant moi dans cette tunique, l'écume latte aux lèvres. Et que dirait-il, ce même George, si j'enfilais cette sculpturale veste mi-cachemire mi-cuir de chez Erin Wasson pour Opening Ceremony ? Mi-cuit, sûrement, le beau brownie, car cette beauté paraît idéale pour nos virées potentielles à moto (à la recherche du prochain Nespresso café.) Merci à Laure du très chouette blog Mode Opératoire (qui, elle, ne manque pas de style) de me l'avoir mise sous le nez il y a quelques semaines, soit dit en passant.

(A droite, ça se passe). Oui, elle est sublime, cachemire, cuir, tout pour me faire fuir. 500 dollars la merveille, soldée 370. J'ai besoin de votre avis, les filles. Non mais, regardez la mieux !

07:26 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vanessa bruno, opening ceremony, comptoir des cotonniers
06 janvier 2010
"Beautiful" (Pharell Williams)
Où je règle le solde de mon conte
Ai-je été subitement touchée par la sagesse céleste, divine ? Ai-je atteint la plénitude de la quarantaine sereine à 27 ans et plus toutes mes dents ? Ai-je tout simplement succombé à la mornitude (néologisme bien commode - cf. "bravitude") de Boulogne-Billancourt ? Toujours est-il qu'en ce mercredi 6 janvier, date d'ouverture parisienne des soldes, j'ai "besoin de rien" (envie de toi) (Hmmm). Ma wish-list est aussi longue que l'espérance de vie d'un éphémère. Non, rien de rien, non, je n'ai besoin de rien. J'ai tout ce qu'il faut, dans ma penderie et dans ma vie. Rien ne me manque. Le matin, je sais quoi mettre, quoi chausser, quoi enfiler au bras. Donc, ce toujours même mercredi, je ne serai pas à piétiner devant un grand magasin, à espérer que cette paire de bottes Ash soit soldée dans ma taille ou que ce gilet Paul & Joe Sister soit tout simplement encore disponible. Mercredi, je vais juste espérer qu'il fasse beau, qu'on rigole au boulot, que mes proches aillent bien, que Johnny Hallyday aille bien, que l'HDMV m'inonde de ses sourires et qu'il reste du coca-light au frigo. Ca me suffit. En philosophie antique, on appelle ça l'ataraxie. Anne-Sophie, sophia, la sagesse ... Mes fesses. Je fuis l'envie, mais je fuis aussi l'ennui. Alors, parce qu'il ne faut pas me torturer deux heures pour que je craque, si je suis obligée-forcée-la vie du docteur Mamour en dépend-, je veux bien me sacrifier et trouver deux potentiels fashion plaisirs :


Magnifique robe Sessun (les pattes sur les épaules, raaah)

Sautoir Sabrina Dehoff, en vente chez Eple & Melk rue Charlot
Et voici, en quelques lignes, la démonstration que les blogs (leur auteurs, leurs lectrices) suscitent bien des besoins indésirables mais irrésistibles. Alors demain, après-demain, dans uen semaine, certainement pas à l'aube ou à l'heure où blanchira la campagne, j'irai peut-être glâner cette robe, ce sautoir, et ce sera bien tout. Pas par besoin, non. Juste pour le plaisir*.
*Herbert Léonard : 1, Zénon de Citium : 0.
00:25 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : sabrina dehoff, sessun, eple & melk






