30 janvier 2012

"Just a girl" (No Doubt)

Où je ne me trouve pas belle en Chanel ?

"La fille qui n'aimait pas les sacs Chanel". Ca pourrait être un titre de roman de Stieg Larsson, un lointain et moins talentueux dérivé de "L'homme qui n'aimait pas les femmes". Je pourrais, en me creusant la tête, pousser jusqu'à la trilogie, et accepter que Rooney Mara se laisse pousser les cheveux et les jambes pour m'incarner dans cette ode contre-révolutionnaire à la féminité post-moderne. Oui, m'incarner moi, car dans ce cas-là, le roman rejoint ma vie et mes goûts. Je n'ai jamais aimé les sacs Chanel. En quelques mots négligemment lâchés, voilà comment je me singularise du web 2.55. Enfin une pièce hors d'atteinte et de bourse qui ne me plaît pas (joie, enfin une). Même détourné avec le plus savant mix rock ou bohème, je l'associe à un look dadame du XVIe qui ne me sied guère. Et pourtant, dieu sait que j'aime le cuir matelassé. Un principe de mode : j'aime que mes vêtements, dans leur structure, aient de la texture. Voir la vie en relief, pour une adepte du plat, ce n'est absolument pas incompatible.

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Jupe en cuir Ba&sh (coll. actuelle), veste Purple's, bottes Jonak, sac Sessun

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Mon cuir matelassé, vous l'avez donc compris, je ne le porte pas au bras, mais bien en jambes. Une jolie minijupe structurée, tellement courte que je n'assume pas (encore ?) de la porter avec des talons, mais qui comble mon envie d'épaisseur en ces heures qu'on nous annonce refroidies. Moins chère, aussi, que celui qui a rendu à cette matière ses lettres de noblesse. Mais comme le proverbe le dit si bien, l'argent ne fait pas le bonheur. En tout cas, sur ce coup-là, il ne m'a pas mise à sac.

PS : baisse de prix sur la Solderie !

23 janvier 2012

"Hot & cold" (Katy Perry)

Où je fais monter la température

Le bon sens populaire, notre meilleur ami des moments de solitude en soirée, veut qu'on attrape froid par les pieds. Ca y est, depuis environ 457 jours, j'ai donc compris que je devais arrêter de porter des ballerines en hiver. Il en a fallu du temps pour que ça arrive des pieds à ma tête (1m80, exactement). Maintenant, Houston, Maubeuge et Pontault-Combaut, nous avons un autre problème : je risque désormais  de m'enrhumer par les fesses. J'ai en effet pris la décision que si une robe était courte, elle était courte. Mais elle restait robe. Pas tunique. Ouh, danger. Particulièrement quand je me promène du côté de chez Ba&sh, qui avait outrageusement réussi sa collection automne-hiver je trouve. Assez pour que j'y fournisse en jean (un slim bordeaux), jupe (une tuerie en cuir que j'ai évadée de Franck & Fils samedi), ceinture (merci maman Noël) et robe. RobeS. Dans la cellule création de la marque, ils en ont la définition suivante : "pièce de tissu qui s'enfile par la tête". C'est un peu court, jeunes hommes. (Ce sont forcément des hommes qui dessinent ça, bande de voyeurs).

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Robe Ba&sh (col. actuelle), duffle-coat La Petite Française (coll. actuelle), bottes Jonak (coll. actuelle)

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16 janvier 2012

"French girl" (President of the United States of America)

Où on ne commence pas l'année sur une bonne note

Comme des triples buses, on a perdu notre triple A. Envolée, la bonne note, nous voilà au pied de la lettre. Et tout le monde de se demander, dans nos chers journaux télévisés, comment vont les Français ? Le moral est bon ? Apparemment, oui. Quelques-uns, ceci dit, ont bien le moral dans les chaussettes. Moi, j'ai le moral dans les paillettes.

maje,la petite française

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Duffle-coat La Petite Française (coll. actuelle),
top Vanessa Bruno pour La Redoute (coll. actuelle),

jupe Et Vous, boots Maje (coll. actuelle, soldes), sac Sessun

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Mes petites boots de ville, mi-cuir mi-daim, avec le talon sparkly pour faire étinceler le bitume gris. Des strass comme remède au stress, rien de bien nouveau sous mon soleil d'hiver. Question confort, ma notation est sans appel : triple A sur toute la ligne, pas une seule ampoule à déplorer. Et pour les inaugurer, j'ai sorti mon caban le plus patriote. Sur l'étiquette y est inscrit "La Petite Française". En voilà une qu'on aura du mal à déclasser.

PS : Du réassort Isabel Marant, Jonak, Les Prairies de Paris sur le vide-dressing ...

PS2 : Je me suis fait reprendre sur Twitter par une demoiselle qui s'est insurgée parce que je vous ai traitées de feignasses, les fâchées du clavier et du commentaire. J'espère que vous, vous me connaissez mieux que ça. Sans commentaire ;-)

09 janvier 2012

"I keep mine hidden" (The Smiths)

Où je suis en plein âge ingrat

On dit souvent que la mode n'a pas d'âge, et ma penderie ne ferait pas mentir cet adage. Bien malin celui qui, devant mes étagères, ira deviner à l'aveugle l'âge de leur propriétaire. Des pyramides de pulls, chemises, jeans, des jupes (toujours courtes) et pléthore de manteaux (beaux et chauds), voilà pour les preuves matérielles. Mais à moins de dater l'ensemble au carbone 14, l'expert du vestiaire ferait chou blanc. Le cachemire bonne maman y voisine avec le polyester Jennifer, la tunique floue frôle la veste structurée, l'imprimé fleuri bataille avec des pois en pagaille, quand mes Veja montantes draguent lourdement des escarpins vernis. Alors, vous me donnez combien, sérieusement ?

sessun,bel air

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12 décembre 2011

"Rock the casbah" (The Clash)

Où dès que je porte du léo, il part

Dès qu'il voit la bête, pour lui, je n'ai plus rien de la belle. C'est à n'y rien comprendre, et mieux vaut parfois ne pas chercher. Quand les enfants redoutent le grand méchant loup, l'HDMV, lui, a peur du look graou. Le léopard, une phobie dans son surmoi, sûrement une vieille réminiscence de la robe de Katia dans Le Père Noël est une ordure. C'est de saison, me direz-vous, à défaut de raison. Il avait déjà haussé les yeux à la vue de mes ballerines Zara, et l'arrivée de mon Léo tout nouveau, tout beau n'a pas réussi à le réconcilier avec le multi-taches. Je m'en fiche, je n'ai pas envie de sortir les griffes pour lui faire entendre raison. Comme Léo et moi sommes si bien assortis le jour, manquerait plus que le félin qui partage mes nuits m'en fasse une crise de jalousie.

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16 novembre 2011

"J'envoie valser" (Zazie)

Où je me joue des bijoux, c'est fou

Chez moi, le mot "bijou" ne s'accorde jamais au pluriel. Jamais. Parce qu'au pluriel, on l'associe inéluctablement à ses vils congénères de grammaire "pou", "genou", "hibou" et un bijou, ça reste bien au-dessus. A la rigueur, cela peut rimer avec "caillou", quand la pierre est précieuse, mais encore. Ensuite, chez moi, il reste toujours singulier parce que je suis une monomaniaque de la nuque, du doigt, du poignet. A mon oreille, joaillerie rime parfois trop avec quincaillerie, et je préfère 100 fois la simplicité. C'est pourquoi, dans ma vie, le bijou voyage toujours en solitaire. Mieux vaut être seul que mal accompagné, et souvent, la belle compagnie a un prix. Alors, je ne change jamais mes montures. Une bague à chaque main (présent de ma belle-mère et de mon HDMV) (mais je veux bien m'assouplir sur ce point-là, ce n'est pas mon dernier carat) (*diamant, diamant*) (*Mauboussin, Mauboussin*) (*Taille 49, taille 49*), une montre (Zadig & Voltaire en acier brossé), un duo de colliers (Ginette NY & Djula), une paire de boucles d'oreilles. Ne manquait plus que le bracelet qui allait habiller mon poignet. Bracelet trouvé ici, chez Twicy Store, la jolie boutique que je vous avais fait découvrir il y a peu. Quand j'ai vu ce lien Coralie de Seynes, j'ai décidé de ne pas couper le cordon.

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14 novembre 2011

"These shoes are made for walking" (Nancy Sinatra)

Où "that's just what they don't"

86 emails, j'ai envoyé. 86 emails, de la Turquie à la Norvège, de l’Ukraine à la Californie, j'ai virtuellement parcouru le monde de long en long, je n'en menais pas large, et elles sont là. 22 coups de fils, j'ai passé. 22 coups de fil, en France uniquement, car ses si chères à mon coeur l'étaient tout autant à mon portefeuille, alors mon compte bancaire ne pouvait pas céder sous les coups. Mes Betty crème, j'ai sacrifié. Même pas eu le temps de s'apprivoiser, de se tester, de se désaimer, car il fallait les nouvelles financer. Et contrairement à certaines, je ne veux pas me permettre deux folies, car il s'agit bien de folie ici. Alors, question de chiffres, j'ai suivi mes principes à la lettre. Betty, Page tournée. 2 mois, j'ai patienté. Deux mois, c'est bien, le délai est raisonnable, je ne suis pas une fille facile, on ne m'a pas au premier coup d'œil. Comme dans une vraie histoire, c'était qui menait l'autre par le bout du nez, le bout du pied, voire du porte-monnaie. Deux lectrices, ou devrais-je dire deux anges-gardiens, s'en sont mêlé, deux mails, deux secondes, deux nouvelles dans ma penderie.  Fin de l'histoire, on ne compte plus les points, les Dixies ont gagné.

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Crédit Maryam Nassir Zadeh Store

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Mais ces Dixie Chic n'ont pas tout gagné, encore. Deux mois qu'on s'est tournées autour, et maintenant qu'elles sont là, elles me font peur. Trop belles pour moi, trop chères, 'fait trop moche dehors. Je les mettrais sous cloche, ces bécasses, sous cloche ce beau gibier pour le garder à ma sauce. Ca me fait toujours ça, d'ailleurs, avec les pièces que j'ai longtemps cherchées. Elles me tiennent en respect. A bonne distance, la fan. Une dernière fois, se faire désirer. Bien joué, mes belles. Mais croyez-moi : on a mis du temps à se chercher, on va bien finir par se trouver.

PS : Hey, j'aimerais bien passer la barre des 200 Twittos d'ici dimanche. J'ai besoin d'aide. Help.

26 octobre 2011

"Cherry lips" (Garbage)

Où la gourmandise est un très vilain défaut

Cerise sur mon gâteau, cerise sur mon chapeau. Il y a la tentation des magazines, des blogs féminins, des vitrines dans la rue, des animatrices TV qui se mettent à trop bien se saper (heureusement, il nous reste la météo pour regarder la télé sans risque. Merci Evelyne, Florence, Catherine, continuez le tailleur coupé taille et la robe trois-trous, nos comptes bancaires vous remercient). Ca, c'est pour les filles normales, les bienheureuses, les pourquoi pas moi ? Pourquoi pas moi, car j'ai le défaut, très vilain, d'un des sept péchés capitaux : la gourmandise. Le cookie chocolat blanc, le foie gras sur du pain d'épice, le scone Starbuck's réchauffé. Une gourmande à l'amende, perpétuelle, surtout quand mon vice glisse vers la mode. Exemple : la framboise, je l'aime en fruit, en sorbet, en yaourt et ... en sacs. En chaussures. La framboise a un goût de péché, dont je récolte trop souvent les fruits, et voilà maintenant que je croque la pomme. La pomme d'amour, bien dorée, bien vernie, luisante, reluisante, trop séduisante. J'en viendrais à croquer mes pieds, si je pouvais. 

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Babies Naf Naf (collection actuelle, 29,90 euros)

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24 octobre 2011

"I don't wanna miss a thing" (Aerosmith)

Où mes histoires sont à n'en plus finir

Si je sais toujours par où commencer, dans la vie, je ne sais guère comment finir. Toute petite, c'était finir mon assiette (qui était la dernière à table, seule, devinez ?). Un peu plus grande, c'était finir mes dissert's, à la cinquième copie double noircie, j'acceptais enfin de conclure ma dialectique thèse-antithèse-foutaises (solidarité avec le correcteur payé au poids). Aujourd'hui, c'est finir mes travaux, finir mes jérémiades, finir mes longs monologues, finir mes tenues. On s'arrête là-dessus, le voulez-vous bien, car j'ai bien peur que le joint mastic sous mes fenêtres ne vous passionne guère. Finir mes tenues, finir mes tenues avec le dernier détail qui les rendrait dignes d'un blog mode dans la moyenne. Avec des chaussures dignes de ce nom. Qu'ils me pardonnent ce coup en traître, mais mes pieds manquent toujours de hauteur, et tirent mes tenues vers le bas. Ca manque de finition, tout ça. Girls, please give me a end !

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20 septembre 2011

"Light as a feather" (Norah Jones)

Où je veux bien me faire plumer 

Je vais bien, ne t’en fais pas, l’amie. Je n’ai juste pas les moyens de te dire que je vais bien, tout cela parce que l’ancien propriétaire de mon nouvel appartement est parti en arrachant la prise téléphone (oui, vous avez bien lu, la folie n'a pas de limites), et que le service clientèle SFR est en maintenance sans intermittence. On m’a coupé la ligne, coupé les vivres, coupé la chique. Mais, heureusement, pas coupé l’envie de vous parler, donc je fais des heures sup’ au bureau pour continuer le fil (travailler plus pour poster plus, si c’est pas beau ?). Les cartons ne sont pas tout à fait vidés, les meubles pas tout à fait montés, et mes looks par conséquent pas tout à fait assumés, mais voici vite fait, entre deux portes, l’une des tendances que j’aime bien cet automne : les plumes. Pas forcément jojo du navajo, j’ai trouvé ce motif pour ne pas me défiler à l’indienne.

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Top Zara (collection actuelle), veste Isabel Marant (2010), sac Jérôme Dreyfuss

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Top à plumes Sandro, hiver 2011

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Débardeur à plumes Swildens, hiver 2011

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Boucles d'oreilles Théodora Gabrielli, hiver 2011

Une tendance lourde comme vous pouvez le constater ci-dessus avec cette petite sélection. Voilà, je dois rendre l’antenne car il est tard et même au bureau, on va me couper le courant. Mon truc en plumes et moi vous saluons bien bas. 

 

PS : après tirage au sort, c'est le commentaire n°12, soit Capucine, qui repart avec le collier Murat ! J'attends ton email ... 

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