09 juillet 2010
"Don't let me, get me" (Pink)
Où je suis une calamité, secouez-moi
En feuilletant Gala, nonchalamment, cet après-midi, comme toute bonne gourgandine qui patiente dans la salle d'attente de son esthéticienne, les bras m'en sont tombés. J'aurais préféré que ce soit les poils, entendons-nous bien, cela m'aurait évité 20 minutes de douleurs spasmodiques sur un p-cul géant et 30 euros de moins sur ma CB. Non, mes bras, et avec eux, toutes mes convictions de fashionista accomplie de Boulogne-Billancourt (hum) : Stéphanie de Monaco portait la même tunique en soie Zara que moi. Celle que j'arborais fièrement, le week-end dernier, pour me pavaner à la baby-shower d'une copine. Stéphanie de Monaco. Zara. Moi. Zara et moi, OK, l'équation semblait équilibrée, mais pas Zara et la Dame du Rocher. Comme un ouragan, j'ai donc expédié la tunique au fond de mon panier à linge sale en attendant de décider de son sort. La peine capitale ? (Le vide-dressing). Le bannissement ? Bref, il me fallait vite un peu de hypitude, à dose homéopathique, pour que je reprenne confiance en mon bon goût. Je l'ai trouvé dans ma boîte aux lettres (un cadeau, chouette!) avec ce petit machin fortement girly, immensément inutile et donc galactiquement désirable :


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06 juillet 2010
"Belle" (Notre Dame de Paris)
Où je vais vous raconter un vrai conte de pieds
Il était une fois une Américaine, Kari Sigerson, et une Anglaise, Miranda Morrisson, qui se rencontrent sur les bancs du Fashion Institute of Technology. On est à New-York à la fin des années 80, elles sont belles, elles sont pleines de bonnes résolutions, elles boivent sûrement des macchiato latte Starbucks et portent des Converse blanches sous leurs jeans bleach. "Oh, t'aimes les couleurs pop, toi?" (Kari). "Oh oui, le gold aussi, les lanières, les spartiates, comme toi quoi" (Miranda). "Tiens, si on créait notre marque de chaussures trop bien ?" (Miranda) "Ouiiiiiiiiii !" (Kari, Américaine, donc un peu hystérique). Voilà à peu près ce que l'on sait de la création de la sublissime marque de shoes Sigerson Morrisson. Même si on suppute que Kari, l'Américaine "Hiiiiiiii", a sans doute fait jouer sa ruse stars & stripe pour imposer son nom en premier sur l'enseigne en néon de leur première boutique. Kari, le prénom ultime de la fashionista, l'histoire des séries américaines nous l'apprendra peu après.

Sigerson Morrisson, collection été 2010
00:00 Publié dans My favourite boutique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : sigerson morrisson
30 juin 2010
"Baptized" (Lenny Kravitz)
Où les flonflons à la française
Je suis une fille à mariages. Une greluche qui trépigne à l'idée de choisir une robe, si possible avec l'expérience de vie (et la longueur) la plus courte. Qui piaffe devant le plan de table, déchausse ses sandales sur du Shakira. Déchausse ses sandales sur du Jean-Jacques Goldman aussi, on ne va pas faire la fine bouche, avec un petit rosé dans le nez, toutes les musiques sont bonnes. Et quand les mariés dansent le dernier slow, j'écrase ma larme, immanquablement, en me promettant que si un jour cela m'arrive, on bouclera l'ensemble sur "Time of my life" de Dirty Dancing. (Moins le porté final). (Challenge, avec le porté final). Le rosé, toujours.
Mais depuis dimanche, j'ai découvert que j'étais aussi une fille à baptêmes. C'est chouette, un baptême, quand même. Il faut toujours choisir une robe glamour, on boit du rosé ET du champagne, on a des bébés de partout qui nous font des sourires mais au moment de les changer, des adultes libres et consentants s'en chargent pour vous. Bref, quand il y a du soleil, de la joie, des verrines d'oeufs brouillés, des cuillers de carpaccio de poivrons aux saint-jacques ou des cassolettes de tomates aillées au chorizo, le dimanche prend une jolie tournure.

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