19 juillet 2010
"Black & white" (Mickaël Jackson)
Où je lave le linge plus blanc
A l'heure où on nous dit, dans le monde de la mode, de casser les codes, mixer les imprimés, sortir du Sentier battu, il fallait bien, à un moment donné, que je jette un pavé dans la mare. Dans le mariage, plus exactement, allons-y gaiement. La question du jour, non pas "Voulez-vous prendre Xxxxx comme épouse", mais "qui a décrété qu'on ne pouvait pas se rendre à un mariage en blanc ou en noir"? Répondez "Fichtre, je n'en sais rien", vous n'avez pas le choix (comme le jour J). Parce que j'ai compulsé toutes les annales de la littérature des noces, je n'y ai rien trouvé. Le noir, c'est chic, et pas forcément morbide, nous sommes toutes d'accord. Le blanc, c'est tendance, et à part la robe longue à traîne, je ne vois pas comment on peut faire de l'ombre avec à la mariée. Donc ? Donc, téméraire mais pas kamikaze, invitée à des noces ce week-end, je me suis lancée dans le compromis : l'écru.

Robe Bel Air, sandales Mellow Yellow, sac Louis Vuitton, bracelet Pieces
Voilà donc la tenue que je me suis combinée pour l'occasion. Espérons que la mariée ne me crêpe pas le chignon, ne renverse pas le vin d'honneur sur ma robe, ne drague pas l'HDMV dans la sacristie, ne me bannisse pas des photos officielles. Non, je ne serai pas une oie blanche, mais une vraie crème. Non, je ne cherche pas à lui faire de l'ombre, je n'ai jamais nourri de si noirs desseins. Mais une fois dans la cabine d'essayage, cette robe et moi, c'était une évidence, c'était elle, c'était moi, c'était nous, quoi. Un mariage d'amour, de raison, et d'intérêt (-50%, le taux), sûrement pas un mariage blanc. Défense d'ivoire autre chose.
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15 juillet 2010
"The Fame" (Lady Gaga)
Où du rose en juillet, belle tout l'été
Quand j'étais petite, l'été, j'achetais le magazine Pif pour les gadgets en plastique, les araignées velues, les pistolets à eau. C'était bien, c'était chouette. Quand j'étais ado, j'achetais Star Club, toute l'année, pour les fiches de chanson détachables à collectionner dans un classeur Chipie. C'était bien, c'était chouette. Depuis que je suis grande, belle, intelligente, drôle et pleine de fric, enfin surtout pleine de fric, j'achète la presse féminine, l'été, pour m'habiller gratuitement avec ses cadeaux sous cellophane. J'ai de la chance : depuis deux ans environ, on a droit à de la grande marque : du Agnès B, du Sandro et cette année, du Comptoir des Cotonniers. Fichtre. De la grande marque et surtout du rose pétant, Galliane mord à l'hameçon. Biba'p lula.

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13 juillet 2010
"Trick me" (Kelis)
Où je ramène encore ma fraise (tagada, tsoin tsoin)
Donc, céans, je vous disais que menais la vie en rose, après les maux bleus (oui, je travaille dans le foot, j'ai dû cicatriser, mesdames). Pour toutes celles qui ne me croyaient pas, ou qui s'en fichaient comme du taux d'imposition de Tata Suzanne, en voici une preuve supplémentaire. Du sorbet glacé, de la tête aux pieds, histoire de me rafraîchir quand le thermomètre vire au rouge. Sans chichi, une touche de rose pour devenir la Barbie girl du bureau. Essayez voir : avec du fuschia sur vous, tout passe. La mauvaise humeur, le retard de rendu de copie, le renversage de café sur le voisin... Quoi que vous fassiez, vous serez "le rayon de soleil" du 2e étage.

Top Zara, ballerines Repetto, sac Matières à Réflexion
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