09 juillet 2010
"Don't let me, get me" (Pink)
Où je suis une calamité, secouez-moi
En feuilletant Gala, nonchalamment, cet après-midi, comme toute bonne gourgandine qui patiente dans la salle d'attente de son esthéticienne, les bras m'en sont tombés. J'aurais préféré que ce soit les poils, entendons-nous bien, cela m'aurait évité 20 minutes de douleurs spasmodiques sur un p-cul géant et 30 euros de moins sur ma CB. Non, mes bras, et avec eux, toutes mes convictions de fashionista accomplie de Boulogne-Billancourt (hum) : Stéphanie de Monaco portait la même tunique en soie Zara que moi. Celle que j'arborais fièrement, le week-end dernier, pour me pavaner à la baby-shower d'une copine. Stéphanie de Monaco. Zara. Moi. Zara et moi, OK, l'équation semblait équilibrée, mais pas Zara et la Dame du Rocher. Comme un ouragan, j'ai donc expédié la tunique au fond de mon panier à linge sale en attendant de décider de son sort. La peine capitale ? (Le vide-dressing). Le bannissement ? Bref, il me fallait vite un peu de hypitude, à dose homéopathique, pour que je reprenne confiance en mon bon goût. Je l'ai trouvé dans ma boîte aux lettres (un cadeau, chouette!) avec ce petit machin fortement girly, immensément inutile et donc galactiquement désirable :


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22 avril 2010
"Madame rêve" (Alain Bashung)
Où on se trouve vite un prétexte pour aller faire les courses ... seule
Non, Madame ne rêve pas, non. Madame touche, madame essaye, madame palpe, et madame est obligée d'en convenir : chez Monoprix, Madame à Paris a tout compris. Vous m'avez suivie, mesdemoiselles ? La collection capsule de la jeune marque parisienne pour notre enseigne bobo préférée, mise en rayon ce mercredi (enfin, mardi soir pour les plus malignes) (type moi), est une vraie jolie surprise de printemps.

La logique des choses, du monde, de la mode, veut qu'on se cherche une robe pour une grande occasion. Moi, j'en suis venue, ces derniers temps, à me chercher une occasion pour acheter une grande robe. Dans ma petite cabine en contreplaqué bouleau, c'est exactement ce qu'il s'est passé. "La réunion de la rédaction jeudi". (Non, risque de renversage de café) "Ma prochaine virée dans le Marais" (l'hiver prochain, dans le meilleur des cas, depuis que j'habite B&B...) "Le mariage de Géraldine cet été". BINGO. J'avais l'occasion, ne manquait plus que j'annonce la couleur.

Beige ?

Rouge ?
Après rapide sondage auprès de la vendeuse-caissière (qui m'a bien rappelé de tout remettre en rayon après mon heure passée en cellulle) et des deux clientes du rayon sous-vêtements, ce brainstorming a conclu que la beige serait plus facile à accessoiriser. Avec quelques rayons de soleil, on est d'accord, parce que sur ma peau Efferalgan, l'effet boeuf n'est pas garanti. Et avec le boléro Bel Air en cuir tant désiré, enfin acquis.
Puis le pois a été tellement lourd à porter que j'ai embarqué la jupe assortie, histoire de faire doublon. Alors les filles, si vous passez acheter du vin blanc, des petits pois ou du jambon de Parme, un seul conseil : on croque-Madame !
00:10 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : madame à paris, monoprix
19 avril 2010
"An intense beige" (Judybats)
Où je deviens prescriptrice de fashionitude itou
A force de lire que le gris, c'était le nouveau blanc, que le vert, c'était le nouveau noir, que Camélia Jordana, c'était la nouvelle Nana, j'ai eu envie moi aussi de concepter. Allons- y gaiement (prend son air le plus sérieux, type David Pujadas avant de lancer la météo) : "le beige, c'est le nouveau gris". En tout ce printemps, c'est bien simple, tout ce que je vois de beige, je l'achète. Déjà, regardez mes pieds :



01:17 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : les petites, penelope bagieu, angeline melin
22 mars 2010
"Nude" (Radiohead)
Où on sera bientôt toutes nude (mais pas toutes bronzées)
Chouette, cet été, les créateurs ont pensé aux blogueuses. Parce que s'il existe une chose qu'elles savent bien faire, c'est se mettre à nu (et rédiger des billets sponsorisés. Ah ah). Alors quand il s'agit de se mettre au nude, vous pensez bien, on ne risque pas de vendre chairement notre peau. Bientôt, on sera toutes saumonées, des truites et plus des moutons. On aura l'air malades, parce qu'on ne voudra pas céder aux UV mais qu'on adoptera quand même cette blouse poudrée sur nos bras ... poudreux. Pas question de foncer, même pas les sourcils, on assumera avec panache et crème teintée cette tendance lourde du printemps-été. Pour ma part, la seule solution que j'ai trouvée pour limiter la casse est de la cantonner, un premier temps... à mes pieds. Le temps de dorer comme une pêche (blanche) sous les rayons du joli mois de mai. Et vu les modèles que je vous ai sélectionnés, il y a fort à parier que vous allez m'emboîter le pas :









03:07 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : maloles, tatoosh, d.co copenhagen, repetto
19 mars 2010
"La vie en rose" (Grace Jones, Edith Piaf's cover)
Où la blogueuse a tout bonbon (rose)
Quel âge a réellement Arielle Dombasle ? Qui, de la poule ou de l'oeuf, est venu en premier ? Comment écrivent donc les blogueuses ? Pour les deux premières questions, permettez, je passe. (Arielle Dombasle est une sacrée poulette, voilà ma seule réponse). Pour la troisième, permettez que j'amène ma contribution à ce sujet hautement fillosophique. La blogueuse, cette espèce rare et distinguée, écrit de ses blanches mains, chemise Anne Fontaine sur le dos et bain d'Earl Grey bouillonnant sur le bureau. De fines lunettes sur le fin naseau, le regard perdu sur les toits de Paris qu'elle observe de sa baie vitrée mansardée. Sinon, la blogueuse que vous lisez, là, au lieu de finir ce brief urgent, écrit à 02h00 du matin, un mug de Thé du Hammam et des Lutti Bubblizz à bout de main, recroquevillée sur son canapé, un blanc Netbook sur ses genoux (magnifiques, je précise). Le Netbook a changé ma vie, le 25 décembre 2009 dernier. Cadeau de l'HDMV qui, considérant que 98% de notre surface privée habitable était de cette couleur (écran plat compris), la belle bête devait être coordonnée. Total look blanc. White is beautiful.
A trois mois près, l'HDMV avait tout bon. Parce que ce n'est plus le blanc qui donne la couleur aujourd'hui, c'est le fuschia. Pink (Floyd) is the colour. Impossible de feuilleter le moindre magazine sans tomber sur un pantalon flam(b)ant rose. On a toutes parlé de la tunique Isabel Marant, on a toutes envie des ballerines André de Mimnor, on n'a pas toutes vu que Vanessa Bruno et Soun avaient emboîté le pas à cette déferlante flashy.
A trois mois près, l'HDMV m'aurait donc acheté le nouveau modèle d'ASus EEee PC, le 1008 KPR désigné par Karim Rashid. Outrageusement rose. Outrageusement girly, outrageusement régressif, outrageusement désirable. Hmmm, la Rosalie que je suis continue pour l'instant de pianoter sur son netbook immaculé. M'est toutefois avis qu'avec cette petite merveille, finie l'angoisse de la page blanche.
00:12 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : asus, netbook, karim rasheed
11 janvier 2010
"Learn how to knit" (Hawksley Workman)
Où je fais des manières en avouant mes manies
On n'a pas toutes du style, c'est comme ça. (Point. Le point qui fait mal) Paf. ("Eric Zemmour, sors de ce corps!") Non, sérieusement, on n'a pas toutes du style, on ne va pas se leurrer, on ne lit pas la Bibliothèque rose ici, avec une carte de membre du club des 5 dans la poche et le bonnet de Oui-Oui sur la caboche. On n'a pas toutes du style, mais on a toutes "notre touche". Celle qui, avec un peu de goût, de travail et de recherche, pourrait lancer le début d'une esquisse d'un commencement de style. Notre touch, our touch, soit nos marottes, nos petites habitudes, un gri-gri, une couleur toujours présente, une paire de chaussures qu'on met 365 jours par an. En ce qui me concerne, il y a le gris, le plat, le rappel systématique, et ... le mix de matières. En gros, si sur une même pièce, il y a de l'aplat, de l'empiècement, quand la laine se marie au cuir, quand le cuir se marie à la laine, ils vivent heureux et font forcément beaucoup d'enfants dans ma penderie.
Tunique Vanessa Bruno avec empiècement crochet sur corps coton
Mon affaire se corse, cuitas les patatas, quand le cuir s'emmêle. Le cuir, c'est beau, le cuir, c'est bio, et le cuir, c'est cher. Dès qu'un petit morceau de cuir habille la moindre veste, le moindre gilet, mon coeur s'emballe. Mon coeur est un faible à cuir, indéniablement. Voyez plutôt les peaux de banane que me tend cette jolie peau de vache qu'est Flore d'Eple & Melk :

Manteau avec empiècement cuir Eple & Melk, photo Modetrotter

Tunique Eple & Melk avec empiècements aux épaules
Gorgeous, dirait George devant son Nexpresso, et devant moi dans cette tunique, l'écume latte aux lèvres. Et que dirait-il, ce même George, si j'enfilais cette sculpturale veste mi-cachemire mi-cuir de chez Erin Wasson pour Opening Ceremony ? Mi-cuit, sûrement, le beau brownie, car cette beauté paraît idéale pour nos virées potentielles à moto (à la recherche du prochain Nespresso café.) Merci à Laure du très chouette blog Mode Opératoire (qui, elle, ne manque pas de style) de me l'avoir mise sous le nez il y a quelques semaines, soit dit en passant.

(A droite, ça se passe). Oui, elle est sublime, cachemire, cuir, tout pour me faire fuir. 500 dollars la merveille, soldée 370. J'ai besoin de votre avis, les filles. Non mais, regardez la mieux !

07:26 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vanessa bruno, opening ceremony, comptoir des cotonniers
26 octobre 2009
"On my shoulders" (The Do)
Où "une nuit sur mon épaule", bientôt, ce ne sera plus possible
Passons en revue les tendances de l'hiver, si vous le voulez bien. Crayons HB, petites cases à cocher, façon test d'été Biba, les questions cons en moins. Les sequins ? C'est bon. La veste officier ? Et oui, et même en cuir, parce qu'un officier il a la peau dure (vous notez ma logique sans faille au moment de justifier un blouson à plus de 200 boules). Les cuissardes ? Euh, non, définitivement pas. Les épaulettes ? Ahhhh, les épaulettes. Dilemme. C'est là que je voulais en venir, je ne vais pas vous la faire. Et c'est aussi là que je place ma petite référence à Tata Yoyo, hop, ni vu ni connu : "J'voudrais bien... Oin Oin Oin... Mais j'peux point ... Oin Oin Oin" (Annie Cordy, La Bonne du Curé). Sérieusement, ladies, on gère comment le renforcement d'épaules quand on mesure 1m80 et, qu'accessoirement, on ne veut pas ressembler à Alain Bernard en combinaison non homologuée ?
Top Sandro nouvelle collection, jupe Sandro en soie sauvage dénichée sur Ebay
Parce que je ne m'avoue jamais battue, et parce que je pense être de taille à relever le défi, j'ai commencé petit, avec ce top à ma carrure qui m'a permis de contrecarrer le problème. Mais c'est comme pour tout : on me donne ça, je veux ça² et en plus l'écharpe de Philippe. En cachemire afghan. Donc, me voilà à lorgner sur des pièces plus audacieuses :

Collection automne-hiver 2010 Athé de Vanessa Bruno

Collection Vanessa Bruno

Collection automne-hiver 2009-2010 Isabel Marant (photos Madame Figaro)

Idem !
Alors, à vous, mes chères modeuses modèles, dites-moi tout sur les coussinets de clavicule. La pièce absolue, le "petit prix maxi envie", le ras-le-bol ou ras-le-cou ? Je suis un peu perdue, là. Epaulez-moi !
01:20 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : sandro, maje, vanessa bruno, isabel marant
12 octobre 2009
"I didn't really" (El Presidente)
Où j'ai été prise au piège par une vendeuse menthe à l'eau
Ne jamais croire une vendeuse. Vendeuse rime avec menteuse, c'est bien connu. La vendeuse est l'ennemie de la fashionista, la fameuse faible femme, la vendeuse est le diable qui, ce jour-là, s'habillait en Comptoir des Cotonniers. Diabolo menteuse qui m'a minaudé, toute angélique, quand je lui ai demandé d'essayer le fameux blouson officier en cuir acier de la nouvelle collection "comme ça, juste pour voir": "Mais il est épuisé, enfin, Mademoiselle! Vous devriez vous dépêcher de le chercher dans les boutiques de Paris !"

Comptoir des Cotonniers, collection automne-hiver 2009-2010
Tout de suite, vous situez mieux la scène. Moi, déjà bien échaudée l'hiver dernier par l'épisode précédent ("Celui où Galliane cherche une parka Comptoir sold out en mars", un des meilleurs de la série), je me dis qu'il faut faire confiance à cette dame respectable de Boulogne-Billancourt (Oui, j'ai décidé de faire du B&B l'âme de fond de ce blog, un peu à la manière de Carrie Bradshaw et New York, les taxis jaunes en moins vous voyez?) et donc se ruer dans le Comptoir le plus proche pour acquérir la bête. Chose faite un soir d'octobre, au détour de la rue Etienne Marcel, un blouson doux comme un agneau, couleur acier qui me sied :

Evidemment, trois boutiques plus loin, je me rends compte, blousée, que ledit blouson est aussi disponible qu'un abonné de Meetic. Deux fois cette semaine que Comptoir des Cotonniers a ma peau, après mon absence au cocktail de lancement de la nouvelle formule du blog de la marque, le (chouette, reconnaissons-le) Brèves de Style, où on distribuait aux invitées le tour de cou en laine de cet hiver (ça m'apprendra à travailler un soir de semaine, vraiment Galliane quelle idée). Blog où j'ai tout de même appris, gratuitement, que le type de fermeture de ma nouvelle merveille s'appelle un brandebourg. Ca ne me tiendra pas chaud au cou cet hiver, cette histoire, mais ça m'a consolé. De toute façon, vu la richesse boutiquière de mon cher B&B, je n'ai plus le choix : il va bien falloir que je devienne un pilier de Comptoir.
00:03 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : comptoir des cotonniers
21 mai 2009
"Elle panique" (Olivia Ruiz)
Où on va pas s'en faire tout un festival
Allez savoir pourquoi, par ces glamour jours de mai, à voir défiler de longues Cannes sous des robes froufroutantes sur tapis rouge, je me prends à rêver de tee-shirts informes et bariolés. Comme une envie de raclette en plein bronzing au Grau du Roy, comme un enfant aux yeux de lumière qui voit passer au loin des oiseaux (Marie Myriam, L'Oiseau et L'Enfant). (Non, je n'ai pas regardé l'Eurovision récemment). (Oui, je sais que Patricia Kaas a terminé 8e, même que sa femme de chambre en pleurait le lendemain matin. Si je peux vous apprendre de vraies choses, m'en voilà ravie). Bref, le tee-shirt sérigraphié, j'ai plutôt tendance à l'empiler, à l'image des vendeuses de nos multimarques chéries sur leurs étals. Le fameux Kate de Swildens? Pfff, déjà dans ma penderie.


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13 mai 2009
"I touch myself" (Blondie)
Où vous allez me tirer votre chapeau bien bas
Pour ne pas attraper un coup d'soleil, voire un coup d'amour un coup d'je t'aime (Richard Cocciante, 1979), il m'était venu à l'esprit de me procurer, tantôt, un joli chapeau. L'histoire commence comme une fable, oyez oyez mesdames, et elle continue comme telle, évidemment, puisqu'elle se complique. A force de feuilleter de la presse féminine pour aérogares, j'avais cru déceler mon bonheur avec cette jolie sélection qui mixait du borsalino Maje, du Paul & Joe mais surtout, du Valentine Gauthier tout de cuir pomponné :
Il me fallait, aussi, trouver mon bonheur pour arrêter d'emprunter le modèle H&M de l'Amoureux, un sacrément gros bonnet en matière de chapeaux. Alors, en passant par ma boutique Comptoir des Cotonniers du coin, je suis tombée en pamoison devant Dhriti :


Aussitôt vu, aussitôt essayé. Enfin, essayé... Je me suis vite rendue à l'évidence : destroy et d'étroit, le Panama. Impossible de l'enfoncer sur ma tignasse brune, et que je tire à droite, et que je rabats devant, et que la vendeuse s'inquiète discrètement derrière son comptoir "Elle va me le déformer, cette gourdasse". Non sans déception, et tant pis pour l'Amoureux, j'ai dû le reposer hors de ma vue, turlututu (chapeau pointu). Alors, certaines me l'ont fait remarquer sur le dernier post, et je m'incline, telle Valérie Damidot devant un abat-jour Ikea : c'est vrai, les filles. J'ai franchement la grosse tête.
00:37 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : valentine gauthier, comptoir des cotonniers










