11 mars 2010

"You make me sick" (Rihanna)

Où on sort ses mouchoirs et ses Actifed périmés

Je ne rêve plus (pour ça, il faudrait dormir). Je ne fume plus (pour ça, il faudrait déjà fumer). Je n'ai même plus d'histoire (pour ça, il faudrait sortir de sa couette). Bon, pas besoin des quatre couplets restants, comme quand ma mère rentrait le soir, et patati et patata, les filles, je suis malade. Complètement malade. Avec la narine droite qui se bouche, puis la narine gauche qui se bouche, l'oeil qui brille, le cheveu qui graisse, la voix qui barrywhite. Je n'ai plus le goût de rien (même pas de ces délicieuses coupes aux fruits rouges Picard). Bref, j'ai pris la route du rhume. L'une d'entre vous, même la moins sympa, pourrait-elle m'expliquer pourquoi on n'a pas envie de s'habiller quand on est malade ? Vous m'auriez vue chez Zara tout à l'heure (pour aller à la pharmacie, je passe devant Zara), même les vendeurs ne m'approchaient pas. Mon look le plus étudié de la semaine ? Matez-moi ça :

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Total look American Vintage

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Total look American Vintage + col Muka

Quand on est malade, donc, on ne s'habille pas. Mode et maladie ne font pas bon ménage. On ne s'habille pas, on vit nues (on prend toujours des bains, quand on est malade), et on traîne sous la couette avec plein de gros magazines féminins tous pleins de pubs avec des filles en tenues d'été donc quasi-nues. Comme celle-ci, une Bel-Amie, que j'ai vue au moins dans quatre hebdos différents, et qui hante mes nuits depuis :

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Impossible de trouver ce boléro online, seule la robe en soie avec imprimé marine est disponible sur monshowroom. Je veux les deux. L'ensemble, c'est tout. Merci cette pub, qui m'a filé une bonne raison de me soigner pour aller ... prendre l'air.

11 février 2010

"Kiss the bride" (Christophe Willem)

Où je cède aux charmes des Bridélices

La meilleure nouvelle des prochains mois, hormis la naissance du deuxième bébé - à 45 ans - de Monica Belluci, c'est bien la montée en puissance de la sandale à brides. You-pi. Les plus fidèles parmi vous se souviendront de mon plaidoyer, l'an dernier, pour la sandale montante sous toutes ses formes. Parce qu'on ne change pas une fille qui gagne (à être connue, haha), je vous ressors mes vieilles obsessions de mes archives, auxquelles je rajoute juste quelques brides. Car cette passion, je l'ai là, "chevillée au corps", comme dirait notre amie du Poitou charmante.

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Sandales magiques Proenza Schouler

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Sandales daim Crimson & Clover

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Sandales Mellow Yellow

Et dans la famille "orthopédique mais hautement magnifique", je n'oublie pas mon coup de coeur pour les Sandro de cet été. Mais avec la fameuse polémique qui a occupé deux jours et 245 commentaires la blogomode - "les bottines rock Sandro sont-elles vraiment de mauvaise qualité?"-, maintenant, je reste sur mes gardes. Garde à vous, gare à nous.

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Sandales Sandro

En attendant de traîner nu-pieds, je me suis offert, pour la modique somme de 20 euros, de lointaines cousines de nos amies les défuntes Chloé. Merci un déstockeur Zara sur Ebay Italie.
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Python qu'elles sont belles, me dis-je encore, ravie de ma bonne affaire. A la bonne taille, la bonne couleur, j'ai enfin trouvé chaussure à mon pied. Cendrillon, direz-vous. Robin Wright-Penn oblige, laissez-moi préférer Princess Bride.

PS : si quelqu'un veut bien les clés de mon blog pour le relooker un peu, je suis preneuse !

13 janvier 2010

"The Fame" (Lady Gaga)

Où Mister Big est entré dans ma vie de femme libérée

"Presque" est un mot que j'adore. Presque, c'est l'aveu touchant de l'échec, mais aussi de la tentative. Imparfait mais attachant, à la fois fini et à jamais infini, puisque le tout n'est pas atteint, et qu'il reste donc à faire, à vivre, à améliorer. Je ne suis pas une blogueuse mode, je suis presque une blogueuse mode (il me manque un 2.55 Chanel, les photos prises par mon boyfriend street-styler, le partenariat avec un site de ventes en ligne, l'apparition dans le classement Elle Wikio). Je ne suis pas drôle, je suis presque drôle (Florence Foresti est drôle. Et belle. On en reparlera ici si vous le voulez bien). Finissons-en avec mon nombril (presque bien dessiné), et parlons plutôt de celui de mes copines. L'autre soir, attablées dans un resto libanais à 7 euros le mezze, digressions avinées autour de "J'ai croisé une célébrité". Toute fière de moi, j'avance un "la soeur de l'HDMV est sortie avec Christophe Rippert" triomphant. En face, j'ai C., la truculente C., qui est "sortie avec le demi-frère d'Astrid Veillon." La barre était haute. Enfin, à ma droite, j'ai S., la Sandrissime S. , qui est "presque sortie avec le fils de Cookie Dingler". La barre culminait à 6m50, même Bubka ne l'aurait pas tentée. La troisième aurait pu nous sortir Patrick Topaloff de son chapeau, on ne l'aurait même pas écoutée.  Cookie Dingler. Fils. Presque. Amen.

Etrange, donc, ce rapport à la célébrité. J'ai dû être deux, trois fois, reconnue dans la rue ou le métro (pas forcément pour le blog). Mais en général, si on m'arrête, c'est moins pour louer mon port de tête légendaire en photo d'appartement que pour connaître la marque de ma parka. Déjà ça, ça me va. Mon sac City Balenciaga est plus connu que moi, ne le mérite pas vraiment, mais le vit très bien.

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Sac City Balenciaga, parka Comptoir des Cotonniers, boots (talonnées!) Jonak

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Robe Sessun (Hôtesse de l'air), sac City Balenciaga

Depuis le temps que je vous parle de lui, sans vous le montrer, il était temps de réparer cette injustice. Un peu de lumière, Bright lights, big City. Almost famous, ce sac, que dis-je, cette oeuvre d'art appartenant au patrimoine mondial de la maroquinerie. Il était une fois, mesdemoiselles, la Big City Life.

06 janvier 2010

"Beautiful" (Pharell Williams)

Où je règle le solde de mon conte

Ai-je été subitement touchée par la sagesse céleste, divine ? Ai-je atteint la plénitude de la quarantaine sereine à 27 ans et plus toutes mes dents ? Ai-je tout simplement succombé à la mornitude (néologisme bien commode - cf. "bravitude") de Boulogne-Billancourt ? Toujours est-il qu'en ce mercredi 6 janvier, date d'ouverture parisienne des soldes, j'ai "besoin de rien" (envie de toi) (Hmmm). Ma wish-list est aussi longue que l'espérance de vie d'un éphémère. Non, rien de rien, non, je n'ai besoin de rien. J'ai tout ce qu'il faut, dans ma penderie et dans ma vie. Rien ne me manque. Le matin, je sais quoi mettre, quoi chausser, quoi enfiler au bras. Donc, ce toujours même mercredi, je ne serai pas à piétiner devant un grand magasin, à espérer que cette paire de bottes Ash soit soldée dans ma taille ou que ce gilet Paul & Joe Sister soit tout simplement encore disponible. Mercredi, je vais juste espérer qu'il fasse beau, qu'on rigole au boulot, que mes proches aillent bien, que Johnny Hallyday aille bien, que l'HDMV m'inonde de ses sourires et qu'il reste du coca-light au frigo. Ca me suffit. En philosophie antique, on appelle ça l'ataraxie. Anne-Sophie, sophia, la sagesse ... Mes fesses. Je fuis l'envie, mais je fuis aussi l'ennui. Alors, parce qu'il ne faut pas me torturer deux heures pour que je craque, si je suis obligée-forcée-la vie du docteur Mamour en dépend-, je veux bien me sacrifier et trouver deux potentiels fashion plaisirs :

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Magnifique robe Sessun (les pattes sur les épaules, raaah)

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Sautoir Sabrina Dehoff, en vente chez Eple & Melk rue Charlot

Et voici, en quelques lignes, la démonstration que les blogs (leur auteurs, leurs lectrices) suscitent bien des besoins indésirables mais irrésistibles. Alors demain, après-demain, dans uen semaine, certainement pas à l'aube ou à l'heure où blanchira la campagne, j'irai peut-être glâner cette robe, ce sautoir, et ce sera bien tout. Pas par besoin, non. Juste pour le plaisir*.

*Herbert Léonard : 1, Zénon de Citium : 0.

03 janvier 2010

"Anne-Sophie" (Mustang)

Où on ne parlera que de premières dans ce premier post de l'année

On a toutes voulu s'appeler Michelle, un jour, on a toutes voulu. Pas pour Michèle Torr, hein (la Michèle de la pastorale reine des RFM & Vivolta parties, NDLR). Non, Michelle, la belle, celle des Beatles, la gourgandine qui avait une chanson à son nom, la classe ultime. Une chanson à son nom, ça vaut tous les 2.55 et George Clooney du monde. Je ne m'appelle pas Michelle, je m'appelle parfois Galliane (c'est mon 2e prénom sur ma carte d'identité), je m'appelle toujours ... Anne-Sophie. La loose. Avec un tel identifiant, peu de chances un jour de voir mon nom célébré sur les ondes hertziennes, scandé par des baby-rockeurs méchés en chemise tartan à Rock en Seine. Jusqu'à Mustang. Un groupe de rock français rétro banane à souhait, qui a sorti un titre à ma gloire, celle d'Anne-Sophie Lapix, Anne-Sophie de Kristoffy, Anne-Sophie Durand ou Anne-Sophie Dupond. Ca, c'est la première première de ce post.

La deuxième première de ce post, c'est cette robe. Grise. (Jusque-là, rien d'une première, on est bien d'accord, je vois la vie en rose, mais je n'achète qu'en gris. Cf. ma nouvelle - et première - voiture, grise évidemment). Heimstone. Ah ah, enfin, j'ai cédé à l'appel (merci maman Noël) de la marque chouchou des it-blogueuses mode en compensées fourrées. Présentations.

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Robe Heimstone, boule à facettes "Youpi, c'est la nouvelle année!"

Troisième première de ce premier post : la qualité du cliché ci-dessus. Oui, 2010 oblige, je suis pleine de bonne résolutions (soit, faire disparaître mon radiateur blanc de votre champ de vision et prendre des photos en plein jour). Et puisque c'est la période, je me dois de vous souhaiter une excellente année, en ma compagnie évidemment (et plus celle de mon radiateur, on l'aura compris), pleine de tous les bonheurs possibles, imaginables, descriptibles ou pas. 2010 moi, j'y vois un signe. 2010, comme 20.10 pétantes, horaire auquel, chaque jour, je cède aux charmes de mon feuilleton préféré sur France 3. Alors forcément, en 2010, Plus belle la vie. CQFD.

20 décembre 2009

"Les piles" (Vanessa Paradis)

Où il faut bien que je me fasse enguirlander à un moment ou un autre

Je n'ai plus de piles dans mon appareil-photo. N'allez pas chercher midi à quatorze heures, extrapoler des jours durant sur ma rareté ici ces temps-ci - "elle a largué son HDMV pour se faire bonne soeur chez les lépreux" (hypothèse non d'actualité), "elle a sauté du quatrième étage de son immeuble de Boulogne-Billancourt parce que c'est le désert du shopping" (hypothèse à étudier), "elle a arrêté de s'intéresser à la mode et prépare un nouveau blog sur les boissons au litchi" (hypothèse fumage de moquette intempestif). Non, rien de tout ça, je plaide coupable, mesdames les juppées, et je n'ai rien pour me défendre hormis : je n'ai plus de piles dans mon appareil-photo. Et chaque fois que je descends à Monop', je pense plus facilement à acheter leur "tendresse aux framboises" (rayon surgelés, quatre parts, 1 minute de dégustation) que des alcalines. Alors c'est comme ça que je passe sous silence, honteusement, mon Balenciaga City camel (qui ne se marie qu'avec du bleu, vous verriez ça!), mes bottes Isabel Marant ... camel (faut bien que je fume de quelque part, moi, c'est du portefeuille), ma parka Vanessa Bruno encapuchonnée d'un OFNI (Objet fourrurant non identifié, l'enquête mériterait un post et un coup de main de l'inspecteur Adamsberg). Mais tout ça, vous le verrez bientôt, on a du temps vous et moi, on a toute la vie plus l'éternité et le cosmos devant nous. Oui, promettons-nous tout, soyons folles, en cette fin d'année, la vie, l'amour, le rêve. Toujours le toujours, jamais plus le jamais.

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D'ici là, je descends quelques petits jours en famille, gratter du talon sous la table et le sapin foisonnants. Et si tout se passe bien, peut-être qu'à côté d'une robe Heimstone (soyons folles) ou Erotokritos, un petit paquet Duracell m'attendra sagement. Alors, rendez-vous ici avant la fin de l'année, disons le 29 décembre ? A midi. Midi pile.

Joyeux Noël !

06 octobre 2009

"Say yes" (Wax Taylor)

Où un petit coup de vent, avant une jolie bourrasque en fin de semaine

Ah, l'attente ... Le clic rageur, et cette page de fichu blog qui ne s'actualise pas. Vous êtes deux catégories, cette semaine, à m'avoir maudite. La première, ce sont les participantes au concours Crazy Libellulle and the Poppies. "Mais quand est-ce-qu'elle annonce les gagnantes, la Galliane, là, elle n'a que ça à faire, elle vit en couple à Boulogne-Billancourt maintenant, fini le shopping, finis les apéros en terrasse, finie sa vie dissolue et welcome la desperate houseblogueuse". Ouais, bon, elles n'ont pas tort. Alors, on dit que Blandine, Sarah (babille) et Clémentine, on envoie un gentil petit email avec son adresse (lesgrandesfillesmodeles@gmail.com) et on va devenir fantastick du parfum. Les autres, on ne désespère pas, on est tout aussi fantastiques et il y aura un autre concours bientôt.

La deuxième catégorie, elles ont encore des paillettes plein les yeux à l'évocation de ma robe Shyde au col "sequins-coquin". Elles ont raison, qu'elles les gardent, ces étoiles : une fois déballée, essayée, portée une journée, cette pièce est pleinement validée et approuvée. Allez-y donc les yeux fermés (elle risquerait de vous éblouir).

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Robe Shyde, collection automne-hiver 2008-2009

Une fois ces mises au point établies, on repart du bon pied d'ici vendredi, avec de la mode à vous faire pâlir d'envie. Oui, parce qu'après vous avoir voulues brillantes, je vais vous conseiller d'attraper grise mine. On va se gris-mer, les filles, et pas qu'un peu. En attendant, on regarde "Un Dîner presque parfait" en comptant les jours où on a échappé à la grippe A, et ça va passer très vite, vous verrez. Foi de Stéphane Rotenberg.

PS : Stéphane Rotenberg, il cherche un code réduc sur Modetrotter, si vous avez ça ... ;-)

02 août 2009

"This modern love" (Bloc Party)

Où Souviens-toi l'été dernier, le retour

Quand j'étais petite, disons moyennement grande, que je mâchonnais mon stylo plume Creeks en dessinant des coeurs sur mon cahier de textes, mon professeur d'histoire-géo me répétait que ma génération serait amenée à changer de métier plusieurs fois au cours de sa vie professionnelle. Treize ans et quatre paires de bottes Isabel Marant plus tard, il me faut me rendre à l'évidence : Monsieur Chaput s'est trompé. C'est moche, monsieur Chaput, vraiment. Mais il ne s'est pas trompé de beaucoup, le beau bougre. Je n'écris plus au stylo plume Creeks, les coeurs, je les brise et je les enflamme, et les métiers, je ne les enchaîne pas. Non, moi j'enchaîne les appartements, chacun son truc, Monsieur Chaput. Pas Française moyenne un brin, pas petite Française non plus, juste une grande pro du rouleau de scotch et de l'état des lieux. Je vous le fais vite, d'ailleurs : en six ans sur Paris, six appartements. (Clap clap de la foule ébaubie par mes beaux bobards). Dans mon entrée, donc, des cartons vides, prêts à l'emploi, pour m'emmener dans leur pliage vers l'Homme de ma vie. Comme à la même époque l'an dernier, pile poil, mon horloge géopaslogique tourne bien rond. Ma vie, jusqu'au 30 août, c'est donc du marron kraft, du carton pâte, du beige mou, et ça a même déteint sur mes habits.

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Top Eple & Melk, jupe Maje, sac Malababa

Il n'y a pas que moi qui déménage d'ailleurs. Il y a cette bien jolie Fleur qu'est Flore, la créatrice d'Eple & Melk, qui ouvrira boutique en septembre rue Charlot, hip hip hourra. D'ici là, on enrubanne, on enveloppe, on papillonne, on cartonne. Et surtout, à mon blog, on reste bien scotchées.

06 juillet 2009

"Together again" (Janet Jackson)

Où je ne tue pas il, je pense nous

L'accord parfait n'existe pas. Même pas dans les comédies allemandes de 13h30, sur M6, où on lave les dents plus blanc. En mode comme ailleurs, je n'y crois pas, je le jure sur ma dernière paire de Chie Mihara. (Arrivées de Londres aujourd'hui, et elles parlent déjà parfaitement le français à mes orteils. De vraies merveilles). L'accord parfait. Deux pièces qui cohabitent idéalement, sans la moindre contradiction? Pfff. Et Mickaël Jackson, il n'est pas mort, il s'est juste expédié fissa via fusée sur Mars. Cette méfiance sur l'harmonie dans une tenue, je dois la tenir de ma chère mère. Ma reine mère de l'ensemble. Vous savez, ces deux pièces vendues séparément pour ne faire qu'une sur le ticket de caisse. Raccord total, et total ennui, pour ma part. Mais à 27 ans, il est grand temps de revoir ses préjugés. Alors, quand j'ai vu cet ensemble Vanessa Bruno sur son cintre, j'ai tourné sept fois de l'oeil devant le portant, sans le regard détourner. Un petit tour en cabine, et j'ai compris qu'un accord à l'amiable était tout à fait possible.

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Ensemble Athé Vanessa Bruno

L'uniforme, finalement, voilà qui a du bon. A l'heure où, grande fille singulière, je me mets à penser au pluriel. A oublier le "je", à aimer le "on", à adorer le "nous". A accorder mes sujets de prédilection avec mon verbe. L'harmonie dans ma vie, dans ma penderie. Cui-cui les petits pinsons à fond, façon Anna Gavalda : ensemble, c'est tout.

04 juin 2009

"The sea" (Morcheeba)

Où avis de tempête au château des oliviers

Jamais le titre d'un billet n'aura été aussi approprié. C'était hier, "Elle panique, à l'idée d'être de trop, de s'ennuyer un instant. Elle flippe qu'on ne l'aime plus, elle balise de s'aimer un jour, ça pressure, ça la tue, ça lessive dans son tambour." (Olivia Ruiz, Elle panique). Elle, c'est moi. Avis de tempête dans ma p'tite tête ces derniers temps, d'où mes infidélittérraires. Y'a d'la rumba dans l'air, le smoking de travers, les grandes marées, les grandes questions, et non, pas le naufrage. Je surnage.

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Jupe et marinière Dedikate, ma bouée mode de sauvetage
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La mer est basse, mais je garde la tête la tête haute. J'aimerais bien être aussi forte que Popeye. Pour l'instant, je ne suis qu'Olive.

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