Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

06 février 2013

"Believe, achieve" (CSS)

Où je bêle, bêle, bêle 

Hier, alors que je m'asseyais pleine d'assurance aux places prioritaires dans le bus, une dame s'est levée et est venue vers moi, sourire aux lèvres. Elle a regardé mon ventre, puis a planté ses yeux dans les miens, et m'a dit : "Madame, il est top votre tee-shirt. Il dit la vérité : vous avez rêvé, vous y avez cru, et vous avez eu". Bien vu. J'ai souri moi aussi, et l'ai remercié pour sa perspicacité. En effet, il est top, ce sweat-shirt Sincerely JulesPas seulement parce que c'est un sweat et que j'ai ce vêtement inscrit dans mon ADN vestimentaire, mais aussi par le message qu'il véhicule. Un message qui me parle, forcément, vu mon parcours. Il a fallu du temps, mais aussi une vraie foi, pour que le rêve se réalise, et qu'une petite gigoteuse me donne des coups pas très sweet sous ce joli sweat. 

DBAouv1.jpg

DBAouv.jpg

Lire la suite

26 septembre 2011

"Summer wine" (Nancy Sinatra)

Où rien de sert de courir, il faut partir à point

Elle est déjà là, la fashion week parisienne, déjà là à nous dire ce que l'on voudra l'été prochain, ce que l'on détestera l'été prochain, ce qu'on ne pourra pas se payer l'été prochain, alors que l'été actuel n'est même pas envolé. La fashion week, un froufroutant, excitant, énervant roman d'anticipation. Il était une fois après-demain, et moi je me perds déjà dans aujourd'hui. Une temporalité qui m'exaspère souvent, pour tout vous dire. Le "demain, c'est déjà maintenant" qui prévaut dans le domaine de la mode ne se marie guère avec mon emploi du temps de femme active. Il y a dix jours, j'en ai même fulminé de rage sur trois trottoirs différents. Si la fashionista est prévoyante, c'est bien là, selon moi, son plus grand défaut. La preuve par le bordeaux, la teinte qui donnera le ton de votre automne.

OKIKK.jpg

Campagne IKKS hiver 2011-2012, shootée par Jan Welters

Honnêtement, qui peut penser, la dernière semaine de juillet, alors que le sable de Guéthary s'accroche à ses tongs, à acheter des boots Isabel Marant bordeaux ? Qui ? Qui peut penser à aller acheter des ballerines Naf Naf vernies bordeaux pour sortir, alors que ses compensées laissent deviner un vernis vermillon du plus bel effet ? Qui ? Qui peut, alors que la chaleur colle son débardeur à sa peau brune, avoir envie d'aller essayer un jean slim bordeaux épais Ba&sh ? Qui ?

soldout.jpg

(Ci-dessus, la basket Gérard Darel déjà sur liste de réservation)

Alors, vous la connaissez, cette fille-là ? Non, parce que c'est peut-être une fashionista accomplie, mais elle ne doit pas avoir beaucoup d'amies.

PS : Si jamais vous voyez dans votre ville des Dixie boots Isabel Marant en bordeaux, taille 41, soyez une vraie amie pour la non-fashionista que je suis.

11 juillet 2011

"Are you kidding me ?" (Anouk)

Où mes coups de gueule n'ont pas de prix

La revoilà, à tire d'ailes, la franc-tireuse du lundi, sciée comme un canon par sa découverte de saison. Oui, gentes dames, j'ai revêtu en ce lundi ma chère panoplie de Joëlle Goron (les plus anciennes comprendront, Frou-Frou power). Appelez-moi la gendarmette du shopping car aujourd'hui, je verbalise mon courroux .Non parce que quand j'aime, je ne compte pas, mais quand je n'aime pas, je ne conte plus. Vous allez comprendre, et pas besoin de sortir vos calculatrices. Il y a quelques mois, je vous étalais en large couche confiturée tout le bien que je pensais de la nouvelle collection Minelli. Et patati, et patata, "ils ont changé de bureau de style c'est pas possible", et "la campagne-photo est super réussie"... Bref, j'en ai peut-être fait trop, parce que je suis tombée de bien haut quand, le premier jour des soldes, je me suis pointée en boutique la fleur au fusil et une petite liste de mes repérées envies.

image.jpg

Lire la suite

12 janvier 2011

"Dummy" (Portishead)

Où l'acheteur compte pour du (petit) beurre

Joëlle Goron reprend du service, mes petites pépées. Et elle est remontée comme un coucou, la Joëlle, à l'heure - ding dong - où s'ouvrent les soldes. Motif de son courroux, au coucou ? Les soldes privées. Ces espèces d'attrape-nigaud pré-soldes, survendues à grand renfort de mails alléchants et sms top VIP. Où on nous promet nos obscurs objets du désir fashion à prix soldés une semaine avant l'heure H. Où on nous prend surtout pour des dindes avec un grand F (pour fuck) : -20%. Merci mais non merci. Mon cerveau d'oiselle, bête de mode impatiente d'enfiler sa nouvelle parka, va tenter de résister au besoin irrépressible de l'acheter 148 heures plus tôt. Cela va être très dur, madame Comptoir, monsieur Sandro, mais je vais tâcher d'être forte. Au moins un peu plus que vous.

soldes.JPG

Mon repérage soldes : jupe et débardeur Vanessa Bruno, cardigan Des Petits Hauts,
écharpe et bonnet Sandro, ballerines Repetto et Zara.

De ces rabais je me suis donc facilement privée. Depuis début décembre, ma carte bleue a pris des vacances. Mais inutile de prolonger plus longtemps son congé ... sans soldes.

L'info en plus : Vanessa Bruno solde direct à -50%.

PS : Le tirage au sort de l'HDMV a parlé. Les commentaires n°12 et 40, soit Laeti et Citizen, j'attends vos adresses dans ma boîte email pour recevoir vos gloss Lanolips. 

24 novembre 2010

"Come as you are" (Nirvana)

Où c'est règlement de comptes à OK Podium

Après Glamour, Grazia. En attendant GQ, tiens, la malédiction pourrait encore frapper. Les magazines en G ont les blogueuses dans le nez. En témoigne une chronique signée Patrick T., cette semaine, dans le nouvel hebdomadaire féminin. La même rengaine, peu ou prou, que celle déjà proposée dans le fameux édito de Glamour : beaucoup de blabla, rien dans la bobine, ces blogueuses. Toutes vendues, et pas une pour racheter l'autre. Ben voyons, en conviens-je, après m'être tartiné 34 publicités A4 avant d'arriver à ce billet dur, page 80. 34 pages, compté juré.

23112010751.jpg

Patrick T., le juge du jour, aussitôt googlisé (fallait pas bosser dans un magazine en "G") : "journaliste chroniqueur", du Grazia du Têtu du Nova (rien contre ça), mais pas franchement versé dans le joyeux monde de la blogueuse sans tête et du vide-dressing casse-tête. Patrick s'interroge : "On ne sait plus où leur sacro-sainte indépendance éditoriale est passée". Patrick a pourtant travaillé au magazine Trax, où les billets monnayés par la pub ne manquaient pas à une certaine période. Patrick s'indigne : "Prêtes à tout pour troquer leurs statuts de girls next door pour celui des VIP."  Attendez, je dois m'interrompre un instant, le service presse de Chanel m'appelle pour m'inviter au prochain défilé. "Oh, merci beaucoup, non, je dois décliner, ça ne me dit vraiment pas ... (Embêtée) Imaginez qu'il me faille dire que la collection est magnifique, damned. Je n'ai jamais assisté à un défilé de ma vie, c'est le rêve de toutes les filles de la terre entière, mais non, la provinciale que je suis ne saurait se corrompre de la sorte." Ca va, c'est crédible, là, Patrick ? L'étendard de l'indépendance éditoriale est porté assez haut ?

glamour_blogueuses_mode.jpg

Passons sur le "nombre d'entre elles ont perdu ce qui faisait leur charme : un ton frais et intime", partant du principe qu'on ne s'attarde que sur les trains qui n'arrivent jamais à l'heure. Insistons plutôt sur cette chute du plus bel effet : "Dix Garance Doré ne feront jamais le poids face à une parution mensuelle. (...) La blogosphère mode serait bien inspirée de balayer devant sa porte (...) et de mettre son arrogance au placard si elle ne veut pas avoir autant d'influence qu'un vulgaire spam". Comme j'ai rangé ma vulgarité avec mon arrogance, c'est à dire au placard, je vais éviter un bon gros F... de girl next door mal élevée (voilà ce qui arrive quand on refuse des invitations VIP). En tant qu'ex-journaliste de presse magazine, je suis bien placée pour savoir que les contraintes de blog n'ont rien à voir avec celles du papier glacé. La fameuse histoire du roquefort qui dit au camembert "tu pues". Allez nous expliquer pourquoi tel journal met sur pied un fil de blogueuses, ou tel autre un prix récompensant leur créativité. C'est peut-être, Patrick, parce qu'Internet, pour dépasser la simple question des blogs, pose de sérieux soucis à la presse en général. Peut-être parce que les ventes des magazines stagnent au mieux, dégringolent au pire. Le progrès, que les éditorialistes de mode le veuillent ou pas, est de notre côté. Il va donc falloir arrêter de nous titiller le point G. Grazia mille !

PS : Au fait, je me suis abonnée à Grazia pour recevoir la trousse Petite Mendigote "It-girl" en cuir, et j'ai reçu un ersatz gnangnan en tissu à la place. Si je réclame auprès du service abonnements, suis-je trop arrogante ?

19 juillet 2010

"Black & white" (Mickaël Jackson)

Où je lave le linge plus blanc

A l'heure où on nous dit, dans le monde de la mode, de casser les codes, mixer les imprimés, sortir du Sentier battu, il fallait bien, à un moment donné, que je jette un pavé dans la mare. Dans le mariage, plus exactement, allons-y gaiement. La question du jour, non pas "Voulez-vous prendre Xxxxx comme épouse", mais "qui a décrété qu'on ne pouvait pas se rendre à un mariage en blanc ou en noir"? Répondez "Fichtre, je n'en sais rien", vous n'avez pas le choix (comme le jour J). Parce que j'ai compulsé toutes les annales de la littérature des noces, je n'y ai rien trouvé. Le noir, c'est chic, et pas forcément morbide, nous sommes toutes d'accord. Le blanc, c'est tendance, et à part la robe longue à traîne, je ne vois pas comment on peut faire de l'ombre avec à la mariée. Donc ? Donc, téméraire mais pas kamikaze, invitée à des noces ce week-end, je me suis lancée dans le compromis : l'écru.

mariageOK.jpg

Robe Bel Air, sandales Mellow Yellow, sac Louis Vuitton, bracelet Pieces

Voilà donc la tenue que je me suis combinée pour l'occasion. Espérons que la mariée ne me crêpe pas le chignon, ne renverse pas le vin d'honneur sur ma robe, ne drague pas l'HDMV dans la sacristie, ne me bannisse pas des photos officielles. Non, je ne serai pas une oie blanche, mais une vraie crème. Non, je ne cherche pas à lui faire de l'ombre, je n'ai jamais nourri de si noirs desseins. Mais une fois dans la cabine d'essayage, cette robe et moi, c'était une évidence, c'était elle, c'était moi, c'était nous, quoi. Un mariage d'amour, de raison, et d'intérêt (-50%, le taux), sûrement pas un mariage blanc. Défense d'ivoire autre chose.

15 juin 2010

"La mauvaise éducation" (George Brassens)

Où Joëlle Goron reprend du service

Cela faisait bien longtemps qu'elle sommeillait, tatie Joëlle. La reine des coups de gueule dans feu et culte émission "Frou Frou", où la jeune fille en fleur et féministe en herbe que j'étais étrennais ses premiers bourgeons. Depuis, au boulot, on me surnomme la Pasionaria et je réfléchis régulièrement, au moins une fois avant chaque CE, à m'encarter et placarder les paroles de l'Internationale sur la machine à café. Sur ce blog, il est temps que je reprenne le combat, et ce sera, aujourd'hui mardi 15 juin, celui des ... grands pieds. Des Berthe en tous genre, bien dans leurs 41, palmes d'or des élégantes. L'origine de mon courroux ? La collaboration, réussie, entre le site commerçant de Elle, Vestiaire de Copines, et la très chic et choc enseigne vintage Odetta. Qui, après la fameuse camarguaise, a sortit ma foi un nu-pied de très belle facture ... Jusqu'au 40. Les 41 sont priées d'aller se chausser ailleurs, merci.

 

shoe1.JPG
Nu-pieds Odetta camel et gris, en veau velours, made in France

 

shoe3.JPG
Voilà les merveilles, exclusivement réservées aux courte-pattes. Inutile de vous dire que j'y suis allée de mon commentaire sur le site de vente. Parce que grand pied, grande gueule, et avec tout mon talent, je devais bien en faire un plat.

10 mai 2010

"Stupid girl" (Garbage)

Où j'ai refusé de céder à la nouvelle star

Longtemps, j'ai emprunté docilement l'itinéraire d'une enfant gâtée. Acheté les pièces les plus demandées, les "hits des it", les nouvelles stars des sacs.  Dernier exemple en date ? Des semaines que je vois matraquée, de partout, la fameuse chemise liberty The Kooples. L'impression qu'elle me poursuit, cette petite vicieuse, jusqu'à parader au premier rang de la Nouvelle Star il y a une semaine. Certaines ont vu la mèche dégoulinante de sexytude de Ramon, moi j'ai surtout vu la chemise The Kooples derrière Philippe Manoeuvre. (Bon, j'ai aussi flashé sur l'Ibère à peine pubère, je confesse). Et quand je vois, je veux, et quand je veux, je vais. Acheter, évidemment, pas me jeter sous le pont d'Avignon.

chemisethekooples.jpg

Lire la suite

23 février 2009

"You don't look the same" (Jet)

Où je ne suis pas de bonne bonne bonne humeur ce matin, y'a des matins comme ça

Rien de tel qu'un bon proverbe pour commencer la semaine, une semaine que je vois grise, dans le ciel, sur mon dos et à mes pieds, dans mes yeux, ne me demandez pas pourquoi. Donc, après cette météo de bric et de broc, on saute le saint, et on va direct au proverbe de Sébastien Follin : L'art est difficile, mais la critique est aisée. En mode plus qu'ailleurs, d'ailleurs. Bien incapable de modéliser ne serait-ce qu'une broderie sur une manche, de voir défiler autre chose que les heures, je m'en remets au talent des autres. Le leur vole, un peu, quand je passe cette robe sur lesquelles ils ont passé des nuits magiques.

La petite voleuse, voilà bien le seul larcin qu'elle s'autorise. Petite voleuse, mais grande amoureuse des jolies choses, je préfère l'original à la copie. Et dans cette démarche, je pense autant à l'artiste qu'à moi. Le fameux boléro à manches épaulettes Isabel Marant par exemple, dont on a pu trouver de jolies copies avant que ce dernier ne soit même en boutique, je préfère rédiger du billet sponsorisé tous les jours pour de la pâte à dents bio plutôt que de céder à l'appel de son ersatz. Alors on me donnera du"quelle âne bâtée celle-là", je prends, j'encaisse, mais je ne ruerai pas dans mes placards. Je préfère rendre copie blanche, plutôt que conforme. Fille facile, moi?

002.JPG

Top Gat Rimon hiver 2009, jupe Isabel Marant, collier Lyie van Rycke

Il n'empêche : la manche épaulée, voletante, est devenue ma meilleure amie. De la manche ballon, j'en avais vraiment fait le tour, je tournais en rond. A moi l'épaule intergalactique, et voilà qu'aussitôt, je pense à décrocher la lune : si rien que 10 cm² de tissu pouvaient me donner des ailes...

PS : de jolies choses sur l'Ebay de ma grande soeur, pour les amatrices de Sessun et Isabel Marant notamment

09 février 2009

"Hot'n'cold" (Katy Perry)

Où cheveux très longs, manches très courtes

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, si on est une fille ? Moi et mes incohérences, nous ne voyons pas. (Soupir). (Re-soupir, je me rends compte que j'ai fait quasiment la même attaque de post, il y a une semaine. 27 ans, J-18, la sénilité Cosmopolitan me guette). Le calendrier n'est pas mon ami, irrémédiablement bloqué au mois de février, le thermomètre immémorialement coincé en dessous de 10, et ma penderie inconditionnellement fournie en ... manches courtes. Je n'y peux rien, je suis une fille de l'été, une Beach Girl sans les cheveux bouclés et les doo-wap aigus qui vont avec (Surfin USA, enfin), heureuse le bras nu, la pore qui respire, l'aisselle en liberté. Vous imaginez alors mon malheur, en ces heures indues et douces, où le gel me surprend au réveil comme une bonne vanne d'Ariel Wizman. Ajoutez à cela les heures sup' de la clim' de ma boîte, qui se met en marche dès 8h au cas où, vraiment, nos neurones seraient en surchauffe, et vous obtenez une Galliane qui bosse en manches courtes mais garde ses mitaines.

002.JPG
Chemisier Dedikate, jupe Avant-Première

Et si encore mon désarroi s'arrêtait aux dessous, la blogosphère continuerait de tourner comme si de rien neigeait. Mais non, dessus aussi, je m'y prends comme un(e) manche, et c'est sans dessus-dessous que je sors dans la rue, à rattraper mon blouson manches courtes par un pull XXL.

006.JPG
Manteau French Connection, pull Vanessa Bruno

L'intérêt de ce post n'est, je me rends compte, que très léger sur les bords. Border-line, à vous raconter mes tracas de fille du Sud perdue dans les frimas du Grand Nord, à dégainer le bonnet blanc dès que le blanc manteau recouvre le bitume. Mais au fond, on en est toutes là, à vouloir du thermomètre rouge braise, de la bretelle, du bras nu. Mes manches courtes, même par 2°C, ne cherchez pas plus loin : ce n'est pas de l'inconscience, c'est de la résistance.

PS : Glamour a élu Garance meilleur blog mode, comme les internautes du site et ... comme moi. Félicitations, c'est amplement mérité.
Et merci aussi Glamour d'avoir répertorié La Solderie dans ses pages.