08 février 2010
"Hammer and nail" (Indigo Girls)
Où je ne suis pas vraiment vernie, vous allez voir pourquoi
Je suis du genre à me moquer des filles qui vont se vernir les ongles en argenté parce que Elle l'ordonne cette semaine (p.101, le vernis "Suzy skies in the Pyrenees" d'OPI étant vivement recommandé). Je suis de ce genre-là, d'un très mauvais genre donc, mauvaise fille, rebelle jusqu'au bout des ongles, et vernie malgré cela. Hier, les ongles devaient être violets, avant-hier c'était bleu marine, désormais silver, si Elle veut bien. Je ne veux pas.
Maintenant, quand je veux aussi, je peux être très bon chic bon genre. Quand Comptoir des Cotonniers m'avertit par email que sa robe cocktail noire bénéficie d'une ristourne exceptionnelle qui la place à 25 euros tout rond, je me convainc que j'en ai toujours rêvé. So, si cocktail Galliane, et me voilà même à trouver l'excuse pour acheter la party dress : l'anniversaire de l'HDMV le lendemain, avec théâtre et resto gastro.


Maintenant, allez comprendre pourquoi, je me suis mise en tête que cette robe méritait une ceinture taille haute pour en casser le côté tradi, que les 25 euros ne gommaient pas vraiment. Pas de camel en vue dans la boutique, la vendeuse me tend "juste pour la forme, parce que la couleur n'ira pas du tout avec", une ceinture grise de la nouvelle collection. Vous connaissez la suite.
La ceinture coûtait ... 75 euros. Oublié, les petits 25 euros de la robe, je n'ai pas été de taille à reposer cet accessoire à mes yeux si essentiel. Alors allez-y, tartinez vos ongles de vernis argenté, buvez-en en infusion, repeignez vos murs en pailleté si vous le souhaitez, je suis très mal placée désormais pour vous faire la leçon. Argent, trop cher, trop grand, l'envie n'a pas de prix.
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11 janvier 2010
"Learn how to knit" (Hawksley Workman)
Où je fais des manières en avouant mes manies
On n'a pas toutes du style, c'est comme ça. (Point. Le point qui fait mal) Paf. ("Eric Zemmour, sors de ce corps!") Non, sérieusement, on n'a pas toutes du style, on ne va pas se leurrer, on ne lit pas la Bibliothèque rose ici, avec une carte de membre du club des 5 dans la poche et le bonnet de Oui-Oui sur la caboche. On n'a pas toutes du style, mais on a toutes "notre touche". Celle qui, avec un peu de goût, de travail et de recherche, pourrait lancer le début d'une esquisse d'un commencement de style. Notre touch, our touch, soit nos marottes, nos petites habitudes, un gri-gri, une couleur toujours présente, une paire de chaussures qu'on met 365 jours par an. En ce qui me concerne, il y a le gris, le plat, le rappel systématique, et ... le mix de matières. En gros, si sur une même pièce, il y a de l'aplat, de l'empiècement, quand la laine se marie au cuir, quand le cuir se marie à la laine, ils vivent heureux et font forcément beaucoup d'enfants dans ma penderie.
Tunique Vanessa Bruno avec empiècement crochet sur corps coton
Mon affaire se corse, cuitas les patatas, quand le cuir s'emmêle. Le cuir, c'est beau, le cuir, c'est bio, et le cuir, c'est cher. Dès qu'un petit morceau de cuir habille la moindre veste, le moindre gilet, mon coeur s'emballe. Mon coeur est un faible à cuir, indéniablement. Voyez plutôt les peaux de banane que me tend cette jolie peau de vache qu'est Flore d'Eple & Melk :

Manteau avec empiècement cuir Eple & Melk, photo Modetrotter

Tunique Eple & Melk avec empiècements aux épaules
Gorgeous, dirait George devant son Nexpresso, et devant moi dans cette tunique, l'écume latte aux lèvres. Et que dirait-il, ce même George, si j'enfilais cette sculpturale veste mi-cachemire mi-cuir de chez Erin Wasson pour Opening Ceremony ? Mi-cuit, sûrement, le beau brownie, car cette beauté paraît idéale pour nos virées potentielles à moto (à la recherche du prochain Nespresso café.) Merci à Laure du très chouette blog Mode Opératoire (qui, elle, ne manque pas de style) de me l'avoir mise sous le nez il y a quelques semaines, soit dit en passant.

(A droite, ça se passe). Oui, elle est sublime, cachemire, cuir, tout pour me faire fuir. 500 dollars la merveille, soldée 370. J'ai besoin de votre avis, les filles. Non mais, regardez la mieux !

07:26 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : vanessa bruno, opening ceremony, comptoir des cotonniers
12 octobre 2009
"I didn't really" (El Presidente)
Où j'ai été prise au piège par une vendeuse menthe à l'eau
Ne jamais croire une vendeuse. Vendeuse rime avec menteuse, c'est bien connu. La vendeuse est l'ennemie de la fashionista, la fameuse faible femme, la vendeuse est le diable qui, ce jour-là, s'habillait en Comptoir des Cotonniers. Diabolo menteuse qui m'a minaudé, toute angélique, quand je lui ai demandé d'essayer le fameux blouson officier en cuir acier de la nouvelle collection "comme ça, juste pour voir": "Mais il est épuisé, enfin, Mademoiselle! Vous devriez vous dépêcher de le chercher dans les boutiques de Paris !"

Comptoir des Cotonniers, collection automne-hiver 2009-2010
Tout de suite, vous situez mieux la scène. Moi, déjà bien échaudée l'hiver dernier par l'épisode précédent ("Celui où Galliane cherche une parka Comptoir sold out en mars", un des meilleurs de la série), je me dis qu'il faut faire confiance à cette dame respectable de Boulogne-Billancourt (Oui, j'ai décidé de faire du B&B l'âme de fond de ce blog, un peu à la manière de Carrie Bradshaw et New York, les taxis jaunes en moins vous voyez?) et donc se ruer dans le Comptoir le plus proche pour acquérir la bête. Chose faite un soir d'octobre, au détour de la rue Etienne Marcel, un blouson doux comme un agneau, couleur acier qui me sied :

Evidemment, trois boutiques plus loin, je me rends compte, blousée, que ledit blouson est aussi disponible qu'un abonné de Meetic. Deux fois cette semaine que Comptoir des Cotonniers a ma peau, après mon absence au cocktail de lancement de la nouvelle formule du blog de la marque, le (chouette, reconnaissons-le) Brèves de Style, où on distribuait aux invitées le tour de cou en laine de cet hiver (ça m'apprendra à travailler un soir de semaine, vraiment Galliane quelle idée). Blog où j'ai tout de même appris, gratuitement, que le type de fermeture de ma nouvelle merveille s'appelle un brandebourg. Ca ne me tiendra pas chaud au cou cet hiver, cette histoire, mais ça m'a consolé. De toute façon, vu la richesse boutiquière de mon cher B&B, je n'ai plus le choix : il va bien falloir que je devienne un pilier de Comptoir.
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07 septembre 2009
"Je veux tout "(Ariane Mofatt)
Où il sera question en vrac de votre note au brevet des collèges, d'Angelina Jolie et de Nicolas Sarkozy
Fille à défi, voilà ce je suis. Une fille qui se donne du fil à retordre, étoile filante au firmament amoureux, qui jamais ne se défile et fait fi de la difficulté. Un peu une Angelina Jolie française, en somme, les yeux bleus et six enfants adoptifs en moins. (C'est tout ce qui nous sépare, je ne vois vraiment rien d'autre). Oui, parce que la Jolie poupée, elle s'était promis de chiper Brad à Jennifer, et elle l'a fait, haut les mains, haut la main, et six bambins dans l'tambourin. J'aurais pu, honnêtement, mettre la barre aussi haut, et tenter d'agripper, du haut de mon mètre 80, Gaspard Ulliel à sa chérie du moment. Mais, honnêtement (la rhétorique Sarkozy s'empare de moi, au secours pardon), d'une j'ai ce qu'il faut à Boulogne-Billancourt (ma nouvelle maison, avec tous plein de gros coussins dedans), de deux je me suis trouvé un autre défi. Un vrai défille, devrais-je dire d'ailleurs, qui tient en deux points. Là, va falloir que je les montre ces deux points, avant de me faire tirer sur les "i".
Collection Comptoir des Cotonniers automne-hiver 2010

La robe s'appelle Nougat, coûte 140 euros, et me met au tapis avec ses volants. Le blouson n'a pas de nom, coûte 360 euros, et représente ma seule concession potentielle à la tendance officier en cette rentrée. (Non, pas la veste H&M, j'veux du cuir, du gris, du classe). Donc, si vous avez eu votre brevet des collèges et vous avez lu jusqu'ici, vous avez compris que mon défi culmine à 500 euros. Le compte n'est vraiment pas bon, surtout en ces temps d'emménagement, d'où mon défille : m'offrir la tenue de mes rêves en revendant sur mon vide-dressing pour exactement le même montant. Défi lancé, céans, par une mauvaise fille qui file pourtant un joli coton.
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13 mai 2009
"I touch myself" (Blondie)
Où vous allez me tirer votre chapeau bien bas
Pour ne pas attraper un coup d'soleil, voire un coup d'amour un coup d'je t'aime (Richard Cocciante, 1979), il m'était venu à l'esprit de me procurer, tantôt, un joli chapeau. L'histoire commence comme une fable, oyez oyez mesdames, et elle continue comme telle, évidemment, puisqu'elle se complique. A force de feuilleter de la presse féminine pour aérogares, j'avais cru déceler mon bonheur avec cette jolie sélection qui mixait du borsalino Maje, du Paul & Joe mais surtout, du Valentine Gauthier tout de cuir pomponné :
Il me fallait, aussi, trouver mon bonheur pour arrêter d'emprunter le modèle H&M de l'Amoureux, un sacrément gros bonnet en matière de chapeaux. Alors, en passant par ma boutique Comptoir des Cotonniers du coin, je suis tombée en pamoison devant Dhriti :


Aussitôt vu, aussitôt essayé. Enfin, essayé... Je me suis vite rendue à l'évidence : destroy et d'étroit, le Panama. Impossible de l'enfoncer sur ma tignasse brune, et que je tire à droite, et que je rabats devant, et que la vendeuse s'inquiète discrètement derrière son comptoir "Elle va me le déformer, cette gourdasse". Non sans déception, et tant pis pour l'Amoureux, j'ai dû le reposer hors de ma vue, turlututu (chapeau pointu). Alors, certaines me l'ont fait remarquer sur le dernier post, et je m'incline, telle Valérie Damidot devant un abat-jour Ikea : c'est vrai, les filles. J'ai franchement la grosse tête.
00:37 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : valentine gauthier, comptoir des cotonniers
26 février 2009
"Viva la vida" (Coldplay)
Où l'histoire se passe peut-être de mots, mais pas de commentaires
Parka tant recherchée Comptoir des Cotonniers, hiver 2008-2009
Merci Marine !
PS : Vous recherchez désespérement une pièce ? Comme tous les jeudis, c'est dans les commentaires que ça se passe.
Recherche jupe verte Isabel Marant, été 2008, avec le fameux imprimé floral, en taille 1.
00:15 Publié dans Mythes modernes | Lien permanent | Commentaires (43) | Envoyer cette note | Tags : comptoir des cotonniers
29 janvier 2009
"Fille à problèmes" (Alister)
Où une grande chaîne de l'espoir, chaque mercredi, pour toi plus moi et tous ceux qui sont seuls (sauf Grégoire)
On ne naît pas Roland Barthes, on le devient. Je me disais ça, l'autre soir, le regard perdu à l'arrêt de bus, tandis que le petit Grégoire jetait cruellement la sucette de sa soeur Noémie dans le caniveau. Ne me demandez pas le rapport, il n'y en a pas, si ce n'est qu'on pourrait développer une petite mythologie en trois volumes sur la cruauté des enfants entre eux, ou la vacuité des émissions d'Arthur, tout dépend le temps dont on dispose. Moi, ici, je parle chiffons, pas le temps de se chiffonner l'esprit donc avec de la philosophie de Terminale. Soit. Mais il ne se passe pas une semaine sans qu'un objet de mode ne me prenne la tête, ne m'obture l'esprit, au point que je ne veuille lui consacrer une thèse, comme la DS, Greta Garbo ou le catch ont pu inspirer Roland. (Dix lignes passées ensemble, et nous voilà intimes. C'est OK, c'est Barthes, c'est in. Hum).
Et tant qu'à en parler en 20 pages, autant que cela serve à quelque chose. Par exemple, depuis un mois, il est une pièce que je cherche obstinément sans la trouver. En soldes, n'en parlons même pas, pleurons plutôt ensemble voulez-vous bien. La parka Comptoir des cotonniers, aussi originale qu'un single de la Star Academy, mais la parka Comptoir quand même. Présentations.

00:20 Publié dans Mythes modernes | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : comptoir des cotonniers, parka
20 octobre 2008
"Sometimes you can't make it on your own" (U2)
Où ça fait du bien d'être seule à avoir raison ou à habiter dans le XVe, c'est selon
Permettez que je grille aujourd'hui. Pas de clope, je suis trop intelligente, pas de feu, je suis trop fauchée pour m'autoriser une voiture dans Paris, pas de pain, parce que j'ai pas la gueule d'un Moulinex avec ramasse-miettes. Non, aujourd'hui, je grille la politesse. Prem's, que j'ose. D'habitude, je suis toujours la dernière sur le mustave. Vous savez, cette pièce que vous trouvez dans les pages shopping de Elle, puis celles de Glamour, puis sur cette gourgandine aux lèvres glossées rue des Rosiers. Parce que je ne lis pas ces magazines quand ils sortent, je prends le wagon en marche, dans le meilleur des cas. Souvent, je le rate (le wagon). (Un exemple, vous voulez, plutôt que mes métaphores qui ne vous font pas préférer le train, apparemment). (Je m'exécute). Le keffieh Marant donc, il est passé par ici, il n'est pas passé par moi, ou ces fichues saperlipopettes ballerines à brides montantes Chloé, ou le pantalon carotte, ou le foulard léopard (dans ce dernier cas très précis, je le confesse sur le dernier album de Cold War Kids, c'était délibéré de ma part.) Bref, le Prem's, SNCFranchement jamais.
Il en est encore ainsi de la désormais culte chemise à carreaux Sandro. Oui, et je vous l'annonce pour l'avoir vue de mes yeux ce samedi, elle existe maintenant en gris et elle bucheronne la modeuse encore plus. Mais le prix est resté le même, on n'est pas chez Bambi au pays de Pocahontas mais dans le Sentier (lumineux, sur ce coup-là) :



Logiquement, vu que je ne suis pas une flèche, cette pièce n'aurait jamais dû atterrir dans ma penderie. Mais habitant dans le très familial XVe arrondissement, où la plupart des individus de sexe féminin se précipitent davantage chez Okaïdi ohblada et autre Petit Bateau, le Comptoir des Cotonniers affiche toujours complet. Même en cette période de "déferlante fashion bûcheron canadien, moins la barbe". C'est comme cela que ce samedi, outre une grasse matinée, un ménage longtemps envisagé et planifié avant d'être considéré comme aussi urgent que le départ de Laurence Ferrari du 20h, j'en suis venue à me poser cette question hautement philosophique : avec ou sans ceinture ?
Franchement, ne prenez pas le peine de me dire si oui ou non, c'est le ticket gagnant. On n'en est plus là, vous et moi. Pas de chichi, pas de première ni de seconde, rien que de la classe. Que ceux qui m'aiment prennent le (même) train.
PS : une tunique Isabel Marant toute aussi culte ici ...
01:08 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : comptoir des cotonniers
06 mars 2008
"Dès qu'j'te vois" (Vanessa Paradis)
Il ne lit pas Elle, Femme Actuelle, 20 ans, Jeune et Jolie. Il n'est pas styliste, photographe, encore moins sartorialiste. Le sarouel, le keffieh, la blouse madras et le blazer, il en est vite blasé. Mais il sait écouter, quand une grande fille bougonne à son ordi, devant une énième enchère perdue, il me faut un trench mastic, il me faut un trench mastic. Lui, mon Brun, mon critique d'amour et de mode et depuis peu, mon Trench Doctor.
Dire que le trench sera à la mode cet été, voilà limite un Burberrysme. Le trench ne se démodera jamais, tel l'olive noire sur la pizza aux anchois, ou l'imprimé ringard sur le manteau de Carla. Tant et si bien que dans tous les défilés, catalogues, photoshoots, il réapparaît invariablement, toujours aussi beige et bien coupé. Alors, tandis que chacun cherche son chat et chacune cherche sa parka (courte et sport), moi, je rêve de guinche en trench, sous une tonnelle, avec Fonelle. Un énième tee-shirt blanc tricoté sur ma peau, un jean evasé bleu menthol, de la sandale juste ce qu'il faut de compensé, et Johnny Jane en fond sonore. Jane Birkin était l'égérie automne-hiver de la Redoute, l'Iron d'elle me fera mon printemps. A force de voir ci et là, au gré de cette fashion week, de l'imper et passe, me voilà imper-malléable à merci.


Fallait pas croiser mon chemin, être beige et vaguement ceinturé, ces derniers temps. Mon oeil trenchant n'épargnait rien, mon bras arrachait les malheureux des portants pour les reposer, un peu plus tard, après examen. Sous toutes les coutures.
Chez Gap ...
Et puis une grande boîte, un certain 27 février dernier pour une certaine occasion, venant d'un certain Brun. Note pour plus tard : l'habitus, ça marche même pour obtenir un trench. Bourdieu devait s'en cogner autant que de son premier Poche, mais moi, ça me va.
Il n'y a pas de mystère : "mais pourquoi tu l'as acheté?", que je demande, naïve.
"Parce que dès que je te vois avec, j'ai envie de te l'enlever". Mesdames, cela ne marche pas avec la chemise de bucheron, la tunique de népalaise ou le sarouel, pièces pourtant hautement indispensables cette saison. Le Trench Doctor a sa spécialité. N'allez pas en faire un généraliste.
03:59 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (63) | Envoyer cette note | Tags : trench, mastic, comptoir des cotonniers, burberry, veste






