25 janvier 2012
"Je suis vintage" (Eddy Mitchell)
Où je reviens à mes premières amours
A l'origine, ici, était le verbe. Le verbe haut, le verbe fort. Le look est venu bien après. A l'origine, ici, était aussi le jeune créateur. Si je prenais la plume, grandiloquente, et empruntais les photos, éloquentes, c'était pour rendre hommage / justice / grâce à ceux et celles qui ne mettent pas deux heures le soir à établir ce qu'ils porteront le lendemain. Ceux qui savent anticiper aujourd'hui ce qu'on voudra porter demain. Ceux qui ont grandi devant les défilés Mugler et depuis fait de Lacroix leur bannière. Ceux qui aspirent à devenir l'Isabel Marant / Jérôme Dreyfuss de 2020. Jeunes créateurs, mes amis, mes amours, mes emmerdes (financières). La blogosphère ayant évolué, je me suis parfois éloignée de ce premier objectif. (De la marque, du shopping, de la photo au Reflex sinon rien : voilà la baseline de vos nouvelles stars). Moi, mes stars, elles s'appellent Eple & Melk, Suzie Winkle, Vanina Escoubet, Jancovek, Until July, Untitled Jewels, Eleonoreska ... Et bientôt Gaëlle Constantini. Comprenez-moi : une jeune femme qui baptise sa collection "modern vintage" a tout pour me plaire. Une oxymore ? Give me more.

Shooting L'Exception
(Avec mon obsession du moment, le fauteuil Eames.
Impossible de convaincre l'HDMV d'en acheter un.
Je vais encore le faire dans mon coin, et il va hurler.)
01:25 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : gaëlle constantini, l'exception
29 septembre 2011
"In the country" (Blur)
Où on chausse ses derbies et on court dans les herbes mouillées
Allez viens, lectrice, je t'emmène au vent. Je t'emmène par dessus les champs, les champs anglais, une bonne odeur d'herbe coupée, du ciel coton hydrophile, des maisons cottage briquées et des imprimés écossais, des portails en bois clair, une grande tasse d'Earl Grey fumante entourée de scones, Hugh Grant dans le salon et le fox-terrier dans sa niche. Une balade à moto dans le countryside anglais, Derbyshire mon amour, ambiance Tamara Drewe de retour au village chez Stephen Frears, et la nouvelle collection de ma chère Suzie Winkle en invitée.







Dans l'incapacité de choisir, j'ai donc joué la carte de l'exhaustivité. Allez-y, mesdames, servez-vous dans ces pièces "Vieille Angleterre" baptisées Leeds ou Gloucester, ces tons sobres, brique, rouille, ces détails de chevrons, d'arsenic et de vieille dentelle. Servez-vous, d'autant que la créatrice, toujours aussi affable envers la fan de la première heure que je suis, nous a concoctés le code promo GALLIANE pour bénéficier de 20% de remise sur la nouvelle collection jusqu'au 6 octobre prochain sur l'eshop. Alors, allez-y, my pleasure, partez au vent, l'Angleterre, le drap de laine épais, le fox-terrier, les vestes couleur essence ou bitume, servez-vous. Mais laissez-moi Hugh Grant, please do.
01:33 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : suzie winkle
01 août 2011
"One month" (Tegan and Sara)
Où c'est l'émoi du début de mois
Plus de doute, on est en août. Dans les rues, le désert. Dans le ciel, le désert. A la télé, le désert. Juillet s'est envolé, mais mes envies de vous causer d'Until July sont restées. Normal, il y a tout ce que j'aime dans ce projet : de la passion, du goût, de belles matières à échelle humaine. De la maroquinerie française. Encore. Prise la main dans le sac, haut la main, j'avoue tout. Je déballe mes petites affaires, allons-y gaiement. Camel, froncé, doux comme un agneau, pratique, éthique, j'abdique.



Blouse Zara (sept. 2011), jupe Comptoir des Cotonniers (very old),
sandales Petite Mendigote (2010), sac Until July (2011)

Le plus de ce modèle ? Sa pochette détachable clipsée sous le rabat. Il a un petit nom, le bougre. Laurence, sa créatrice de maman, l'a baptisé "Tu penses à quoi?". Ben à toi, tiens, pardi. Et à tes frères, "A tout à l'heure", "Tu rêves ?", "Tu dors,", "T'es un coeur" ou "On s'appelle ?". Des sacs à messages pour des grandes filles sages. D'ailleurs, je me sens tout à fait de taille à accueillir toute la petite famille (à quoi ça sert, un déménagement, sinon ? )


Des modèles disponibles sur l'e-shop de la marque, mais aussi chez Vanina Escoubet ou encore chez Les Fleurs, qui dispose d'un joli petit stock bien présenté. Alors, les aoûtiennes, pour le soleil et pour cette merveille, ça valait le coup d'attendre que juillet se termine, non ?
PS : Gossip Girl saison 3 sur www.nt1.fr, troisième saison inédite !
PS 2 : J'aimerais bien que mon compte Twitter décolle un peu, hein ? @Galliane_Blog
00:10 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : until july
02 mai 2011
"Battez-vous" (Brigitte)
Où le lundi, c'est massacre à la CiBi
Les compliments, c'est comme les récompenses, les statuettes, ça ne se périme pas. Ca s'accumule volontiers, ça se range dans un placard et ça se ressort à l'envi, ça s'époussette, ça s'entretient, ça fait du bien. Alors ma chère Laury, toi qui te cache derrière Suzie Winkle depuis quatre ans déjà, ouvre grand les portes de ton paradis, parce que ta collection printemps-été 2011 est franchement réussie. A chaque fois, j'ai envie de croire que la nouvelle surpasse la précédente, alors je le dis, je le crie, je l'écris. Mais où ça va nous mener, cette histoire, ma chère ? Peut-être aux Oscars, si la Cotillard s'entiche d'une de tes robes du soir. Sûrement dans ma penderie, et dans celle de pas mal de filles qui lisent ces lignes. Allez hop, les jolies choses, on file vite au placard.


00:22 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : suzie winkle
06 avril 2011
"How to handle a rope" (Queens of the stone age)
Où on va vite avancer le pied léger
Y'a comme un air de vacances dans les sélections tendance. Forcément, parce que LA chaussure qu'on va vouloir cet été, celle qui tient la corde pour battre le haut du pavé, n'est autre que ... l'espadrille. Ben oui. La même qu'on portait, le coeur léger, sous nos jupes longues imprimé provençal dans les mid-90's. N'allez pas vous retrancher illico museau derrière votre souris, là, je vous vois frémir à l'évocation de cette décennie. La période fashion qu'on voudrait toutes oublier, c'est un fait, l'âge noir de l'appareil orthodontique et du patte d'eph' en polyester Pimkie (bleu ciel, pour ma part, histoire de me fondre dans le décor). Mais moi, aujourd'hui, je suis là pour vous réconcilier avec l'espadrille.(j'espère tout de même avoir d'autres occupations dans ma journée). Ne me dites pas que vous pouvez rester insensibles à ça, même si vos traumatismes sont aussi profonds qu'un aphorisme de Karl Lagerfeld :




Une collection capsule de la jeune et talentueuse créatrice Jancovek pour la marque Pare Gabia, disponible cette semaine sur Sarenza et aux Galeries Lafayette. Six modèles déclinés dans l'esprit ludique et coloré de la demoiselle (qui ouvrira très bientôt son e-shop!), non sans quelques références marines. Pour ma part, j'y vois un ersatz tout à fait chic à la traditionnelle ballerine, et je compte très vite me faire une toile. Et vous, vous êtes d'accord pour prendre la corde ?
PS : pour les amatrices d'espadrilles compensées, Tsumori Chisato a également reconduit cet été sa collaboration avec Pare Gabia dans un esprit très Vasarely (donc, pas Braque)
01:25 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : jancovek, espadrille, pare gabia
21 mars 2011
"The sweetest thing" (U2)
Où Heimstone, keep on rolling
C'est une marque d'affection que je suis de loin, timidement, moi, la grande dadaise. Timidement parce que c'est de la Grande couture pour moi, c'est aussi du Grand Prix, mais il est possible parfois, par quelques chemins détournés, de trouver un terrain d'entente. Sur le vide-dressing de Walinette, par exemple. J'y aperçois un beau matin cette veste, identifiable entre 1 000, je vois 36 chandelles, je vois aussi les 7 nains, 22 me voilà faite ! Sans tourner 7 fois ma langue dans ma bouche, j'aligne les zéros sur le chèque. Ah, j'oubliais : la veste est signée Heimstone. Mais à un contre cent, vous aviez deviné.

Blouson Heimstone, pull Maje, sac Jérôme Dreyfuss

Le souci avec cette veste, c'est qu'elle se suffit à elle-même. Sûre de sa beauté, sûre de sa superbe, elle monopolise l'attention, et met le reste de la tenue au diapason.
00:34 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : heimstone
09 mars 2011
"Sand in my shoes" (Dido)
Où ses souliers sont des fées
Comme il y a les habits du dimanche, j'ai envie de vous causer, aujourd'hui, des souliers de Demanche. Priscille Demanche. Une nana diplômée es chaussures, primée es chaussures, et qui m'a mise à ses pieds, au détour de sa nouvelle collection printemps-été. Ellips, que ça s'appelle, que ça se retient aussi, car je parie que cette découverte va vous séduire. Pourquoi ? Parce qu'elle incarne, selon moi, la disciple française de notre chère Chie Mihara. Les formes, les matériaux, l'esprit, le confort, Priscille a des idées en or. Et en cuir, évidemment, assemblé de mains de maîtres en Espagne. La vie de château pour des souliers de princesse, jugez-en par vous même.

Jugez plutôt des formes, des couleurs, de la hauteur des talons ... Pour cet été, Ellips fait block en technicolor, avec du fluo et des teintes hyper-vitaminées. Nos pieds vont se sentir revigorés.




Je ne résiste pas non plus à vous glisser quelques photos des modèles de cet hiver, toujours autant d'actualité et toujours autant ... soldés.

Avec un nom pareil, je vais forcément oublier de vous dire quelque chose sur cette jeune marque pleine d'avenir. Oublier de vous glisser qu'une collection de chaussures de mariage attend les heureuses élues. Oublier de vous suggérer de laisser traîner votre CB sur son e-shop. Et parce qu'on n'est jamais aussi bien chaussée que par soi-même, je vous glisse aussi mes coups de coeur dans la collection printemps-été de Chie Mihara. Priscille ne m'en tiendra pas rigueur : Chie Mihara, c'est un peu comme de la famille éloignée, et la famille c'est sacré. Ca vaut bien de partager un post sur un blog mode lambda.

Tiens, tiens, j'ai encore plein de choses à dire, dans ce post, tellement que je n'arrive pas à le boucler. J'ai envie de vous dire du bien, rien que du bien, ô combien, du nouvel album de The Do. D'annoncer que je vais enfin, vendredi, essayer ces satanées baskets Isabel Marant (modèle été, faut pas pousser). De crier ma joie d'aller enfin voir Florence Foresti, ma meilleure amie qui s'ignore, jeudi soir au Palais des Sports. On en reparle vendredi ? Allez, j'arrête de vous promettre la lune... Et je m'éclipse.
PS : du Isabel Marant, Chie Mihara, Maloles, Vanessa Bruno sur l'Ebay de ma grande soeur !
01:15 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : ellips, chie mihara
18 février 2011
"Débranche" (France Gall) (Concours inside)
Où cet Albert et ce Marc là sont de vraies stars de gala
A toutes les branchées qui s'ignorent, et à toutes celles qui s'adorent, à toutes les vieilles branches encore étanches, à toutes les embranchées qui cherchent encore leur route, halte-là : Don't switch* me off vous tend les bras. Don't switch me off vous ouvre surtout la voie de la hypitude simple et cool, la hypitude du dimanche, si ça vous branche. Moi, c'est mon cas. J'avais déjà repéré leur fameux tee-shirt hommage à Alber Elbaz, Monsieur Lanvin, sur Punky ou encore Kenza. Alors, quand les créatrices m'ont proposé de rouler des mécaniques en portant leur dernière créa' mirifique, j'ai aussitôt répondu "Chic!". (Oui, à certains moments, je me la joue bourgeoise de Saint-Cloud). Et me voilà à vous présenter aujourd'hui le petit dernier de la griffe, petit dernier, si j'ose m'exprimer ainsi : Marc Jacobs.

02:00 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : don't switch me off
26 janvier 2011
"This song has no title" (Elton John)
Où même sans nom, on lui dit oui (oui)
Méfiez-vous de la stagiaire qui est assise, là-bas, de l'autre côté de l'open-space. Bon, ce mercredi matin, clairement, elle n'a pas l'air de grand chose avec ses grandes lunettes, son keffieh, et son air absorbé dans la lecture de l'horoscope du Parisien. Mais demain, ah demain ... Demain, elle aura peut-être compris que le keffieh c'est fini, que l'horoscope lunaire de Elle vaut dix fois mieux que celui du Parisien, demain elle créera peut-être le sac que vous rêverez de porter. Demain, comme l'ancienne stagiaire d'Eple & Melk, qui a lancé une ravissante collection de bijoux baptisée Untitled Jewels. Permettez qu'aujourd'hui, moi, je lui donne un titre de noblesse, à cette revendiquée roturière.

Untitled Jewels, collection automne-hiver 2010-2011
01:24 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : untitled jewels
04 novembre 2010
"Special" (Garbage)
Où le talent n'attend pas le nombre des années
C'est le genre de nana qu'on arrête dans la rue, plusieurs fois par semaine, avec la bouche en coeur et la main baladeuse sur sa robe trop bien coupée, mince ce qu'elle tombe bien, et on lâche, ultime aveu de faiblesse: "Excusez-moi, vous l'avez achetée où, votre robe ?" Eléonore, alors, de glisser dans un petit sourire, presque une excuse : "C'est moi qui l'ai faite." Logiquement, la nénette éconduite maudit la Terre entière + Mars et Vénus de ne pas avoir entendu un tout con "Zara" ... Jusqu'à ce qu'Eléonore poursuive : "Mais je peux vous en confectionner une, si vous voulez." Eléonore, que voulez-vous, ça rime avec fille en or. Eleonoreska, ça rimera bientôt avec "nouvelle marque qu'on s'arrache déjà".


Eleonoreska, collection automne-hiver 2010
01:35 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

