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25 avril 2011

"Little green bag" (The Barenaked Ladies)

Où une souris verte, qui courait dans l'web ...

Pour me mettre au vert, je n'avais pas attendu que Nicolas Hulot enfourche sa bicyclette bleue, blanc, rouge en vue de sauver la planète. Non, mon esprit ment(h)alo s'est ranimé il y a plusieurs semaines,  mais pas une seule minute pour vous en causer. Vous montrer  mon dernier travers fashion. De là à glisser un bulletin en faveur d'Eva-ngelina Joly dans l'urne lors des prochaines présidentielles, il n'y a qu'un pas que je franchirai pas maintenant, pas devant vous. Devant vous, je le nie en color-block. Une touche de green, Oh Micky you're so fine, suffit à ma vie et ma moderie.

jérôme dreyfuss, isabel marant,

 Sac Enzo Jérôme Dreyfuss

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16 décembre 2009

"Neighbors" (Gnarls Barkley)

Où je dis ce que vous ferez jeudi

Rien de tel que des histoires de bureau pour finir tranquillement l'année. Le bureau, mes voisins, à gauche le barbu chevelu qui vit seul et se commande régulièrement des stromboscopes à 1000 euros pour mixer dans son garage, à ma droite le stagiaire de 21 ans qui en fait 16 et demi, et en face, Fred. Fred, le seul qui sait qu'une chemise bûcheron c'est tendance, qui ne porte pas des tee-shirts Fruit of the Loom XL, qui ne mate pas les fesses de l'assistante-compta quand elle passe. Fred, le Marseillais, qui tourne à l'occasion dans des films de Robert Guédiguian, que la pipelette que je suis saoule régulièrement, qui a une fiancée dont les bottes vintage rouge entalonnées enflammeraient tous les catwalks de l'enfer. Fred, il est musicien, il compose, il joue, il chante, c'est bien c'est beau, mais il a aussi des couilles. La preuve :

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Quand il signe une reprise de Kylie Minogue (Béatrice Ardisson, si tu passes par là, pique-lui pour Paris Dernière!), il y va ... à fond :

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Et puis, comme il est très branché, il joue dans un super café du Marais, ce jeudi, à 20h30 : le Yono, 37 rue Vieille du Temple, métro Saint-Paul. Si vous ne savez pas quoi faire, allez-y, sa pop-folk hyper mélodique et poilue devrait ravir les romantiques et les apprenties bucheronnes. Les non-parisiennes, allez tout simplement découvrir ses airs qui ne manquent pas d'air sur sa page myspace. La dernière fois que je vous ai présenté une artiste, ma copine Helluvah, vous avez fait exploser son nombre de visites. Ce serait vachement fort si vous rééditiez l'exploit. Peut-être qu'alors, la prochaine fois que je le saoulerai avec son horoscope du Parisien, grâce à vous, enfin, il m'écoutera.

02:20 Publié dans My Tunes | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : agop

11 février 2009

"Happy Valentine" (Helluvah)

Où on va gagner une sacrée soirée sans resto italien et sans le bouquet de roses de chez Monceau fleurs

Le 14 février est un jour comme un autre, où vous vous lèverez, où vous prendrez votre thé menthe et votre muffin en lisant DS, en vous demandant si vous commencez par le Marais ou Saint-Germain pour votre hebdomadaire virée shopping. Rien de plus, en tout cas, pour moi. J'ai beau aimer l'amour, croire au prince charmant, au coq dans la basse cour (détournement consenti d'Olivia Ruiz, J'aime pas l'Amour), je désacralise hic et nunc le Valentin. L'a rien d'un Saint, celui-là, à qui se vouer, c'est de l'amour marchand, de l'amour forcé, une grosse louche de riz au lait vanillé. Bref, la Saint-Valentin, c'est ringard et pour bien enterrer ce Saint que je ne saurais voir, j'ai décidé de travailler ce soir-là. Parfaitement, et même que j'aurais dans les bafles de mon ordi quelques chansons pour lui faire sa fête.

 

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Compilation "Broken Heart in Paris", édition limitée, vendue chez Colette, Heimstone & Les Prairies de Paris

Et toutes celles qui, comme moi, ne portent pas la culotte léopard (car elles n'aiment pas, comme elles ont boycotté le gilet en moumoute Ivana Trump, des filles bien quoi), mais veulent quand même oublier ce fichu 14 février, j'ai une proposition qui ne se refuse pas : se trémousser au son de cette compil' lors de la No Valentine's Day Party, samedi soir, au Régine's. Cinq invitations pour deux personnes à gagner ici, pour les cinq plus belles déclarations de haine à la Saint-Valentin en commentaire. Je veux du sang et des larmes, comme aurait dit Churchill. Saint-Valentin, ici, on lui fait la guerre. Pas l'amour.

21 mars 2008

"Art Bitch" (CSS)

Où je confesse avoir une guitare électro-acoustique neuve qui moisit dans une cave, mais tout ce qu'il faut en tee-shirts mous du genou H&M dans ma penderie

Comme il y eut, au temps du jean neige et de la guerre des Malouines, un "chanteur énervant" qui roulait pas en Renault, féminisation et XXIe siècle obligent, bienvenue aujourd'hui aux "chanteuses énervantes". Qui donc sont-elles, ces péronnelles, que je m'en vais modestement étudier aujourd'hui parce que je les jalouse, je les maudis, je les écoute, je les copie. 

Folk, rock, pop, ce qu'elle veut en stock, la chanteuse énervante n'a pas de nom, alors je ne vais pas commencer à l'appeler. Ce sera Elle, et aucune autre, tout au long de ce billet d'humeur, d'humour, d'amour. Elle est brune obligatoirement, sinon c'est Micky Green, chevelure longue et bien fournie, taillée comme un rien, méchée ou frangée mais laissée en autogestion façon la Yougoslavie sous Tito.  Elle m'énerve.

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Feist, photo DR 

Elle s'embarrasse pas de sautoirs et tout le tralala, non, une chemise toute simple à carreaux sur peau nue, un tee-shirt blanc sur un slim noir, une veste cigarette, voilà, ça y est, son personnage est créé. Ca paraît simple, ça ne l'est vraiment pas. Il faut la bonne veste, le bon jean, le bon tee-shirt, et la chanteuse énervante sait les trouver. Sait les porter. Les enchanter. Elle m'agace. 

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Allison Mosshart (The Kills) Photo DR

La robe, elle ne connaît pas. La jupe, non plus, et elle le confie en interview avec un plaisir non dissimulé. Egérie du si compliqué "masculin-féminin", mais définitivement plus féminine que masculine quand vient le moment de payer l'addition. Ibid : le port du gilet d'homme à même la peau, même pas peur. Elle m'insupporte. 

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Cat Power, photo DR  

Elle chante seule, quand elle a les épaules pour. (Bien) accompagnée, quand elle se sent seule. Elle chante en groupe, quand elle a envie d'hurler que "non, elle ne mettra pas de maquillage ce week-end" (The Long Blondes). Elle m'impressionne.

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Kate des "Long Blondes", photo Jeff Klingman
Et puis quand elle s'ennuie, outre poser sur les pochettes de CD de ses amis, elle prend son pinceau et elle se peint. Et elle le fait bien, évidemment, elle ne serait plus énervante sinon.
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Autoportraits de Brisa Roché, visibles à la galerie Art All Access (Paris)
Photos by le si intéressant blog Haut Marais

Avec tout ça, normalement, ces brunes giletées aux voix rock, je ne pourrais plus les voir en peinture. Les écouter, en revanche, rien ne m'empêche. Alors, quand la porte d'entrée claque sous la main du Brun, que la nuit est tombée et qu'un vieux CD se met tout seul dans la chaîne, j'empoigne mon plus beau pinceau à blush et devant mon miroir, Kim Deal aux back vocals, moi au Body Body Physical (Busy), je refais le monde et le rock'n'roll.

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Foulard Matières à Réflexion, sautoir Malababa, blouse Swildens, fille non sous ecta, en mode pogo.

03 juillet 2007

"She's got the look" (Roxette)

Je n'aime pas Kate Moss. Je ne m'habille pas en fonction de Kate Moss. Je me fous que Kate Moss sniffe backstage avec Peetie', je me contrefous qu'elle perde des contrats, qu'elle en gagne, que Vogue lui consacre une couv', qu'Elle hésite à le faire. Cet aveu a valeur de séisme, je sais.

Je n'aime pas qu'on m'impose des icônes de mode. Les statues dans Cosmo, les autels dans Glamour, je les déboulonne fissa. Kate, arrête cette moue boudeuse, tu ne m'auras point. Et ne prends pas cela pour de l'acharnement, hein ("Kate, please, don't be silly, I'm not da center of da world !"), parce que tes copines collées Sienna ou Lindsay, j'en pense pareil.

Mes icônes, personne ne les aime. Personne ne revendique les copier, même pas moi. Surtout pas moi.

Mes icônes commettent des fashion faux pas toutes les semaines, sortent pas maquillées, sortent avec des mecs moches, et c'est très bien comme ça.

Je vais vous en présenter une, quand même : Sharleen Spiteri. Chanteuse de Texas, 39 ans, des jurons scottish bien tassés tous les trois mots, une fille baptisée Misty Kid (et donc, traumatisée à vie la pauvre enfant).

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Sharleen, elle est en avance sur tout le monde. Elle porte la frange paillasse - la marinière trois avant les modasses (2004).

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Sharleen, elle a comme meilleure copine ma future meilleure copine, soit Stella Mc Cartney (vous noterez également qu'elle sait porter le trench comme il faut, c'est à dire en faisant un noeud à la ceinture et en n'utilisant pas les passants. Sorry Jane (Birkin, pour les larguées du Burberry), t'as été devancée sur ce coup-là).

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Sharleen, elle fait du rock en col roulé noir Camaieu et en casquette marin. Et ça reste du rock. Et ça c'est fort.

Et vous, qui sont vos icônes de mode ?

PS : Sharleen, elle aime les caniches roses, donc elle aurait voté ouaf ouaf au Palomathon.

00:34 Publié dans My Tunes | Lien permanent | Commentaires (11)

31 mai 2007

"All Apologies" (Nirvana)

Un trajet Marseille-Paris, l'Ipod en main et Elle sous les yeux, "Canonball" des Breeders dans les oreilles. Limite le pied, si ce charmant poupon en combi Bonpoint ne décidait pas, toutes les cinq minutes, de faire tressauter mes écouteurs de ses cris "farinellesque". Pas assez cependant pour couvrir ZE morceau rock féminin (désolée pour Jim Mc Pherson, le batteur), le hit des mes années de troisième (mais oui, vous savez " in the shaaaade, in the shaaaaaaaaaaaaaaaade"). Et là, le choc, derrière une rassurante page de pub, je tombe sur la photo d'un autre groupe rock au féminin.

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Enfin, rock... Enfin, groupe... Enfin, Plasticine... Enfin, quatre nanas peinturlurées et habillées Noir Kennedy, une guitare en main depuis six mois (au moins, elles assument, rendons-leur ça) et des paroles qui feraient passer Richard Cocciante pour Alain Bashung. "Tu n'es qu'un looser", annoné sur trois accords qui se battent en duel, suffisants apparemment pour décrocher la une de Rock&Folk. Je ne lirai plus jamais ce journal.

Kim Deal versus Hello Kitty, j'ai fait mon choix.

22:37 Publié dans My Tunes | Lien permanent | Commentaires (5)