21 juin 2010

"Cruel summer" (Bananarama)

Où on se réchauffe le coeur comme on peut

De nos jours, on ne peut plus se fier à personne. Personne, vous dis-je. L'étiquette Sandro qui atteste 220 euros au bas mot, donc une qualité irréprochable ? Le capitaine des Bleus qui promet, des étoiles Petit Poney plein les yeux, que cette équipe s'aime comme la famille Ingalls ? Le gentil monsieur choucrouté de 20h30 qui nous annonce que ça y est, voilà l'été, enfin l'été ? Modeurs de tous bords, modeuses de tous ports, on vous spolie. Le calendrier est un vilain, le soleil un intrigant, Sébastien Folin un menteur. La seule vérité qui vaille, ces derniers jours, est la suivante : le 30 juin, les soldes commencent. Alors, à défaut de sortir mes (nu-)pieds et dorer mes mèches, je cible mes envies, mais pas vraiment au juste prix.

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Robe D.dikate, sac Louis Vuitton, sandales Vanessa Bruno

Ajoutez à celà la petite jupe imprimé étoiles Isabel Marant, et ma liste de courses affiche d'ores et déjà complet. Jamais prise de court, j'ai déjà calculé au plus rapide, grâce à une conjugaison techno-motricielle de Google Map et Mappy, l'itinéraire le plus simple (et le moins coûteux, faut pas que j'éparpille, j'disperse, j'ventile du napoléon en chemin) pour le jour J. Et en attendant, dès demain mardi 22 juin, soleil ou mistral, en bonne fille (f)estivale, je sors les jupes et les sandales. La Galliane, tout le monde vous le dira, a tout d'une entété(e). Qui a dit bientôt endettée ?

18 février 2010

"Missing" (Everything but the girl)

Où il est beau, il est beau, il est beau le boléro

"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé." En l'occurence ici, pour mon petit derrière de modeuse de Boulogne-Billancourt, un seul boléro vous manque, et tout est dépeuplé. Je m'explique. Cette semaine, dans notre Elle chéri, on nous conseille gentiment d'adopter dès à présent les tendances de l'été, early adopter, wahou, pour une fois que ça m'arriverait voilà une riche idée. Non, parce que le fondant châtaigne Monoprix Gourmet, je dois avoir été dans les 82 premières Françaises à lui avoir fait confiance, easy in the mouth, mais la veste léopard en fourrure, une des bonnes dernières. Une des never, OK, never mine, never mind. Donc, on (On, c'est ma belle copine Lauren B., belle et pas énervante, faut le faire) préconise le summer liberty en hiver. OK, liberty's my first love. Quand une tunique liberty de l'été dernier Isabel Marant se présente sur Ebay, Galliane dégaine son paypal, c'est Lauren qui l'a dit.

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Tunique Isabel Marant, ceinture Comptoir des Cotonniers, collier Sabrina Dehoff
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Les mêmes, plus un gilet American Vintage

C'est bien beau et bien beige tout ça, mais malgré la ritourn'Elle, je ne pense qu'à l'original. Comment l'oublier, d'ailleurs, mesdames, souvenez-vous plutôt, l'été 2009, Isabel Marant nous imagine en cow-girls nues de la cuisse, chalala bottées :
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Ce boléro de Ravel (ou tout autre boléro Marant), il me le faut, aussi fort que Dave aime l'Edam, aussi beau que la médaille d'or de Jason Lamy-Chappuis en combiné nordique, aussi vite que la durée de vie d'une paire de chaussures estampillée Sandro. Je lance donc mon fameux avis de recherche, mesdemoiselles et mesdames, si vous / votre tante / votre cousine américaine / le dépôt-vente du coin de votre rue en dispose, pensez à moi. Les sentiers de mon liberty en dépendent. Sans ce joli frou-frou, mes filles, je ne serai point free.

En commentaires, lancez vous-aussi vos avis de recherches !

PS : non, vous ne rêvez pas, j'ai découvert l'existence des logiciels photo.

27 novembre 2009

"Desire" (U2)

Où on va aller droit au but, allez l'OM

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WANTED

Gilet Princess Paress, vendu sur l'e-shop L'Atelier de la Mode

En noir, gris, taupe ou bleu, peu importe

Taille 1 ou 2, peu importe

Prix coûtant + récompense

lesgrandesfillesmodeles@gmail.com

Pour vous aussi, les filles, si vous recherchez désespérément une pièce, c'est en commentaires que ça se passe.

23 novembre 2009

"Avril en octobre" (Autour de Lucie)

Où est ce que j'avais besoin de ça en ce moment, non, vraiment pas

Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie, dit le proverbe. Et quand femme vieillit, alors, n'en parlons pas, ai-je envie de balancer, du haut de mes 27 ans, 27 printemps, 27 automnes même (vous comprendrez pourquoi plus loin) (Non ! N'allez pas déjà lire la suite, j'halllucine les curieuses!). Non parce que bon, quand on prend de l'âge, on prend aussi de l'assurance, des ennuis, des vergétures, des réductions senior (et non plus jeunesse), des "vous" dans notre gueule, des stagiaires de 19 ans qui nous remettent à notre place de vieille qui porte plus de Converse. Et des goûts de luxe. On s'en passerait bien, de cette dernière catégorie (et des vergétures aussi, parce que les stagiaires on sait les gérer, on est belles, drôles et intelligentes pour rappel).

Donc, les goûts de luxe. On va faire simple et imagé pour toutes les furies fashion qui ne calculent plus en chiffres mais uniquement en pointures : à 14 ans, je portais le baluchon Chevignon sur le dos, je pensais que j'étais au sommet de la branchitude et que Dolores O'Riordan, elle pouvait aller se déchausser avec ses Doc Martens. A 20 ans, j'ai acquis mon premier sac Comptoir des Cotonniers en toile poilue (à pois, l'image, on suit un peu) et je m'imaginais avec ma mère en quatre par trois sur toutes les colonnes Morris de Paris. A 23 ans, je demandais conseil aux journalistes de Madame Figaro, où j'étais en stage, sur la couleur de mon futur Charlotte de Gérard Darel, et je crânais  conséquemment comme une belle tête de morue. A 27 ans, à force de circuler dans Boulogne-Billancourt on Seine, et d'y croiser des Midday du même Gérard Darel, je rêve logiquement d'un ... Balenciaga Motorcycle camel. Vous notez que ma courbe de désir, calculée sur une pyramide de Maslow, suit proportionnellement ma progression géo-perso-professionnelle dans l'upper-west-side de l'Ile de France. Premier point rassurant.

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Sac Balenciaga, coloris Autumn

La couleur de ce sac à (1500) patates se nomme Automne, et je prends ça, avec la plus grande objectivité qui me caractérise (si, si), pour un signe du destin. Deuxième point rassurant. Bon, le troisième point rassurant, on va y venir tout de suite avant que  vous ne partiez surfer sur le site de Carla Bruni-Sarkozy : je ne suis pas capable de sortir une telle somme pour un sac, et vais sagement me rabattre sur une belle occasion Balenciaga, merci les dépôts-vente. Du type de celle-ci, moins chère qu'un Dreyfuss (320 euros) par exemple :

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Sac Balenciaga Giant Day camel

Ne vous en faites pas, je vous tiens très très vite au courant de mes pérégrinations. Et surtout, on se donne rendez-vous dans quatre ans. Je vous conterai alors ma passion pour les besaces Cotélac et les sac à langer Vert Baudet. Hmmmmm.

29 octobre 2009

"I was definitely made for this ... " (Hello Saferide)

Où il n'est pas besoin de faire long quand on a le souffle court

Qu'est-ce-qu'il me prend de traîner sur la blogosphère féminine un samedi soir, en rentrant du Marais, deux kirs Chablis dans le pif et ma souris qui dévie sur le site de Marie ? Je vois ça, je vis ça, je ne veux que ça, je divague :

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Veste Isabel Marant, collection automne-hiver 2009-2010

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Et dans la famille parfaite, je demande aussi le top et la jupe, pour qu'on soit tous au complet autour de la table le soir du réveillon.

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C'est là que je me félicite mentalement de ne pas avoir craqué pour une veste courte en tweed Avant Première très Bernadette Chirac. Ca aurait fait double emploi. Parce que cette veste, là, par-dessus, qui m'a mise sans dessus mais coûte pas deux sous, elle a déjà son petit cintre qui l'attend dans ma penderie. Et j'trouve pas ça très Marant. Bon, pour que ce post ne serve pas tout à fait à rien, la bonne nouvelle du jour, qui devrait vous réchauffer le coeur et le cou :

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Je vous intime, sur ce carnet, de vous y rendre parce que Warmi, c'est vraiment trop cool.

01 octobre 2009

"All that glitters" (OMD)

Où un jour, un garçon m'a dit, pour me draguer, "tu brilles de mille-feuilles" (et il passe à la postérité)

Marre de briller par ma beauté (Hum). Marre de briller par mon intelligence (hum hum), par mon humour (hum hum hum). Envie de briller tout court, tiens, comme un sapin de Noël, deux mois en avance. La tendance "sequins", cet été, je l'ai vue passer comme une étoile filante. Des paillettes, que dis-je, de la poudre aux yeux, et je ne suis pas fille à s'éblouir facilement. Mais l'automne arrivant, les nuages  et le gris avec lui, moi je veux de la lumière, du soleil, du happy face sans Mya Frye. J'ai donc décidé, non sans stress, de me convertir au strass. Shiny happy people, me voilà !

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Shyde, collection automne-hiver 2009-2010

Avant d'arrêter mon choix, forcément brillant, sur la pièce qui illuminerait l'open-space dans lequel je travaille mais aussi notre 45m2, le bus 123 et Boulogne-Billancourt City tout entière, j'ai forcément suivi la piste aux étoiles direction les common fashion spots.

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Sandro, automne-hiver 2009

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Pull Sandro, disponible ici

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Top N'Jo, disponible ici

Et puis finalement, mon amour des robes fut le plus fort. C'est donc vers Shyde que je me suis tournée, pour un modèle tri-matière sequins coquin, manches courtes, idées longues :

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Robe Shyde, disponible ici
.Astuce : Utiliser le code promo RENTREE20 pour obtenir 20 euros de réduction

Dès que je l'ai reçue, je me dévoue, je la passe et j'illumine vos vies, j'imagine déjà vos mines ébaubies. Dites-moi tout de même ce que vous en pensez. So, girls, I've got you under my s(e)quins?

Et vous, une pièce pailletée dans votre garde-robe hivernale?

07 septembre 2009

"Je veux tout "(Ariane Mofatt)

Où il sera question en vrac de votre note au brevet des collèges, d'Angelina Jolie et de Nicolas Sarkozy

Fille à défi, voilà ce je suis. Une fille qui se donne du fil à retordre, étoile filante au firmament amoureux, qui jamais ne se défile et fait fi de la difficulté. Un peu une Angelina Jolie française, en somme, les yeux bleus et six enfants adoptifs en moins. (C'est tout ce qui nous sépare, je ne vois vraiment rien d'autre). Oui, parce que la Jolie poupée, elle s'était promis de chiper Brad à Jennifer, et elle l'a fait, haut les mains, haut la main, et six bambins dans l'tambourin. J'aurais pu, honnêtement, mettre la barre aussi haut, et tenter d'agripper, du haut de mon mètre 80, Gaspard Ulliel à sa chérie du moment. Mais, honnêtement (la rhétorique Sarkozy s'empare de moi, au secours pardon), d'une j'ai ce qu'il faut à Boulogne-Billancourt (ma nouvelle maison, avec tous plein de gros coussins dedans), de deux je me suis trouvé un autre défi. Un vrai défille, devrais-je dire d'ailleurs, qui tient en deux points. Là, va falloir que je les montre ces deux points, avant de me faire tirer sur les "i".

Collection Comptoir des Cotonniers automne-hiver 2010

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La robe s'appelle Nougat, coûte 140 euros, et me met au tapis avec ses volants. Le blouson n'a pas de nom, coûte 360 euros, et représente ma seule concession potentielle à la tendance officier en cette rentrée. (Non, pas la veste H&M, j'veux du cuir, du gris, du classe). Donc, si vous avez eu votre brevet des collèges et vous avez lu jusqu'ici, vous avez compris que mon défi culmine à 500 euros. Le compte n'est vraiment pas bon, surtout en ces temps d'emménagement, d'où mon défille : m'offrir la tenue de mes rêves en revendant sur mon vide-dressing pour exactement le même montant. Défi lancé, céans, par une mauvaise fille qui file pourtant un joli coton.

09 juin 2009

"Butterflies instead" (K's Choice)

Où on reprend les Perdus de vue, Avis de recherche, et que tourne La roue de la fortune

Comme d'autres ont fait de la charlotte aux poires ou du poke sur Facebook leurs spécialités, je me suis habituée à désirer des chaussures un an après leur sortie. Les ballerines Chloé, vous vous rappelez, un de mes plus brillants faits de gloire après mes tuniques lamées rose et argent - très Sheila "Spacer" featuring  Magloire - Erotokritos. Bref. Devant cette réussite sur toute la ligne, je me devais de récidiver, diva, avec ces sandales papillon Maloles. Que je possède en grises, mais que je veux en noir, ou en beige, ou en fushia, je ne suis pas contrariante. J'ai déjà une saison de retard, je ne vais pas en plus faire ma desperate fashionista. Vous l'avez constaté, ces derniers, je papillonne.

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Sandales "Butterfly" Maloles

L'effet papillon, vous l'aurez compris. Si vous possédez ce modèle en 41 et que, comme toute bonne cigirl qui les aura portées tout un été, s'en est lassée quand la bise fût arrivée, vous me prévenez ?

Pour tous vos avis de recherche mode, c'est dans les commentaires que ça se passe !

21 décembre 2008

"Happy Christmas, War is over" (John Lennon)

Où je rassure tout le monde, et même le système solaire, et même les clientes des ventes presse Vanessa Bruno

En ces heures de fête, où le saumon Labeyrie frétille dans le freezer et la belle-mère appelle pour demander quel parfum, la bûche, je n'aurais pas le temps de poster. Juste le temps de vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année, pleines d'éclats de rire, de bêtisiers présentés par Nathalie Vincent ou Laurent Mariotte, de guirlandes électriques qui s'emmêlent et de chapons trop cuits. Je ne parle pas du chandail corail offert par la cousine Agathe, le corail ce sera trendy dans deux saisons (revoir le chapitre 8 de votre cours de probabilités, 1re). 

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Et je reviens tout bientôt, pleine de bon sentiments dégoulinants, de minijupes vraiment mini, de maxi bons plans vraiment maxi, de bottes Blondie Sessun si le père Noël existe vraiment, en 2009 ou même avant. Pour être franche, ça me foutrait les boules que vous m'enguirlandiez encore, les filles.


PS : Je sais pas si vous savez, mais dans environ deux nanosecondes, vous allez (savoir), le site de Glamour propose d'élire ses blogs préférés parmi une short-list. Un peu plus démocratique que d'autres classements. Difficile de choisir, je vous l'avoue, entre les excellentes Géraldine, Punky, Alix ... Et Garance, pour qui j'ai voté, je n'en ferai pas un secret ;-)

10 décembre 2008

"Wednesday" (Jimmy Eat World)

Où allô, allô, j'arrête de solliciter le Ministère des pleurs, et je me reprends en main de pieds en cape

Ca m'est tombé dessus comme ça, un soir d'hiver, Michel Drucker caressait Olga sur son canapé, la soupe Picard frémissait dans le micro-ondes, la météo annonçait des éclaircies sur Maubeuge et moi, je reniflais. Le coeur à rien. Il était temps que ça finisse. Mon premier chagrin de mode. Ma quête existencielle, mon Graal, mon étoile du Berger que comme les Rois Mages, en Galilée, je suivais des yeux des mois entiers. Ces fameuses bottines Sessun bleues, ces Blondie, qui m'avaient cruellement brisé l'Heart of Glass. Mon annonce Ebay n'ayant rien donné, mes appels sur le blog étant resté vains, le Ministère de l'Intérieur ayant refusé de lancer une alerte enlèvement pour m'aider, il fallait que je fasse mon deuil. Au nom d'Olga, de Blondie, du créateur de Picard et de ma santé mentale, j'ai décidé de cicatriser.

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Un chagrin de mode, ça marche comme un chagrin d'amour. Ma copine Sandra, très Docteur Love dans l'âme, m'avait conseillé, quand ma vie amoureuse s'essouflait, une tactique imparable : le rebound. En engliche dans le texte (oui, ma copine Sandra aime Alicia Keys et a des enceintes portatives Ipod dans sa salle de bain, elle boit également du Sunny Delight, elle peut donc faire office de gourou. I swear): "le mec sur qui tu rejettes ton attention après une déception pour qu'il te bouffe l'esprit et qu'il t'empêche de repenser à l'ancien". Moi, quand on me donne un bon conseil, je le mets à toutes les sauces. Et donc, à la mode de chez moi, ça veut dire "les bottes sur lesquelles tu rejettes ton attention après une déception pour qu'elles te bouffent l'esprit et qu'elles t'empêchent de repenser aux Sessun". Noël approchant, ow ow ow, une virée au Printemps, ow ow ow, et je me suis pris un "rebound dans my face" que j'ai pas compris pourquoi. Pas grand chose à voir avec l'ancien objet de mon affection, si ce n'est la couleur (le grand bleu), mais voilà, elles sont là, et elles m'occupent l'esprit.

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Bottes Solea, disponibles au Printemps ou chez Kurt Geiger
Vues en vrai, elle n'ont pas du tout cet aspect lutin de 7 lieues et demies qui pourrait vous rebuter. Non, elles sont bleues, et terriblement classe. Puis, leur nom, qui me parle, autant que Blondie a pu chanter doux à mon oreille : Solea, du titre d'un roman de l'excellent auteur de polar Jean-Claude Izzo. Maintenant, quand la soupe Picard frémit dans le micro-ondes, c'est à elles que je pense. Et à cette maxime de Sandra, revue et corrigée, "les bottes sur lesquelles tu rejettes ton attention après une déception pour qu'elles te bouffent l'esprit et qu'elles t'empêchent de repenser aux Sessun". Elles me bouffent pas que l'esprit, ces fichues bottes, Sandra. 280 euros, il y a marqué sous leur boisé talon. Elles veulent aussi me bouffer le compte en banque.

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