Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01 février 2017

"Wrapped up in books" (Belle & Sebastian)

Où je vous montre dans quel état j'erre 

Les matins sans école, ces matins sans course et sans doigts qui collent la confiture, elle vient nous saluer sur la pointe des pieds. Elle se fait agripper, elle cède de mauvaise grâce, elle comprend que ses deux parents indignes n'ont absolument pas l'intention de venir manipuler du Sylvanian à 7h45 du matin, alors elle repart. Quand la mère indigne décide de se lever (toujours avant le père indigne), elle aime bien passer une tête dans la porte de sa chambre, et observer. La voir assise par terre, deux ou trois livres autour d'elle, à se refaire des histoires qu'on lit à table le soir et qu'elle connaît absolument par coeur. Ma belle liseuse, si tu savais comment cela ravit ta mère de te voir tâter du bouquin, ta mère qui n'hésite pas à investir plus en ouvrages qu'en pièces de ta garde-robe. Egoïstement, sans doute un peu d'ailleurs, car en t'achetant un livre j'achète aussi un moment collée à ton épaule , et tes grands yeux qui me regardent prendre toutes ces voix qui te font peur. Ces livres, qui au final pèsent une tonne, il fallait bien les ranger, alors on a accueilli ce mois-ci ta première bibliothèque. Un modèle plein d'âme, au charme rétro, fait main par Lisa dans son atelier de Saint-Rémy-de-Provence où niche sa marque Banaborose

lectureouv.jpg

lecture2.jpg

Ce que j'aime dans son histoire, c'est que Lisa a appelé sa marque ainsi en hommage à un air de M qu'elle écoutait en boucle à une époque, le fameux Bonobo. Avec d'aussi bons goûts musicaux, pas étonnant que cette ancienne commerciale dans les matériaux anciens affiche une si belle sensibilité dans la déco. Dans les meubles qu'elle chine, en famille, aidée par ses filles, qu'elle retape et embellit, et dans ceux qu'elle crée dans cette collection esprit vintage parfaite pour nos logis parisiens si encombrés ... Le petit plus : le choix de la couleur dans la gamme Farrow & Ball, qui m'a permis d'assortir la bibliothèque à l'armoire de sa chambre. 

lecture3.jpg

Boîtes Sostrene Grene, panier pompons Nina Store,
guirlande My little day, tambour Coco & Filles 

lecture4.jpg

lecture5.jpg

Carte Studio Jolis Mômes 

Voici un petit aperçu de ses chines miraculeuses qui pourraient bien faire votre bonheur : 

montagebanabo.jpg

Petit à petit, donc, se fait et se défait son nid. Bye bye le cheval à bascule, bye bye la table à langer. Au placard, ses petits bouts de vie, et déjà pointent en mon coeur de maman louve les accès de nostalgie. 

26 janvier 2017

"Lovely Day" (Bill Withers)

Où j'ai trouvé un joli petit coin

C'est un petit shop around the corner qu'on trouve au bout d'une rue calme et droite, bourgeoise, face à une majestueuse église que Jean-Luc Godard a trouvé assez belle pour unir sa mariée qui était en noir. En passant devant cette boutique en jachère, Aude, elle, ne broyait pas vraiment du noir. Cette designer textile passionnée de déco, consultante pour des magazines, a su qu'elle avait trouvé son petit coin de paradis. Là où elle allait proposer ses coups de coeur de toujours, un assemblage hétéroclite et de bon goût, finement pensé, assemblé. A force de persévérer et d'enquêter, elle a eu le bail de la petite boutique, c'était un Joli Jour pour elle. Je parie que ça deviendra un joli jour aussi pour vous quand vous pousserez la porte vitrée - qui ne ferme pas très bien - de sa jolie échoppe, parée de velours en ce moment, de tons froids, de papiers peints soyeux (merveilles de Sandrine Chambéry) et d'hirondelles qui vous donneront envie d'enfin faire vos murs. Bienvenue. 

jolijourouv.jpg

jolijour1.jpg

jolijour6.jpg

jolijour2.jpg

Ce qui m'a marqué chez Aude, outre son goût, c'est qu'elle a l'oeil pour proposer des pièces assez inédites et dans des prix justes. Une démarche qui s'inscrit pleinement dans sa conception de la déco, qu'elle rêve ouverte au plus grand nombre. Chez elle (intérieur qu'elle distille sur son compte Instagram, que je vous conseille), la table basse a été ramassée dans la rue et voisine avec une jolie verrière. 

jolijour5.jpg

 

jolijour8.jpg

jolijour4.jpg

jolijour9.jpg

L'autre chose qui m'a marquée, c'est son investissement de "boutiquière" : une boutique ouverte 7/7, un eshop depuis peu et une chaleur douce dans son accueil. 

jolijour10.jpg

Dernière petite chose : Aude, toujours dans cette même philosophie d'amener la déco chez nous et chez tous, prodigue des conseils déco sur demande, mène des projets de relooking intérieur, et cela en fonction des budgets. Voilà. J'ai tout dit. Je referme la petite porte qui ne ferme pas très bien, et je vous laisse aller l'ouvrir si cela vous chante. 

Joli Jour Paris, 14 rue Bausset 75015 Paris - aude@jolijour.com - Eshop : JoliJourParis

17 janvier 2017

"Hey Mama Wolf" (Devendra Banhart)

Où je montre des crocs blancs

Je ne suis pas une mère poule. Je l'ai longtemps cru et claironné à tue-tête, mais l'erreur est humaine, le bec dans l'eau, je me suis trompé d'animal. J'en serai une quand les poules auront des dents, peut-être. Oui, des dents, car moi ma fille me donne les crocs. Depuis toujours, j'ai eu envie de planter mes petites dents dans son cou grassouillet et de la trimballer partout dans ma gueule. Depuis toujours, j'ai envie de la croquer, cric crac, le petit coup de canine dans ma nine. Je l'aime jusqu'aux dents. "Je te mange !", lui répète-je à longueur de journées, et devant sa mine interrogative, je précise "Ca veut dire que je t'aime, hein". Je n'ai pas épousé un loup de mer, mais indéniablement, je suis une maman louve

mamalouve1.jpg

Tee-shirt Emoi Emoi

Vous allez me dire, c'est quoi la différence entre une mère poule et une mère louve, franchement ? Je crois que ça part du ventre. Un amour plus animal, plus sauvage. La même envie furieuse de défendre bec et ongle son enfant, mais avec une rage incroyable. Chez moi, cela se matérialise également par une impossibilité physique de l'éloignement. Toujours dans le même pays. Quasi exclusivement dans la même ville. Un besoin maladif de sentir son odeur, toutes les nuits. Aller la renifler, dans le noir, la retourner d'un coup de museau pour voir qu'elle respire bien. 

mamanlouve2.jpg

Finalement très dépendante de son petit, la maman louve. Quand la mère poule, elle, doit allègrement s'éloigner du nid pour vivre un peu sa vie, moi je rode autour de sa tanière et entrebaille sa porte quand elle joue l'indépendance. Bien sûr, il y a des moments où je l'enverrais bien au diable vauvert, mais toujours je reviens à son cou, l'appel de sa chair. Je crois que je couve quelque chose depuis trois ans et demi. Une maladie d'amour qui me donne une faim de loup.

emoi emoi

 

01:29 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : emoi emoi