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09 janvier 2012

"I keep mine hidden" (The Smiths)

Où je suis en plein âge ingrat

On dit souvent que la mode n'a pas d'âge, et ma penderie ne ferait pas mentir cet adage. Bien malin celui qui, devant mes étagères, ira deviner à l'aveugle l'âge de leur propriétaire. Des pyramides de pulls, chemises, jeans, des jupes (toujours courtes) et pléthore de manteaux (beaux et chauds), voilà pour les preuves matérielles. Mais à moins de dater l'ensemble au carbone 14, l'expert du vestiaire ferait chou blanc. Le cachemire bonne maman y voisine avec le polyester Jennifer, la tunique floue frôle la veste structurée, l'imprimé fleuri bataille avec des pois en pagaille, quand mes Veja montantes draguent lourdement des escarpins vernis. Alors, vous me donnez combien, sérieusement ?

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03:23 Publié dans My Clothes, My Life | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : sessun, bel air

09 novembre 2011

"Me and my boyfriend" (Toni Braxton)

Où après le "jean petit-ami", le cousin

Les liens du PACS ont beau être ce qu'ils sont (c'est à dire impénétrables ailleurs que dans la froideur d'un tribunal), il y a des choses qu'avec l'HDMV, on ne partagera jamais. Sa passion pour la PS3 et les jeux de Formule 1. Son amour des quenelles de brochet (il y avait donc un enfant qui aimait en bouffer à la cantine, et je suis tombée dessus. Wouhou, lucky me). Ses goûts en matière de déco ("Ce lampadaire à trois boules chromées, vraiment ? On vit dans une salle d'attente de dentiste?") Et sa penderie. Ahhh, sa penderie. Des pulls col en V polyester, des chemises non repassées et des chaussures presque à ma pointure. Mais des Camper ou des Adidas. Donc pas de chaussures. Oublié, les théories fumeuses du "aujourd'hui, on partage la penderie", le vestiaire unisexe de The Kooples, la chemise d'homme qu'on porte ouverte au sortir du lit. Fini, la mythologie de Comptoir. Chacun son cachemire, et les chèvres seront bien gardées. Ceci dit, quand j'ai vu que la tendance, après le jean, était au manteau boyfriend, j'ai retroussé mes manches et la raideur de mes principes pour me convertir à ceux de l'école mixte.

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22 septembre 2010

"La Parisienne" (Marie-Paule Belle)

Où je vais me faire des ennemies ... capitales

Bon, j'le dis, j'le dis pas ? J'le dis, tant pis si je dois, après cette vérité, fermer ce blog, mes 1352 lectrices quotidiennes parties voir ailleurs si je n'y suis surtout pas. Tant pis si je dois m'exiler en Bulgarie, oublier le rayon traiteur de Monoprix, vivre sans les sneakers Isabel Marant (bon ça, je peux franchement survivre, nous en parlerons tantôt). Allez, j'y vais, je balance, ça balance pas mal à Paris, ça balance ici. La pire remarque que peuvent me faire mes ex-amis s'ils me croisent, ou même ma famille ? "Mais tu es Parisienne toi maintenant !" Silence interloqué.  Silence interminable. Silence. Rouge aux joues. Joues en feu. Interlocuteur en joue. "Quoi ? QUOI ? You're talking to me ?" Je n'ai peut-être plus l'accent, plus le style, plus le soleil dans les yeux et dans le coeur, mais Marseille forever.

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08 septembre 2010

"Opposites attract" (Paul Abdul)

Où il est beau, il est beau, il est beau mon boléro

Je suis grande, très grande, trop grande pour certains. Grande gueule, grande fille, et évidemment, tout ne va pas comme je veux, je vis, j'envie. Premier dilemme : j'aime les talons. J'aiiiiiiime les talons. Hum. Bilan : cent quatre-vingt centimètres et demi (notez le demi, moore and more) privés de compensées, escarpins (à bouts pointus) (ou pas), sandales, plateformes. Deuxième dilemme : l'é(puis)paulette. S'il y a bien quelque chose qui ne va pas particulièrement aux grandes, ce sont les épaulettes. Le syndrome "nageuse est-allemande" guette au tournant, même si on pèse 50 kilos toute mouillée, on ne le voit pas venir (puisqu'il guette au tournant). Bref, on veut toujours ce qu'on ne peut pas avoir, le classique des cantiques. Aussi, quand j'ai vu ce boléro Bel Air en publicité dans les journaux, il avait beau coûter très cher, j'ai vendu très cher toutes mes autres (vieilles) peaux pour me l'offrir.

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Boléro Bel Air, blouse Isabel Marant, jean Comptoir des Cotonniers

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11 mars 2010

"You make me sick" (Rihanna)

Où on sort ses mouchoirs et ses Actifed périmés

Je ne rêve plus (pour ça, il faudrait dormir). Je ne fume plus (pour ça, il faudrait déjà fumer). Je n'ai même plus d'histoire (pour ça, il faudrait sortir de sa couette). Bon, pas besoin des quatre couplets restants, comme quand ma mère rentrait le soir, et patati et patata, les filles, je suis malade. Complètement malade. Avec la narine droite qui se bouche, puis la narine gauche qui se bouche, l'oeil qui brille, le cheveu qui graisse, la voix qui barrywhite. Je n'ai plus le goût de rien (même pas de ces délicieuses coupes aux fruits rouges Picard). Bref, j'ai pris la route du rhume. L'une d'entre vous, même la moins sympa, pourrait-elle m'expliquer pourquoi on n'a pas envie de s'habiller quand on est malade ? Vous m'auriez vue chez Zara tout à l'heure (pour aller à la pharmacie, je passe devant Zara), même les vendeurs ne m'approchaient pas. Mon look le plus étudié de la semaine ? Matez-moi ça :

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Total look American Vintage

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Total look American Vintage + col Muka

Quand on est malade, donc, on ne s'habille pas. Mode et maladie ne font pas bon ménage. On ne s'habille pas, on vit nues (on prend toujours des bains, quand on est malade), et on traîne sous la couette avec plein de gros magazines féminins tous pleins de pubs avec des filles en tenues d'été donc quasi-nues. Comme celle-ci, une Bel-Amie, que j'ai vue au moins dans quatre hebdos différents, et qui hante mes nuits depuis :

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Impossible de trouver ce boléro online, seule la robe en soie avec imprimé marine est disponible sur monshowroom. Je veux les deux. L'ensemble, c'est tout. Merci cette pub, qui m'a filé une bonne raison de me soigner pour aller ... prendre l'air.

18 avril 2008

"Forbidden love" (Madonna)

Où je me demande si j'ai encore mes tee-shirts Pimkie grunge Tie & Dye. Y'a moyen d'en faire une étole, croyez-vous?

Au fronton de mes dix fashion commandements, merci maman, merci papa, deux interdits que je respecte à la lettre depuis quelques années : No logo (Naomi Klein en force, Louis V. dans ta face) & No tie and dye. Ces préalables posés, on peut discuter, on n'est pas au service d'ordre des JO de Pékin : ah bon de l'imprimé zèbre, vous êtes sûres pour les Dunk reggae, si je porte du colling ? Mais le printemps-été 2008 se profile, les bourgeons s'ouvrent, les trenchs se déboutonnent, les sourires se délient et les orteils se libèrent. Autrement dit, open up open up your mind, uptown Gal', un peu d'ouverture d'esprit que diantre, sors de ta caverne platonicienne, la vérité absolue n'existe pas, vive le relativisme à la Protagoras. "L'homme est la mesure de toute chose", disait ce dernier, et la femme encore plus. Tie and Dye? Si Christian Lacroix ose, hmmmpf, faut voir :

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Photo Madame Figaro
Ah bon, Matthew Williamson en a fait aussi, et c'est joli?
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Photo Matthew Williamson
La robe Diane von Fürstenberg était ici la semaine passée, elle est sur le dos de Camille dans le dernier Elle. Veinarde? Dans le dernier Glamour, aussi. Obsession?
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Photo Patrick Swirc
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Photo Ba&sh
Mais on ne piétine pas toutes ses certitudes d'un simple coup d'oeil printanier. Live and let dye, j'aurais pu continuer encore des années. Sauf en passant devant chez l'ami Marc J., près d'Opéra. Toujours très convaincant quand je lui fais mon sourire "j'ai pas d'argent, t'as quoi pour 15 euros ?" J'aurais presque pu repartir avec de l'imprimé zèbre, mais me voilà avec du logo ET du délavé. Trop fort, Marky Marc, le roi du special item :
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Sac cabas Marc Jacobs, 12 euros
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Gilet Surface to Air, marinière Gap, foulard H&M, jean Zara
On ne se refait pas complètement, Marc Jacobs ou Jacadi. Le Tie and Dye pour moi, vous l'aurez compris, ne sera jamais essentiel. Il restera accessoire.