11 janvier 2010

"Learn how to knit" (Hawksley Workman)

Où je fais des manières en avouant mes manies

On n'a pas toutes du style, c'est comme ça. (Point. Le point qui fait mal) Paf. ("Eric Zemmour, sors de ce corps!") Non, sérieusement, on n'a pas toutes du style, on ne va pas se leurrer, on ne lit pas la Bibliothèque rose ici, avec une carte de membre du club des 5 dans la poche et le bonnet de Oui-Oui sur la caboche. On n'a pas toutes du style, mais on a toutes "notre touche". Celle qui, avec un peu de goût, de travail et de recherche, pourrait lancer le début d'une esquisse d'un commencement de style. Notre touch, our touch, soit nos marottes, nos petites habitudes, un gri-gri, une couleur toujours présente, une paire de chaussures qu'on met 365 jours par an. En ce qui me concerne, il y a le gris, le plat, le rappel systématique, et ... le mix de matières. En gros, si sur une même pièce, il y a de l'aplat, de l'empiècement, quand la laine se marie au cuir, quand le cuir se marie à la laine, ils vivent heureux et font forcément beaucoup d'enfants dans ma penderie.

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Tunique Vanessa Bruno avec empiècement crochet sur corps coton

Mon affaire se corse, cuitas les patatas, quand le cuir s'emmêle. Le cuir, c'est beau, le cuir, c'est bio, et le cuir, c'est cher. Dès qu'un petit morceau de cuir habille la moindre veste, le moindre gilet, mon coeur s'emballe. Mon coeur est un faible à cuir, indéniablement. Voyez plutôt les peaux de banane que me tend cette jolie peau de vache qu'est Flore d'Eple & Melk :

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Manteau avec empiècement cuir Eple & Melk, photo Modetrotter

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Tunique Eple & Melk avec empiècements aux épaules

Gorgeous, dirait George devant son Nexpresso, et devant moi dans cette tunique, l'écume latte aux lèvres. Et que dirait-il, ce même George, si j'enfilais cette sculpturale veste mi-cachemire mi-cuir de chez Erin Wasson pour Opening Ceremony ? Mi-cuit, sûrement, le beau brownie, car cette beauté paraît idéale pour nos virées potentielles à moto (à la recherche du prochain Nespresso café.) Merci à Laure du très chouette blog Mode Opératoire (qui, elle, ne manque pas de style) de me l'avoir mise sous le nez il y a quelques semaines, soit dit en passant.

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(A droite, ça se passe). Oui, elle est sublime, cachemire, cuir, tout pour me faire fuir. 500 dollars la merveille, soldée 370. J'ai besoin de votre avis, les filles. Non mais, regardez la mieux !

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Alors, cuirassée ou cuir-cuir les petits oiseaux ? Sachant que pour ces soldes, j'ai été particulièrement sage, et que je cherche depuis des mois un gilet noir, pièce indispensable de toute penderie ? La touche finale, sur ce coup-là, c'est à vous de me l'apporter.

26 octobre 2009

"On my shoulders" (The Do)

Où "une nuit sur mon épaule", bientôt, ce ne sera plus possible

Passons en revue les tendances de l'hiver, si vous le voulez bien. Crayons HB, petites cases à cocher, façon test d'été Biba, les questions cons en moins. Les sequins ? C'est bon. La veste officier ? Et oui, et même en cuir, parce qu'un officier il a la peau dure (vous notez ma logique sans faille au moment de justifier un blouson à plus de 200 boules). Les cuissardes ? Euh, non, définitivement pas. Les épaulettes ? Ahhhh, les épaulettes. Dilemme. C'est là que je voulais en venir, je ne vais pas vous la faire. Et c'est aussi là que je place ma petite référence à Tata Yoyo, hop, ni vu ni connu : "J'voudrais bien... Oin Oin Oin... Mais j'peux point ... Oin Oin Oin" (Annie Cordy, La Bonne du Curé). Sérieusement, ladies, on gère comment le renforcement d'épaules quand on mesure 1m80 et, qu'accessoirement, on ne veut pas ressembler à Alain Bernard en combinaison non homologuée ?

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Top Sandro nouvelle collection, jupe Sandro en soie sauvage dénichée sur Ebay

Parce que je ne m'avoue jamais battue, et parce que je pense être de taille à relever le défi, j'ai commencé petit, avec ce top à ma carrure qui m'a permis de contrecarrer le problème. Mais c'est comme pour tout : on me donne ça, je veux ça² et en plus l'écharpe de Philippe. En cachemire afghan. Donc, me voilà à lorgner sur des pièces plus audacieuses :

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Collection automne-hiver 2010 Athé de Vanessa Bruno

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Collection Vanessa Bruno

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Collection automne-hiver 2009-2010 Isabel Marant (photos Madame Figaro)

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Idem !

Alors, à vous, mes chères modeuses modèles, dites-moi tout sur les coussinets de clavicule. La pièce absolue, le "petit prix maxi envie", le ras-le-bol ou ras-le-cou ? Je suis un peu perdue, là. Epaulez-moi !

12 octobre 2009

"I didn't really" (El Presidente)

Où j'ai été prise au piège par une vendeuse menthe à l'eau

Ne jamais croire une vendeuse. Vendeuse rime avec menteuse, c'est bien connu. La vendeuse est l'ennemie de la fashionista, la fameuse faible femme, la vendeuse est le diable qui, ce jour-là, s'habillait en Comptoir des Cotonniers. Diabolo menteuse qui m'a minaudé, toute angélique, quand je lui ai demandé d'essayer le fameux blouson officier en cuir acier de la nouvelle collection "comme ça, juste pour voir": "Mais il est épuisé, enfin, Mademoiselle! Vous devriez vous dépêcher de le chercher dans les boutiques de Paris !"

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Comptoir des Cotonniers, collection automne-hiver 2009-2010

Tout de suite, vous situez mieux la scène. Moi, déjà bien échaudée l'hiver dernier par l'épisode précédent ("Celui où Galliane cherche une parka Comptoir sold out en mars", un des meilleurs de la série), je me dis qu'il faut faire confiance à cette dame respectable de Boulogne-Billancourt (Oui, j'ai décidé de faire du B&B l'âme de fond de ce blog, un peu à la manière de Carrie Bradshaw et New York, les taxis jaunes en moins vous voyez?) et donc se ruer dans le Comptoir le plus proche pour acquérir la bête. Chose faite un soir d'octobre, au détour de la rue Etienne Marcel, un blouson doux comme un agneau, couleur acier qui me sied :

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Blouson Comptoir des Cotonniers, robe Sandro nouvelle collection, bottes Maloles

Evidemment, trois boutiques plus loin, je me rends compte, blousée, que ledit blouson est aussi disponible qu'un abonné de Meetic. Deux fois cette semaine que Comptoir des Cotonniers a ma peau, après mon absence au cocktail de lancement de la nouvelle formule du blog de la marque, le (chouette, reconnaissons-le) Brèves de Style, où on distribuait aux invitées le tour de cou en laine de cet hiver (ça m'apprendra à travailler un soir de semaine, vraiment Galliane quelle idée). Blog où j'ai tout de même appris, gratuitement, que le type de fermeture de ma nouvelle merveille s'appelle un brandebourg. Ca ne me tiendra pas chaud au cou cet hiver, cette histoire, mais ça m'a consolé. De toute façon, vu la richesse boutiquière de mon cher B&B, je n'ai plus le choix : il va bien falloir que je devienne un pilier de Comptoir.

21 mai 2009

"Elle panique" (Olivia Ruiz)

Où on va pas s'en faire tout un festival

Allez savoir pourquoi, par ces glamour jours de mai, à voir défiler de longues Cannes sous des robes froufroutantes sur tapis rouge, je me prends à rêver de tee-shirts informes et bariolés. Comme une envie de raclette en plein bronzing au Grau du Roy, comme un enfant aux yeux de lumière qui voit passer au loin des oiseaux (Marie Myriam, L'Oiseau et L'Enfant). (Non, je n'ai pas regardé l'Eurovision récemment). (Oui, je sais que Patricia Kaas a terminé 8e, même que sa femme de chambre en pleurait le lendemain matin. Si je peux vous apprendre de vraies choses, m'en voilà ravie). Bref, le tee-shirt sérigraphié, j'ai plutôt tendance à l'empiler, à l'image des vendeuses de nos multimarques chéries sur leurs étals. Le fameux Kate de Swildens? Pfff, déjà dans ma penderie.

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Top Swildens, photo Monshowroom
Le Jane de Burfitt, ça aussi, j'ai porté. Le Doubichou encensé par Olivia Ruiz, la comparse de Goran Bregovic (Camille, Edith, mes petites balkaniques, cette référence est pour vous), j'espère bientôt. Et le Wolf at my Door, j'adore. La nouvelle griffe du tee-shirt mou avec du joli dessin naïf dessus que le baveux petit neveu Joseph pourrait en être l'auteur s'il s'appliquait un peu, le gros vilain.
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Photo Wolf at my door / Marque vendue chez Matières à réflexion (Marais)
Mes finances ne me permettent pas encore d'adopter toutes ces merveilles. Surtout que sur l'oreiller à ma gauche, on bougonnera dans sa barbe de trois jours "que c'est pas très glamour, ces housses". Housses, mes hauts ? Par ces modèles entichée, j'ai paré au plus pressé, et à la moins fortunée. 19 euros ce modèle Avant-Première pour attendre l'été.
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Tee-shirt Avant Première, sac Malababa, sandales Schu
Evidemment, ce n'est pas avec ça que moi et mon sourire Sanogyl allons taper dans l'oeil de Gilles Jacob pour qu'il nous invite, l'année prochaine, sur son tapis croulant, que j'y rejoigne Kate, Jane, Olivia, mes stars de tee-shirts. Qu'importe : Cannes, c'est surfait, il y a même Johnny Hallyday qui y va. Non. La raclette au Grau du Roy, vous avez essayé?

13 mai 2009

"I touch myself" (Blondie)

Où vous allez me tirer votre chapeau bien bas

Pour ne pas attraper un coup d'soleil, voire un coup d'amour un coup d'je t'aime (Richard Cocciante, 1979), il m'était venu à l'esprit de me procurer, tantôt, un joli chapeau. L'histoire commence comme une fable, oyez oyez mesdames, et elle continue comme telle, évidemment, puisqu'elle se complique. A force de feuilleter de la presse féminine pour aérogares, j'avais cru déceler mon bonheur avec cette jolie sélection qui mixait du borsalino Maje, du Paul & Joe mais surtout, du Valentine Gauthier tout de cuir pomponné :

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Sélection Biba

Il me fallait, aussi, trouver mon bonheur pour arrêter d'emprunter le modèle H&M de l'Amoureux, un sacrément gros bonnet en matière de chapeaux. Alors, en passant par ma boutique Comptoir des Cotonniers du coin, je suis tombée en pamoison devant Dhriti :

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Photos Comptoir des Cotonniers

Aussitôt vu, aussitôt essayé. Enfin, essayé... Je me suis vite rendue à l'évidence : destroy et d'étroit, le Panama. Impossible de l'enfoncer sur ma tignasse brune, et que je tire à droite, et que je rabats devant, et que la vendeuse s'inquiète discrètement derrière son comptoir "Elle va me le déformer, cette gourdasse". Non sans déception, et tant pis pour l'Amoureux, j'ai dû le reposer hors de ma vue, turlututu (chapeau pointu). Alors, certaines me l'ont fait remarquer sur le dernier post, et je m'incline, telle Valérie Damidot devant un abat-jour Ikea : c'est vrai, les filles. J'ai franchement la grosse tête.

04 mai 2009

"Last of the English roses" (Pete Doherty)

Où je mets une veste à presque Mary-Kate Olsen

Le moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la grenadine, c'est ... (Coupée dans mon élan. Par honnêteté intellectuelle, je vais dire la vérité vraie) le jour de son mariage. (OK, je reprends, puisque ce n'est pas le propos et, qu'accessoirement, je n'ai pas de Mauboussin ultime à l'annulaire gauche). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la vanille, ça n'est pas le jour où elle découvre, sur sa feuille de paie, une augmentation à trois décimales. Ca n'est pas non plus le jour où elle apprend que Luke, qui l'a larguée par SMS six mois avant, se fait planter par une blondie écervelée. Non (suspense hitchcockien). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une vraie fille, c'est quand une autre vraie fille fonce sur elle dans un rayon et lui demande : "La veste que vous essayez, là, vous l'avez trouvée où?"

Et, cerise confite sur la fille déconfite, c'est quand l'enquêtrice est plus lookée que Mary-Kate Olsen sortie acheter son pain. Qu'elle ne porte pas un tee-shirt léopard et des sabots, en quelque sorte. (Mince, l'imprimé léopard est fashion). (Ca reste moche). Face à cette dive brebiche égarée, pas de sourire sur mon visage, non. La jouer habituée. Condescendante. Mais humaine. Pointer du doigt, l'index précisons, la direction du portant où il ne reste plus qu'une taille L dans laquelle l'infortunée ne rentrera jamais son 36. La suivre, tout de même, pour bien vérifier que cette retardataire du blazer se mord les lèvres en maudissant cette petite étiquette taille. Le moment ultime d'un samedi soir sur la terre, chez Zara, avec cette veste-là.

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Blazer Zara sur tee-shirt Zara

Petite précision : cette veste, réalisée en molleton sweat, représente tout ce qui a toujours manqué à la collection Athé de Vanessa Bruno (cette marque est un peu à ma penderie ce que le rayon pâtes d'Unico est à votre placard. Mon essentiel, dirait le grand philisophe allemand Emmanuel Moire). Ah, j'oubliais : il en reste en couleur noire, taille XS, au Zara Montparnasse. Promis, je ne vous les montre pas du doigt. Restons sweat & polies.

PS : c'est pas tout ça, ça se porte avec quoi d'autre, ce machin-là?

22 avril 2009

"Love and money" (Dolly)

Où il va falloir revoir la règle du Bled, tonton (Hibou-caillou-Schu)

En passant par la Provence avec mes Repetto, j’ai découvert le bon plan de l’été. Oui. Direct, je fais passer la pilule de ma longue absence en balançant de la news, de la vraie, de la qui ferait frétiller Péri Cochin sur M6. Parce que si je n’étais pas là, la semaine passée, à vous conter fleurette sur liberty, c’est que j’étais par Mont Ventoux et Vaux-en Velin à humer de la lavande et chasser du soleil dans le Sud. Mais de ces vacances, vous n’avez rien à savoir, à part que j’y ai découvert que pour une petite raison, il est formidable d’être provinciale : la marque Schu. Distribuée uniquement dans les Galeries Lafayette de province, si ce n’est pas du snobisme inversé, j’en ravale ma fierté de blogueuse fashion.

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Mes "Schu" d'amour

De la couleur, du simple, du plat, du cuir et de la Chie Mihara attitude pour… 39 euros. A ce prix-là, on prend son RER, on appelle Mémé Jacquotte qui " rêverait de vous recevoir à Chartres depuis le temps ", et on s’offre une rocambolesque expédition aux Lafayette Galeries du coin-coin. Ca casse pas trois pattes à un canard, mon histoire, et pour une fois, ça bloquera pas votre Codevi. Ca devrait juste vous faire un joli pied.

Tout savoir sur la marque ici.

01:18 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : schu

07 avril 2009

"Show me what I'm looking for" (Carolina Liar)

Où j'aimerais avancer le calendrier de 8 jours, là, maintenant, tout de suite, pampulilu pouvoirs magiques

Je ne sais pas ce que je ferai tout à l'heure, thé ou chocolat. Je ne sais pas ce que je ferai demain, avec ou sans talons. Je ne sais pas ce que je répondrai quand la Chine téléphonera, je ne sais pas si les oeufs tourneront moins ronds quand les poules auront des dents, mais le 15 avril, je serai là :

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Et je n'irai pas y chercher ces mezze lune divines à la mozzarella, ni ces smoothies aux fruits rouges qu'il y en a déjà plus le samedi à 16h. Non. J'irai uniquement pour ça :

 

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Trench Erotokritos

Avec mon créateur chypriote, on s'est installé dans un "je t'aime moi non plus" permanent et une fois encore, je lui en veux. Le reste de sa collaboration avec Monoprix, je préfère ne pas en parler, même ne rien montrer. Mais ce trench mastic sauve tout, peut-être parce qu'il était issu de sa collection Eros de l'été dernier, qu'il était trop cher pour moi, et que je me dis qu'à un monoprix, on pourrait devenir amis. Le 15 avril, qu'il vente, qu'il neige, qu'il soleille, je sais ce que je ferai. Et si la Chine appelle, elle est gentille, elle laisse un message.

12 mars 2009

"Lollipop" (Flaming Hanley)

Où il va falloir mettre les choses à plat, avant que l'été ne nous invite à prendre de la hauteur

Veuillez accepter céans mes plus plates excuses pour cette absence injustifiée. J'étais ailleurs, de la tête, des pieds, mes 27 ans à peine sonnés. Mais j'étais aussi à fureter entre deux rayons, à tâter de la blousette, à guetter le petit boléro printanier. A étrenner, sur le parquet du Passy Bon Marché, mes nouvelles Repetto adorées. Outrancières. Audacieuses. Pile électriques, comme je les aime, et comme on m'a dit de les aimer dans ces bons vieux magazines prescripteurs de tendance. Colorama, tu es mon roi, bon pied bon oeil, je t'obéis.

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Ballerines BB bleu électrique vernies Repetto, offertes par l'Amoureux

N'allez pas m'accuser d'une nouvelle lubie, de la ballerine flashy il y en par là, par ci. Chez Isabel Marant, toutes aussi bleues, voire rouge par exemple. Et si la couleur fait peur, il ne vous reste plus qu'à marcher dans les clous. Chez Maje, chez Ba&sh, chez Sandro, on y est allé de son petit soulier rock'n'roll de printemps :

 

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Photo Fanny

 

... Comme chez Vanessa Bruno :

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Collection printemps-été Vanessa Bruno

Donc avant de reparler spartiates à talons, bottes trouées, bref, de jouer à la chalala perchée, on se remet à la ballerine citadine. Chaque chose en son temps, et les orteils seront bien gardés. (Chute absolument foireuse sur laquelle je décline toute responsabilité rédactionnelle.)

05 décembre 2008

"Another way to die" (Jack White & Alicia Keys)

Où il faut bien pendre quelque chose à son cou, même si on a de petites jambes

Donc il fait froid dehors, les cheveux se crêpent, les doigts se crispent sur les Ipod stickerisés, les lèvres se fendillent et les sourires se glacent, les marrons aussi, il fait froid dehors. Donc, il y avait aussi une écharpe, un faux-col qui allait révolutionner notre vie et réchauffer nos épaules, mais tellement demandé qu'on ne pourrait pas l'acquérir. C'était chez Kookai qu'on nous avait dit ça, comme on m'a dit chez Monoprix que passé le 1er décembre, on ne vend plus de calendrier de l'Avent. Dans cette terre bleue pressée comme une orange, il n'y a pas de place pour les filles lunaires. My moon, my man, regardez ce que qui s'est pendu à mon cou d'un coup d'un seul.

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Faux-col Kookai, manteau Maje, sac Momo de Jérôme Dreyfuss
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Sans doute la seule pièce valable de la collection automne-hiver de Kookai. Un mois et demi qu'elle truste mes épaules, mon nez, mes cheveux en cas de typhon francilien Janine et autre René. Autant épuisée que moi à la sortie de mon ascenseur. Galliane Goron reprend du service. Tremble, fashion planet, tremble.

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