28 février 2011

"Gorgeous" (Babybird)

Où je me suis prise les yeux dans le tapis (rouge)

Il était une fois une fille qui était née entre les Césars et les Oscars. Née un 27 février donc, forcément, sous une bonne étoile, filante, aimant les strass mais amie du stress. Bon, j'arrête de vous faire mon cinéma. On n'est pas là, en ce lundi matin, pour m'ériger une statuette Rendons plutôt à César ce qui est à Valérie Lemercier, qui mérite, selon moi, la palme de la plus éblouissante robe de cette 36e cérémonie. Toute en corail, toute en jambes, toute en beauté, toute en bustier signé Lefranc-Ferrant. La Valérie, du haut de ses 46 ans et de son mètre 77, porte la robe mieux que le mannequin du défilé. La couleur tendance de cet été, pas un collier pour l'écraser, juste une manchette au poignet : merci "la" Lemercier. Comme ils disent à Hollywood, pays du rêve et de la robe bouffante Elie Saab, you made my Friday.

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Valérie en bonne amie aurait pu livrer, d'ailleurs, une leçon de port de bustier à la jeune Leïla Bekhti, qui ne savait plus à quels seins se vouer dans son drapé Saint-Laurent. Les siens ? Leïla, you've got me on my knees, et tous les téléspectateurs mâles itoo, but la prochaine fois, tu joues la sécurité comme Mélanie Doutey : la petite robe noire sans risque, le head-band, et le joli garçon viril à ton bras.

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Prix spécial pour la robe fluoriginale d'Anaïs Demoustier, dont je n'ai retrouvé ni la griffe, ni une photo acceptable. Et sur ces bons points, je laisse le champ ouvert à vos commentaires de cinéfilles avisées. C'était Galliane, en direct de son canapé Ikea, pour les Grandes Filles Modèles. A vous les studios.

21 février 2011

"Please" (Cee-Lo / Selah Sue)

Où je sais peser de tout mon pois

Pois, pois, mon pois. Pois, pois, mon tout mon roi. Pouet pouet, aussi sec, quand j'ai envoyé ma wish-list d'anniversaire à ma famille. Un email avec trois, quatre repérages et trois, quatre heures plus tard, un appel de ma grande soeur en pétard. Victime du pois des mots et surtout, du choc des photos :  "Non mais dis donc, ma petite (Ma petite, sic. Le réflexe de la grande soeur, à qui je mets 10 cm dans la vue quand même), j'ai cliqué sur tout ce que tu souhaitais, et y'a des pois de partout. Bon, un peu ça va, mais des pois sur la robe, des pois sur les ballerines et des pois sur ta nouvelle vaisselle, je crois que ça fait un peu beaucoup, non ?" Et que dirais-tu, petite grande soeur, si tu me voyais au moment où tu me parles, avec mon nouveau tee-shirt richement doté en dots ? Que dans ma tête, y'a un petit pois ? Chiche !

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Gilet By Zoé, tee-shirt H&M, sac Jérôme Dreyfuss, jean Gas

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20 octobre 2010

"I need a dollar" (Aloe Blacc)

Où vous reprendrez bien un petit coup de rouge

Un beau jour, ou peut-être une nuit, sur mon sofa, je m'étais avachie. A la télé, une émission de débat sans grand intérêt, avec un thème fort et porteur du type "la presse people est-elle un mal nécessaire?". Si vous attendez de moi une réponse, passez votre chemin du matin, parce que ce jour-là, je n'écoutais pas. J'étais tout bonnement happée par la tenue de l'intervenante : une simple chemise blanche avec un gros cardigan rouge. Jingle Bells, mes yeux en reniaient leurs prunelles, j'en suis devenue albinos tellement je me suis dit que c'était classe. Et depuis ce beau jour, ou peut-être cette nuit, dans mon viseur, c'est l'alerte rouge.

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Gilet Mango, campagne Terry Richardson

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Gilet Zara

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Gilet Laurence Doligé (Vitrines Parisiennes)

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Gilet American Vintage

En attendant que la version longue de ce dernier substitute n'atterrisse allegro colissimo dans ma boîte aux lettres, j'ai décidé de jouer au rouge-gorge.

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Robe Zara, ceinture School Rag, veste Maje, snood rouge Monoprix

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Ne manquerait plus à cette tenue qu'un petit sac pour finir le colorama. Nous en reparlerons tantôt. Quand les poules n'auront pas de dents, qu'il n'y aura plus d'essence à la pompe, que les Vélib' seront volés et que Jean-Luc Mélenchon aura eu la peau de Pujadas, bref, Armaggeddon.  Petit indice (pour le sac) : I'll be back.

12 octobre 2010

"J'suis snob" (Boris Vian)

Où ce n'est plus le printemps des bourges, mais l'automne

Cet automne, toutes les demoiselles joueront à la dame. Avec du chignon, de la jupe crayon, du camel  mou en veux-tu en voilà, le petit gilet ceinturé qui va bien mais gratte un peu, les chaussettes montantes cotelées, le duffle-coat avec boutons en corne. Niveau supérieur : le mocassin à gland. On monte encore d'un grade sur l'échelle de la bourgeoise gentillette : la veste Barbour. Allez-y, étranglez-vous avec vos thés Mariage Frères, mais tout de suite après, allez piller le grenier de Mamie en quête d'une veste courte en tweed ou de son sac cartable en croco bordeaux. Bon pied bon oeil, je deviens moi aussi bon chic bon genre. BCBG à B&B, fallait pas l'inventer.

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Veste Isabel Marant, jupe Sarah Wayne, bottes D. Co Copenhagen

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24 novembre 2008

"At last" (The Do)

Où pour ne pas mentionner Ségolène Haleine ni Martine Tartine, parlons peu parlons mode

Alors et vous, la semaine qui vient de s'écouler, elle était comment, on se dit tout? Bas les masques, je mets ma perruque façon Dumas (Mireille) et prends ma voix la plus nasillarde pour écouter vos récriminations, élucubrations, oh yeah. Pour ma part, des hauts, des bas, high and low, rien de bien fashion folichon à raconter. Si ? Si, alors je m'exécute.

Lundi : les ballerines Atelier Voisin ne sont plus disponibles en boutique. Vous savez, cet ersatz bien commode de la ballerine à brides montantes Chloé, mon Graal de l'automne et, par la force des choses, de l'hiver. Cet ersatz que Elle nous met en pages shopping la semaine passée, la preuve que je n'étais pas en retard de deux TGV et trois carioles :

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Voilà, donc elles n'existent plus en boutique parisienne (la seule qui distribue la marque sur la capitale, rue des Abbesses) qu'en pointure 37 1/2. Moralité : merci ma mère de m'avoir doté d'un 40 1/2 si facile à chausser. Moralité² : Elle, c'est que des mensonges de nous faire croire qu'on peut porter des babies à brides montantes cet hiver. Mais moi je savais qu'ils mentent dans ce magazine, ils nous ont dit que le gilet en fourrure c'était beau.
(Toujours pas, pour ma part.)

Mardi : je mange une pôlée Marie filet mignon et rigatoni sauce moutarde. A réessayer.
Mercredi : tiens, une bonne nouvelle dans ma boîte aux lettres. Non, rien du Père Noël, pas encore, mais plutôt de la mère Isabelle :

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Jeudi : je mets le réveil à 6h58 pour la vente Vanessa Bruno sur vente-privée. A 7h01, j'arrive enfin devant mon Graal, une robe en alpaga ardoise idéale pour mon mariage non conventionné avec le docteur Mamour ou, à défaut, le concert privé des Kills sur le balcon de mon studio. Mais voilà, le site buggue, il y a 102 567 greluches qui veulent ladite robe au moment T, même si c'est pour aller applaudir Franck Michael. Je me fais une raison, et laisse cette robe à sa funeste destinée.

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A 12h01, je me reconnecte par hasard sur le site, il reste une pauvre robe ardoise dans ma taille, et je me décide de la sauver de Franck Michael, Frédéric François, et même Michel Torr. Ura fever.

Vendredi : y'a bien un jour dans la semaine où on peut ne pas se préoccuper de la mode, non? Bon. Ben c'est celui-là.

Samedi : J'ai acheté une jupe outrageusement courte chez Et Vous, dont la longueur non réglementaire pourrait me valoir une verbalisation en bonne et dûe forme pour racolage actif. Deux dames ont acheté la même juste parce que je dansais le tamouré avec dans le hall d'essayage. Je la mets ce soir pour une soirée à laquelle je ne voulais pas me rendre mais le port urgentissime de cette jupe m'y oblige. Vous voulez la voir ? Vous voulez la voir, hein? Mais c'est lundi. Une autre semaine. Va falloir poireauter, mes bichettes. J'ai attrapé la grosse tête. Ou peut-être une angine, pa pa pa pa lalala.

01 septembre 2008

"The angry mob" (Kaiser Chiefs)

Où j'adorerais vous dire de mal du concert de Justice à Rock en Seine, mais on est pas dans la page courrier des lecteurs de Rock & Folk

Et là, la foule se dresse devant moi. De dépit. Brandissant qui son 20 Minutes de mots fléchés griffonnés, qui son Starbucks macchiato café à moitié vidé à ma face livide : "Tu nous avais promis plein de carreaux, des petits, des gros, Galliane, toute la semaine, même que t'avais baptisé ça la fashion week à thème". Mais moi aussi, j'aime les mots fléchés (en trois lettres, "colère" ? Ire, ne me remerciez pas). J'ai croisé vos maux, ce week-end, et je me suis repris. J'en avais des tonnes à dire, redire, sur la tendance lourde de cette rentrée, le motif à carreaux. Un historique en bonne et dûe forme, bien barbant, et pis un peu Marant, la pure et dure qui nous en ressort à chaque collection. Puis, non. D'abord, j'ai décidé de vous montrer le carreau moche. Le "carreaumanichel", je l'appelle. En gros, si vous m'aimez encore un peu, vous évitez, ou vous changez de trottoir quand vous me Sacré Coeur-croisez :

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Je crois que c'est Paul & Joe Sister, mais c'est surtout Mir Couleur

Ensuite, il y a le carreau barbant. Gentil, hein, mais sans risque. Je l'appelle le "carreaumantique". Celui-là, vous pouvez l'adoptez, mais vous le dévergondez un peu, vous serez gentilles. Allez hop, wouhou, on se passe la main dans le brushing, on est folles ce matin.

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Robe tunique Athé de Vanessa Bruno

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Enfin, le carreau idéal. Le carré magique, aurais-je envie de lancer, tant j'ai été enthousiasmée par sa vue. Il est indépendant, autonome, hivernal et audacieux. Voici le "carreau'ck'n'roll".

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Tous ces carreaux sont extraits de la très - trop - réussie collection automne-hiver de la créatrice marseillaise Sessun

Emportée par la foule, qui s'élance et qui danse une folle farandole (Edith Piaf, La Foule), j'ai fait ce que j'ai pu, en un post, pour déclarer carrément mon calendaire coup de coeur, trèfleurbleue, au carreau. Pique et pique et colegram, faites vos jeux, les filles.

PS : demain, un petit vide-dressing pour la forme, car je déménage bientôt et dois me délester de quelques fanfreluches ...

26 août 2008

"One week" (Barenaked Ladies)

Où j'inaugure une nouvelle rubrique, sonnez hautbois résonnez musettes 

J'en vois déjà des blasées, des rabat-joie, des gnagnagna, qui vont dire que mon idée du jour ne sort pas de la cuisse de Jupiter. Qu'elles ont raison, et qu'elles passent leur chemin. Dans leur penderie, la chemise à carreaux qui fera leur hiver trône fièrement entre un gilet en faux lapin (la rabat-joie n'assume pas aimer la fourrure) et une cape Vanessa Bruno. Trop forte. La gnagnagna a déjà la moitié de sa garde-robe automnale constituée. Trop up to date. Moi, je mange encore des Cornetto fruits rouges et je sors en sandalettes par 19° C. Même pas peur. Mais sous mes airs de Xéna la guerrière, j'ai les mêmes envies que tous les garçons et les filles de mon âge (même si je ne me promène plus deux par deux depuis quelques jours) : je veux du carreau, à force d'en voir, et même avant. J'ai pas attendu le 1er septembre pour en mettre de partout dans ma vie, jusque sur mes froufrous du fessier. La preuve? Regardez comment je devais me balader cet été ...

Non, pas de photo de moi en lingerie.

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Robe et bottes Isabel Marant, merci les ventes presse

Cette semaine, les filles, les garçons, Kirsten, Katie, on se tient à carreaux exclusivement. La première Fashion Week de ce blog, avec comme envoyée très spéciale, moi. La Loveuse de carreaux.

PS : il y aura du carreau Marant et autre à vendre ici d'ici la fin de la semaine, dont cette robe neuve et étiquetée malheureusement trop grande pour moi... 150 euros FDP colissimo compris (au lieu de 320 euros), si intéressée, un email : lesgrandesfillesmodeles@gmail.com.