26 février 2010
"Stars" (The Cranberries)
Où vous êtes une célébrité, sortez-donc de là
"Longtemps, je me suis levée de bonne heure". Du côté de chez Galliane (et non pas de chez Swann, emprunt à Proust), ces jours-ci, c'est lever 16h00, Jeux Olympiques obligent. Non, vous n'en saurez pas plus sur ma vie professionnelle trépidante mais surtout très fatigante. Je ne bois pas, je ne dors pas, je ne fume pas, mais je (vous) cause. Dans le brouillard, dans le coltard, cheveux longs, nuits courtes, dents longues, idées courtes.
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08 février 2010
"Hammer and nail" (Indigo Girls)
Où je ne suis pas vraiment vernie, vous allez voir pourquoi
Je suis du genre à me moquer des filles qui vont se vernir les ongles en argenté parce que Elle l'ordonne cette semaine (p.101, le vernis "Suzy skies in the Pyrenees" d'OPI étant vivement recommandé). Je suis de ce genre-là, d'un très mauvais genre donc, mauvaise fille, rebelle jusqu'au bout des ongles, et vernie malgré cela. Hier, les ongles devaient être violets, avant-hier c'était bleu marine, désormais silver, si Elle veut bien. Je ne veux pas.
Maintenant, quand je veux aussi, je peux être très bon chic bon genre. Quand Comptoir des Cotonniers m'avertit par email que sa robe cocktail noire bénéficie d'une ristourne exceptionnelle qui la place à 25 euros tout rond, je me convainc que j'en ai toujours rêvé. So, si cocktail Galliane, et me voilà même à trouver l'excuse pour acheter la party dress : l'anniversaire de l'HDMV le lendemain, avec théâtre et resto gastro.


Maintenant, allez comprendre pourquoi, je me suis mise en tête que cette robe méritait une ceinture taille haute pour en casser le côté tradi, que les 25 euros ne gommaient pas vraiment. Pas de camel en vue dans la boutique, la vendeuse me tend "juste pour la forme, parce que la couleur n'ira pas du tout avec", une ceinture grise de la nouvelle collection. Vous connaissez la suite.
La ceinture coûtait ... 75 euros. Oublié, les petits 25 euros de la robe, je n'ai pas été de taille à reposer cet accessoire à mes yeux si essentiel. Alors allez-y, tartinez vos ongles de vernis argenté, buvez-en en infusion, repeignez vos murs en pailleté si vous le souhaitez, je suis très mal placée désormais pour vous faire la leçon. Argent, trop cher, trop grand, l'envie n'a pas de prix.
04:35 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : comptoir des cotonniers, elle, opi
04 février 2010
"Teenage dirtbag" (Wheatus)
Où je me suis fait descendre dans les règles de l'art
Je m'habille comme un sac, et je ne l'avais même pas remarqué. L'oeil fashion de l'HDMV, pas bridé pour deux sous, m'a remis en place d'une phrase. Clac, sans appel le verdict, alors que frigorifiée par les derniers frimas, j'étrennais ma dodue doudoune sous le ciel cotonneux. Lui, coton, juste ciel, m'a cueillie : "C'est bien, mais on dirait que tu portes un sac poubelle".
Hum hum, comme un froid dans la pièce, d'un coup. Trois possibilités : je claque la porte, je claque mon mec, j'éclate de rire. J'ai choisi la 3e proposition. Ce jour-là, j'étais la p(i)oubelle pour aller promener.
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26 janvier 2010
"My obsession" (The Rolling Stones)
Où il n'y a rien de plus obsessionnel qu'une obsession
En me baladant, tralalalala, sur un joli blog, lalalalala, j'y ai vu une jolie fille, lalalalala, avec un joli gilet, lalalala (au carré). Un mail plus tard, la jolie fille du joli blog me vendait le joli gilet. Noir, long, avec des épaules en cuir parce que du cuir, je n'en ai jamais assez. Cuirassée, moi jamais, d'où mon culot, pour aller démarcher le gilet de la jolie fille. Vous suivez ?
Gilet Asos Revive, collier Sabrina Dehoff, top Eple & Melk
Moralité de l'histoire : n'hésitez pas à demander à la blogueuse si elle ne souhaite pas se déparer d'un de ses atours. Vous pouvez tomber à une période du mois où elle n'aime plus le noir. Où son horoscope l'invite à réaliser une BA. Où son banquier l'incite à "trouver de nouveaux modes de revenus substantiels et réguliers". En revanche, ne vous fatiguez pas, ce top plastronné Eple & Melk, pour le moindre penny jamais je ne céderai.
04:45 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : asos, eple & melk, sabrina dehoff
21 janvier 2010
"Bunny" (Ultra Orange & Emmanuelle)
Où je continue dans le cuir, par manque de peau
Hou la vilaine, qui a posé un lapin à ses lectrices en début de semaine. Un sale coup, ce lapin, mais un joli lapin à mon cou, en ce jeudi matin. Le fameux sautoir de Sabrina Dehoff, cette exquise créatrice de bijoux allemande (personne n'est parfait), acquis depuis les soldes chez Eple & Melk. Vous avez bien compris, mesdemoiselles : pour excuser mon absence, je vous fais le coup du lapin.
Sautoir Sabrina Dehoff, jupe Et Vous, sweat et top Vanessa Bruno


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02 décembre 2009
"Black & Brown" (Xzibit)
Où je ne broie pas du noir, ni ne casse des noisettes, contrairement aux apparences
Chose promise, chose dûe. Après la journée de la jupe, la semaine de la robe. Mieux qu'une promesse électorale de Nicolas Sarkozy, mieux que cette bague Dinh Van que vous attendez comme le petit Lucas guette le Père Noël, la deuxième petite robe noire de la semaine. Relevée il est vrai, cette fois-ci, de tons de bon ton taupe et noisette (châtaigne, allons-y gaiement, c'est de saison). Vous notez le gilet camel Werther's Original (ma Boulogne-Billancourt's touch).
Robe Isabel Marant (une autre), gilet Sandro, sac Malababa
L'occasion de vous présenter aussi ma dernière perle Malababa, la copie en plus grand du sac de la jolie Flore d'Eple & Melk (normal, elle mesure 1m60. Je mesure 1m80, j'ai un sac deux fois plus grand. CQFD) Un vieux modèle en cuir chair dont le gros bouton rétro me ravit, et qui me donne aussi l'envie d'évoquer les dernières créations de notre amie espagnole Ana :



Oui, c'est beau, j'ai deux yeux comme vous. Oui, l'e-shop n'est toujours pas ouvert, j'ai deux yeux comme vous. (Pour pleurer). L'heure espagnole n'est pas un mythe, on en a la preuve. Rabattez-vous alors, ingrates, sur ce petit modèle poudré foutrement sympathique sur les vitrines parisiennes (à -20%, soit dit en passant) :

(Oui, les mitaines aussi sont top, mais impossible de trouver la marque). Beau sac, sac à croquer, mais je n'ai craqué. Je vous l'ai confié il y a peu : mon coeur point ne balance, Balenciaga a remporté la (dernière?) danse.
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30 novembre 2009
"Dark Lines" (The Gossip)
Où ça va pas être flashy les coloris, par ici
C'est fou les coïncidences, dans la vie, des fois. Mes doigts, depuis quelques jours, hésitaient à vous raconter ma passion assumée mais un peu assommante pour les petites robes noires. Stéréotypé, l'amour, lourd, enrobant ma penderie, quand fleurissent ci et là, sur les blogs comme sur papier glacé, des imprimés léopard, du coton enduit, de la sequinade à gogo. La petite robe noire, ma grande faiblesse. Courte, forcément. Décolletée, ah c'est mieux, à froufrous j'en frissonne, à manches volantes je m'envole. Cinq, six, je ne compte plus, j'en redemande, sans même me demander pourquoi cette aliénation. Au même moment, dans ma vie, une libération, intime. Un poids, dont je me suis séparé, avec inquiétude, mais finalement avec bonheur (Homme de ma vie, à la hauteur!) Alors, maintenant je lâche les chevaux, et je balance mes défauts : "Bonjour, je m'appelle Galliane et je suis accro à la petite robe noire". (Claps de l'assistance). Plus de fashion dérobade, j'assume mon automnale monotonie.
A suivre donc, encore, cette semaine, de la robe noire à gogo. Mais je vous l'assure, le rouge aux joues et sans peur bleue : même dressée de noir, je vois plus que jamais la vie en rose.
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30 décembre 2008
"Blue Christmas" (Elvis Presley)
Où je termine l'année en bottée
Le Père Noël est une femme, il a de longs cheveux châtains épais, il a les dents du bonheur, il a une garde-robe à faire pâlir le père Fouettard, il habite Marseille. Il est ma soeur. En un paquet cartonné de, disons, 35 cm sur 20 cm, il a réussi, un 25 décembre, à mettre fin à la (ma) crise. Les bottes Blondie Sessun. Bleu marine. Navy Blue, pour les j'me la pète, et les stars internationales qui posent leurs yeux deci, delà. Les Blondie, qui one day, or another, devaient être miennes, je n'en parlerai plus ici. Haut les mains, haut les coeurs, la prise de tête est finie, elles sont à mes pieds.
Une bonne chose de fête, me direz-vous, direz-vous à la Mère Noël, et à l'autre Soeur Noël d'ailleurs. Alleluia, en ces heures divines, l'enfant que je suis restée est comblée (et rentre dans du 40, un miracle n'arrive jamais seul, il arrive par paire. De bottes. Ah ah). Du coup, j'ai vu la vie en bleu, et au pied du sapin, alors que Guitar Hero vrombissait sous les riffs de Jesus & Mary Chain, je me suis tenue à carreau :
00:02 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : sessun, blondie
10 octobre 2008
"Something is not right with me" (Cold War Kids)
Où je reprends le blog à cloche-pieds
En un mois, il s'en est passé des choses, des jolies et des moins, et moi et moi et moi. Le monde a trouvé le moyen de se payer une crise financière, Nicolas et Carla de se payer une séance photo avec Annie Leibovitz, et moi une double paire de bottes. Entre trois cartons, trois semaines pour monter une étagère Ikea (véridique, mon ouvrier afghan recruté sur petite annonce peut en témoigner et sa perceuse aussi), trois hectolitres d'oranges pressées Monoprix, j'ai eu le temps de me rendre compte qu'il existait une perfection de bottes en cette rentrée.
Et cette découverte ne s'est pas faite sans larmes, car j'ai aussi enfin assumé, sous l'oeil d'une vendeuse, que les santiags n'étaient pas faites pour mon 41. Imaginez le choc, une métaphore vite, comme si comme si... Comme si on vous disait que vous étiez interdite de mascara à vie. Le classique, l'indémodable. La santiag', ce Graal que toutes les rockeuses mettent par dessus jogging pour le pain aller chercher. Cet état de grâce m'est définitivement prohibé, "sois sage ô ma douleur et tiens toi plus tranquille". En passant par Baudelaire avec mes sanglots, Lou Doillon, tu m'expliqueras comment tu fais, ou comment tu t'en fous de tes panards de five kilometers long. Prête-moi de ta nonchalance, Birkin'girl, five seconds, please. Alors, rue des Canettes, le coeur dans les talons, je pensais que plus rien (Isabel Marant exceptée, mais on ne parle pas de Dieu ici) ne me botterait. Jusqu'à trois vitrines plus loin. Coeur d'artichaussée, Galliane :
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03 septembre 2008
"Store bought bones" (The Raconteurs)
Edit : en rouge, les nouveaux prix et les pièces vendues ..
Où il n'y aura rien de spirituel dans ce qui va suivre, mais notez l'effort pictural tout de même
Il n'y a rien de bien passionnant à écrire sur un vide-dressing. On va donc aller à l'essentiel : cette petite braderie a lieu ici et maintenant parce que c'est la Fashion week carreaux, et qu'il y a deux pièces qui en ont. Même Kierkegaard n'aurait pas pu faire plus aisé s'il avait voulu. J'ai beau me gratter le chignon sept fois avec mon Bic en ce moment même, je ne vois rien d'autre à ajouter à part que :
- les prix sont frais de port en colissimo compris (sauf la chemise H&M, envoi lettre)
- envoyez vos paiement rapidement que je groupe les expéditions à la Poste
- ces vêtements sont soit neufs et étiquetés, soit en excellent état évidemment
00:02 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : isabel marant, vanessa bruno, scarlett roos



