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08 septembre 2008

"Making plans for Nigel" (Nouvelle Vague)

Où on boucle la boucle façon quadrature du cercle, et Py dans tout ça?

Je ne suis pas allée au Salon du Prêt-à-porter, Who's Next, tout ça tout ça. Qu'aurais-je eu à y faire, entre nous, comme si j'aimais la mode et mourrais d'envie de découvrir de nouveaux créateurs plein de talent, d'avenir, et de problèmes de financement "parce que sans dec', on galère pour financer notre 3e collection et les boutiques elles nous prennent les vêtements en dépôt, elles les achètent pas, tu saisis la différence?" J'ai tellement bien saisi que je n'ai rien entendu de tout ça.  Non, j'ai préféré me lever à 6h du matin pour aller travailler, bien docilement, c'était plus enviable et il faisait tellement beau que j'aurais eu tort de ne pas bousiller mes bottes plates sous l'averse qui se déclenche à 6h31, l'heure où je foule mon perron. La pluie est mon amie. Celle de mes cheveux qui ont tendance à crépiter, aussi.

Je ne suis pas allée écouter Keziah Jones dans le métro. D'abord, parce que quand ma copine E. me smse samedi matin "Cocotte, y'a 80% de chances qu'il joue à Auber à 14h30", je me dis que 20%, soit une chance sur 5 (ouaw, ça suit les littéraires), ça fait quand même beaucoup, et que de toute façon, 14h30 devant les grands magasins, autant tenter la traversée des Alpes avec les éléphants d'Hannibal. J'vous dis pas la proportion de gentils centurions écrasés. A la place, dimanche, j'ai vu un jeune mec dans le métro - vive la République - qui s'est dit "Si je me mets torse poil avec un chapeau, et que je fais vaguement du rythm is life, ptête que comme Keziah, ça va marcher pour moi". C'que ça m'a juste fait, à moi, c'est rythm is gone, à la limite fredonner "Hey, Mr Tambourine man" voire "Hey Monsieur l'homme-orchestre" (l'adaptation d'Hugues Aufray, pour les puristes). Vous pensiez qu'il la connaissait?

Parce que je n'aurai jamais la réponse, je vais plutôt finir ce que j'ai commencé. J'aime bien mettre des points finaux, ranger mes pantoufles perpendiculairement à mon lit, aligner les verres, et par là-même, boucler les boucles. Je vous parlais de carreaux? J'ai acquis moi-même du carreau peu cher et tout à fait digne d'intérêt. La preuve, vite fait bien fait :

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Robe Zara, gilet Les Prairies de Paris, besace (parce qu'elle fait son retour, figurez-vous) vintage Sandro, sautoir Malababa

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Tunique Avant-Première, 19 euros si je me souviens bien

Là, vous avez lu entre les petites lignes : "la besace revient en force", bravo, je me demande si ce n'était pas la seule info de ce billet (même si j'en soupçonne quelques-unes d'aller télécharger "Hey Monsieur l'homme-orchestre" en douce, petites Chantefrance, va). Mais dans le genre" sac à carreaux ultime", il reste le must des must :

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Comme vous le voyez, et comme je l'ai déjà dit, je déménage, et tout est bon pour envelopper ma vingtaine (1 chance sur 5 que ce chiffre soit exact) de boîtes de chaussures pour le grand voyage. Figurez-vous que j'ai débarqué chez Tati pensant en acheter avant que la vendeuse me rit au nez : "je ne sais pas pourquoi on appelle ça les sacs Tati, on n'en a jamais vendu!" Vla'ti'pas de l'info de première main en chute de billet. J'en croyais pas mes yeux, mais je l'ai pris au pied de la lettre. Manquerait plus que Rachida Dati soit enceinte, et qu'on ne connaisse pas le père.

00:05 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : avant-première, zara, tati