22 juillet 2010

"Love is blue" (Frank Sinatra)

Où le grand bleu, c'est pour bientôt

Mmmmmh, je ne sais pas vous, je ne sais que moi, mais l'appel de l'azur baudelairien se fait de plus en plus pressant. A force de voir du ciel bleu de ma fenêtre d'open-space, à force de voir des flots marine dans mon écran plat, à force de voir du vernis turquoise (OPI, of course, pour les French) sur les ongles des Boulonnaises, je suis la tête en vacances. Il fallait bien que cette vague bleue déferle dans mes repérages "fin de soldes", avec des petites merveilles ma foi schtroumpfement sympathiques.

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Sessun Piou Bag nouveau modèle, sandales Mellow Yellow, marinière Maje, collier Titlee, blouse Dedikate

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30 mai 2010

"Canonball" (The Breeders)

Où je saisis la balle au bond

Pourquoi je n'étais pas là cette semaine, vous vous le demandez sûrement, et vos ongles s'en soiuviennent. Je traînais au pays de la terre rouge, de la balle jaune, du ciel pas souvent bleu, du béton gris, des hôtesses roses, du studio Orange, des badges multicolores, bref, Roland-Garros. J'y travaillais, hein, je ne me dorais pas la pilule devant le fessier galbé de Rafael Nadal (je ne faisais pas que me dorer la pilule, je rectifie).  (Et pas  uniquement devant le fessier galbé de Rafael Nadal, Fernando Verdasco est pas mal non plus, essayez-voir). D'ailleurs, allez constater par vous-même dans le très chouette reportage photos réalisé par Anne-So', et cherchez bien, vous allez m'y trouver. Un petit look estival, vite fait en passant, que j'ai étrenné sur le Suzanne-Lenglen ... en hommage à Suzanne Lenglen, qui n'était pas la dernière des élégantes d'ailleurs.

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Top Eple & Melk, jupe taille haute Zara, sandales Zara, sac Balenciaga
Vous avez noté, le ruban de l'accréditation assorti au sac ? Oui, vous avez noté, suis-je bête. Et bien parce que vous avez l'oeil, je vais revenir très vite, et vous en faire voir de cette couleur. D'ores et déjà, appelez-moi, la dame au camel ... Hi ha !

13 janvier 2010

"The Fame" (Lady Gaga)

Où Mister Big est entré dans ma vie de femme libérée

"Presque" est un mot que j'adore. Presque, c'est l'aveu touchant de l'échec, mais aussi de la tentative. Imparfait mais attachant, à la fois fini et à jamais infini, puisque le tout n'est pas atteint, et qu'il reste donc à faire, à vivre, à améliorer. Je ne suis pas une blogueuse mode, je suis presque une blogueuse mode (il me manque un 2.55 Chanel, les photos prises par mon boyfriend street-styler, le partenariat avec un site de ventes en ligne, l'apparition dans le classement Elle Wikio). Je ne suis pas drôle, je suis presque drôle (Florence Foresti est drôle. Et belle. On en reparlera ici si vous le voulez bien). Finissons-en avec mon nombril (presque bien dessiné), et parlons plutôt de celui de mes copines. L'autre soir, attablées dans un resto libanais à 7 euros le mezze, digressions avinées autour de "J'ai croisé une célébrité". Toute fière de moi, j'avance un "la soeur de l'HDMV est sortie avec Christophe Rippert" triomphant. En face, j'ai C., la truculente C., qui est "sortie avec le demi-frère d'Astrid Veillon." La barre était haute. Enfin, à ma droite, j'ai S., la Sandrissime S. , qui est "presque sortie avec le fils de Cookie Dingler". La barre culminait à 6m50, même Bubka ne l'aurait pas tentée. La troisième aurait pu nous sortir Patrick Topaloff de son chapeau, on ne l'aurait même pas écoutée.  Cookie Dingler. Fils. Presque. Amen.

Etrange, donc, ce rapport à la célébrité. J'ai dû être deux, trois fois, reconnue dans la rue ou le métro (pas forcément pour le blog). Mais en général, si on m'arrête, c'est moins pour louer mon port de tête légendaire en photo d'appartement que pour connaître la marque de ma parka. Déjà ça, ça me va. Mon sac City Balenciaga est plus connu que moi, ne le mérite pas vraiment, mais le vit très bien.

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Sac City Balenciaga, parka Comptoir des Cotonniers, boots (talonnées!) Jonak

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Robe Sessun (Hôtesse de l'air), sac City Balenciaga

Depuis le temps que je vous parle de lui, sans vous le montrer, il était temps de réparer cette injustice. Un peu de lumière, Bright lights, big City. Almost famous, ce sac, que dis-je, cette oeuvre d'art appartenant au patrimoine mondial de la maroquinerie. Il était une fois, mesdemoiselles, la Big City Life.

23 novembre 2009

"Avril en octobre" (Autour de Lucie)

Où est ce que j'avais besoin de ça en ce moment, non, vraiment pas

Souvent femme varie, bien fol qui s'y fie, dit le proverbe. Et quand femme vieillit, alors, n'en parlons pas, ai-je envie de balancer, du haut de mes 27 ans, 27 printemps, 27 automnes même (vous comprendrez pourquoi plus loin) (Non ! N'allez pas déjà lire la suite, j'halllucine les curieuses!). Non parce que bon, quand on prend de l'âge, on prend aussi de l'assurance, des ennuis, des vergétures, des réductions senior (et non plus jeunesse), des "vous" dans notre gueule, des stagiaires de 19 ans qui nous remettent à notre place de vieille qui porte plus de Converse. Et des goûts de luxe. On s'en passerait bien, de cette dernière catégorie (et des vergétures aussi, parce que les stagiaires on sait les gérer, on est belles, drôles et intelligentes pour rappel).

Donc, les goûts de luxe. On va faire simple et imagé pour toutes les furies fashion qui ne calculent plus en chiffres mais uniquement en pointures : à 14 ans, je portais le baluchon Chevignon sur le dos, je pensais que j'étais au sommet de la branchitude et que Dolores O'Riordan, elle pouvait aller se déchausser avec ses Doc Martens. A 20 ans, j'ai acquis mon premier sac Comptoir des Cotonniers en toile poilue (à pois, l'image, on suit un peu) et je m'imaginais avec ma mère en quatre par trois sur toutes les colonnes Morris de Paris. A 23 ans, je demandais conseil aux journalistes de Madame Figaro, où j'étais en stage, sur la couleur de mon futur Charlotte de Gérard Darel, et je crânais  conséquemment comme une belle tête de morue. A 27 ans, à force de circuler dans Boulogne-Billancourt on Seine, et d'y croiser des Midday du même Gérard Darel, je rêve logiquement d'un ... Balenciaga Motorcycle camel. Vous notez que ma courbe de désir, calculée sur une pyramide de Maslow, suit proportionnellement ma progression géo-perso-professionnelle dans l'upper-west-side de l'Ile de France. Premier point rassurant.

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Sac Balenciaga, coloris Autumn

La couleur de ce sac à (1500) patates se nomme Automne, et je prends ça, avec la plus grande objectivité qui me caractérise (si, si), pour un signe du destin. Deuxième point rassurant. Bon, le troisième point rassurant, on va y venir tout de suite avant que  vous ne partiez surfer sur le site de Carla Bruni-Sarkozy : je ne suis pas capable de sortir une telle somme pour un sac, et vais sagement me rabattre sur une belle occasion Balenciaga, merci les dépôts-vente. Du type de celle-ci, moins chère qu'un Dreyfuss (320 euros) par exemple :

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Sac Balenciaga Giant Day camel

Ne vous en faites pas, je vous tiens très très vite au courant de mes pérégrinations. Et surtout, on se donne rendez-vous dans quatre ans. Je vous conterai alors ma passion pour les besaces Cotélac et les sac à langer Vert Baudet. Hmmmmm.

09 juin 2008

"Paris de loin" (Poney Express)

Où on prend de la hauteur sur les débats

Si vous fréquentez les mêmes magasins que moi, lisez les mêmes journaux que moi, chantez le dernier titre des Ting Tings comme moi (ça, c'était pour le placer, ruez-vous sur leur album), déjà, vous avez bon goût. Ah ah, elle est bien bonne. Vous avez bon goût, et vous vous êtes surtout rendu compte, en essayant votre potentielle 3e paire de spartiates - ouais mais couleur bronze, darling, ça va avec tout, j't'assure, j'en avais pas - que la chaussure était devenue une valeur montante. Faut qu'ça enserre la cheville, faut qu'ça griffe l'osselet, faut qu'ça fasse l'amour à l'objectif, bref, les lanières grimpent dès que les températures montent. Moi, ça me va, j'ai toujours voulu être bridée. A ce propos, je me rappelle lors d'une opération esthétique bénigne d'un kyste sur le visage avoir glissé au chirurgien qu'il pouvait m'étirer un peu les paupières pour le même prix, que ça me ferait plaisir. Lui, il avait pas l'air très débridé.

Donc, vous ne trouverez plus rien de bas chez moi. Collet monté, Galliane, à regarder de la chaussure grimpante comme une belle plante :

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Azzedine Alaïa jacta est, matez-moi cette divinité romaine. On est d'accord? On est d'accord.
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Follement Balenciaga, n'est-ce pas ? Follement d'accord, vous et moi, décidément.
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Ca c'est, pour mettre de la couleur, du rose poudre chez K Jacques.

Et puis la chaussure montante, ça va avec tout, c'est pas contrariant. Ca élance les petites, ça habille les robes, ça démémérise les shorts. Puis les baskets, elles se portent montantes. Puis les escalators, on les monte, comme les chevaux et les manèges. Puis la montée, c'est toujours positif, montée au ciel, alors que descente aux enfers. Là, normalement, j'ai fait le tour de tous les arguments les plus bas de gamme pour vous convaincre haut la main. Après la théorie, l'exemple : 

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Mes jambes immortadelisées dans du Givenchy
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Sandales montantes en daim Topshop
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Sandales montantes Chie Mihara

Je ne suis pas du genre à vous monter la tête, vous me connaissez. Alors, vous porterez de la mule, de la tropézienne, de la fine tong même si vous y tenez, ça ne changera pas ma vie. Mais la sandale montante, sur bas mi-coton, mi ségolaine, je l'ai là, chevillée au corps.

02 mai 2008

"Heroïn" (Velvet Underground)

Où Balenciaga, c'est définitivement ma came

Alors que le prix du pétrole flambe et le litre de lait se porte à ébullition, je vous annonce en exclusivité que le cours de l'héroïne a nettement baissé. Pour 4,90 euros, aujourd'hui chez votre kiosquier, vous avez deux kilos d'héro bien tassés dans un joli emballage griffé Very Elle, magazine hype et huppé lancé il y a deux semaines. Sur la couverture était écrit, surligné de noir même : "Héroïnes". D'emblée, j'ai fermé les yeux, association d'idées, vite. Héroïne, LSD, pensé Hélène de Troyes, Jeanne d'Arc, Madonna, Coco Chanel, Jane Fonda, Gisèle Halimi, Simone de Beauvoir, Virginie Despentes, Gena Rowlands, Blondie, Laure Manaudou, ses larmes cette semaine. Puis j'ai ouvert, les yeux, ouvert, le magazine, et j'ai vu Amber Valletta. Jadis mannequin, me rappelle-je à grand-peine, mais j'ai toujours préféré sa grande copine Shalom Harlow. J'ai vu Chloë Sevigny et Elettra Rossellini. J'ai lu Arielle Dombasle et survolé Britney Spears. Et j'ai refermé. Me sont restées en tête, yeux fermés, de belles images, très belles même, ça j'aime, mais ça j'ai partout, dans Vogue, dans Elle, dans la rue sur les panneaux d'affichage, dans les musées, sur vos blogs.

M'est surtout venue l'envie d'ouvrir un dictionnaire, à la lettre "h", mon petit Robert feuillu qui me raconte qu'un héros, c'est avant tout "un être fabuleux, la plupart du temps d'origine mi-divine, mi humaine, divinisé après sa mort" (Arielle?) ; "un être qui incarne dans un certain système de valeurs un idéal de force d'âme et d'élévation morale" (Britney?). Je me suis convaincue, regardant Amber Valletta aux côtés d'Amanda de Cadenet, que la starissime photographe avait imposé sa meilleure amie - plus tellement au top - comme héroïne de ce premier numéro. Ca doit être ça, ou je brûle mon Jérôme Dreyfuss. Héroïne, ou tout simplement poudre aux yeux ? 

Mon nuage de lait dans ce café bien noir, évidemment que je vais en parler. Une héroïne, dans ce magazine, j'ai quand même trouvée. Des mois qu'elle m'obsède, la vilaine, même que j'ai fait des pieds et des mains, taille 38, pour la porter aux nues sur ma peau nue. La grande Madame Figaro avait tenté ce qu'elle avait pu, Nicolas Ghesquière n'avait rien entendu. Chez Very Elle, pour bien enfoncer le clou, ils ont frappé deux fois.

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Photo Doug Inglish / Very Elle
 
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LA robe Balenciaga, printemps-été 2008, portée par Leelee Sobieski et Charlotte Gainsbourg (photo Kate Barry / Very Elle)

La robe rêvée de mes anges. Il fallait la trouver, cette fameuse héroïne, au coeur de 234 pages de pub, de Britney, d'Arielle et d'Amber. Moi être very elle, casaque pas cosaque python poudrée ou de pétunias bariolée, un peu, beaucoup, à la folie. Very, very.