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16 avril 2008

"Dance little sister" (Terence Trent d'Arby)

Où la greffe de souris dans ma main droite a parfaitement pris, je vous remercie 

M'en est arrivé une belle, l'autre jour. Mais permettez que je digresse, avant de glisser mon anecdote, et que le foulard tombe, et que vous ne reveniez plus jamais ici. On se doit bien ça, entre ondes virtuelles, quand y'a d'la gêne y'a plus d'amour. Donc, depuis le temps que j'ai ouvert ce blog, soit l'ère glaciaire moins un jour, la lectrice me demande comment je peux acheter tant, porter joli, bla bla, en gros, elle se fait indiscrète sur mon niveau de vie. Ma réponse tient en quatre lettres et quelques euros : E.B.A.Y. Je suis peut-être bac +6 en science politique (et vlan), mais je suis aussi thésarde en enchères. Je ne suis pas fiancée à Pierre Sarkozy dit "Mosley" dans les milieux hip-hop, je suis maligne. Je sais repérer la petite pièce de créateur que personne n'a vue, mise en vente pour trois fois rien, ma règle de trois, trois exemples pour que vous compreniez :

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Leçon 1 : du basique tu préfèreras à ce bibi créateur en tartan moutarde. Prise de rique zéro. L'exemple : la parfaite petite veste noire, de longueur homologuée, signée par le créateur du Marais CH IND pour... 8 euros. Oui, ça fait mal, et ça continue.
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Leçon 2 : ne pas se fier aux photos de l'objet. Si photo moche, peu d'acquéreurs, donc petit prix.
L'exemple : une robe Isabel Marant neuve achetée... 16,50 euros.
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Leçon n° 3 : regarder l'historique du vendeur pour voir combien il a lui-même acheté la pièce et s'il la refourgue. En cas de coup de foudre total, ne pas la payer plus.
 L'exemple : un top APC rayé, 35 euros

Donc, mes certitudes, mes caquetages, ceux que je vous sers ce matin en un vrai baratin, je les ai également livrés à ma grande soeur. Qui a du goût pour trois et de la jugeote pour six. Qui reluque mon top APC que je lui vends, comme Sarko les airbus, avec un entrain tout méditerranéen, look look ma fille les volants et les fils de lurex. Elle me prend mon butin des mains, regarde les coutures de la poitrine, me le tend et, stoïque : "Evidemment qu'elle est belle ta tunique, je vais pas te dire le contraire. C'est la mienne, je l'avais fait reprendre au décolleté et je l'ai vendue y'a un mois." Yala, perdu le bagou. J'ai peut-être une thèse en Ebay, mais j'ai mention passable en sociologie de la famille.

PS : pour finir, une petite perle vue sur Ebay hier, morceau choisi : "Je précise que cette tunique est véritablement authentique, il ne s'agit pas d'une contrefaçon, et que j'ai parfaitement le droit de la vendre".

01:19 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (50) | Tags : ebay, apc, isabel marant, ch ind