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01 février 2013

"Vendredi, get shorty" #96

LE LOOK DE LA SEMAINE

Le doré, j'avais jamais osé. Je commence à m'y faire en bijoux, et voilà que j'ai sauté le pas avec un pull. Bon, ce sont des pois, ce qui limite considérablement ma prise de risque (des pois en peluche rose, ou en aplats de pâtes Barilla, j'aurais pris aussi). Décidément, il n'y a pas à dire, cette année, je tente tout. Même les bas de contention au quotidien. Et avec ma  bosse (ventrale), je roule sur l'or. 

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Le manteau, il est là ... goldpied.jpg

(La photo "je découvre que j'ai deux pieds", c'est cadeau)

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12 septembre 2012

"Feeling good" (Nina Simone)

Où je me fais prendre comme une bleue 

Il y a celles qui se lèvent à pas de loup, presque en avance sur leur réveil, elles jettent un oeil à leur penderie, et, longuement, méticuleusement, passionnément, vont choisir ce qui les habillera des pieds à la tête, presque une science, il y a celles-là. Elles tiennent parfois des blogs, on les lit en se disant tout bas ou en leur écrivant tout haut "bon sang, mais tu aurais dû faire styliste", on se regarde avec notre sweat et notre paire de sneakers, on re-regarde leur blog, on part s'envoyer une crème dessert saveur nougat pour oublier. Sinon, il y a moi. L'arnaque sur pattes (ou plutôt, sur cannes, vu la longueur de mes compas). Qui, en prenant de l'âge, vais au plus simple, au plus vite, au plus complet. C'est de cette flemmardise / incapacité qu'est née, il y a plusieurs mois, ma passion pour "les blouses toutes faites". On les pose sur soi, et on ne fait plus rien. Marche aussi avec les chemises et tuniques imprimées. Un bon slim, et c'est fini. Puisque je n'ai pas le don pour accessoiriser les basiques, je me tourne vers le chic. Un peu ennuyeux tout de même, cette paresse... Parce que le chic, c'est fric. 

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Blouse disponible ici chez Place des Tendances

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24 octobre 2011

"I don't wanna miss a thing" (Aerosmith)

Où mes histoires sont à n'en plus finir

Si je sais toujours par où commencer, dans la vie, je ne sais guère comment finir. Toute petite, c'était finir mon assiette (qui était la dernière à table, seule, devinez ?). Un peu plus grande, c'était finir mes dissert's, à la cinquième copie double noircie, j'acceptais enfin de conclure ma dialectique thèse-antithèse-foutaises (solidarité avec le correcteur payé au poids). Aujourd'hui, c'est finir mes travaux, finir mes jérémiades, finir mes longs monologues, finir mes tenues. On s'arrête là-dessus, le voulez-vous bien, car j'ai bien peur que le joint mastic sous mes fenêtres ne vous passionne guère. Finir mes tenues, finir mes tenues avec le dernier détail qui les rendrait dignes d'un blog mode dans la moyenne. Avec des chaussures dignes de ce nom. Qu'ils me pardonnent ce coup en traître, mais mes pieds manquent toujours de hauteur, et tirent mes tenues vers le bas. Ca manque de finition, tout ça. Girls, please give me a end !

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29 novembre 2010

"Too little, too late" (Metric)

Où après l'heure, c'est plus l'heurt

L'Histoire ne retient jamais les trains qui arrivent à l'heure, qu'on se le tienne pour dit. Sans retards, pas d'histoire, pas de vie, et pas d'ici. Tchou tchou, sans crier gare, j'ai enfin décidé de me mettre sur de bons rails en avouant mon plus gros défaut en matière de mode : je me réveille toujours un an trop tard. Toujours, always, une nana très late, c'est clair et nett. Pas une fois je n'embarquerai dans le wagon de la tendance, non pas que je ne le vois pas, mais je le trouve bondé pour de bon. Pour de bon, je prends donc le prochain. Il faut aimer son prochain, moi je l'adore. Regardez cette robe Comptoir des Cotonniers : deux ans après tout le monde, la voilà sur moi, et vu que je suis seule à la porter, j'ai plutôt bon dos.

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Robe et blouson Comptoir des Cotonniers, bottes André, sac Balenciaga

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16 novembre 2010

"Never ever" (All Saints)

Où il ne faut jamais dire jamais (un peu comme James Bond)

Vingt-huit ans durant, sans m'en en être fondamentalement rendue compte, j'ai vécu comme Rika Zaraï. Vos yeux ont bien lu, inutile de les frotter de vos doigts beurrés par les croissants. Non, je ne me suis pas nourrie de tisanes d'herbes médicinales aux vertus hallucinogènes et amincissantes, stockées dans ma valise en carton (au moment même où j'écris ces lignes, je ne sais plus si ladite valise en carton n'appartenait pas à Linda de Souza. M'enfin, la crinière auburn est la même). Rika, sors de ce corps, j'ai vécu "sans chemise, sans pantalon". Vécu vêtue, tout de même, vétuste parfois, mais sans chemise surtout, et sans pantalon souvent. Comprendre avec de la robe, de la jupe, de la blouse, du pull, mais pas plus loin. Et cela, jusqu'au mois de novembre 2010. Le remaniement, c'est sur tous les tableaux que ça se joue, mesdames. A l'Elysée comme dans ma penderie.

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Jupe Comptoir des Cotonniers, bottes André, ceinture Comptoir, chemise School Rag

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10 septembre 2010

"Life is too short" (Mya)

Le vendredi, c'est shortly

A la maison, le vendredi, c'est raviolis (miam!). Au bureau, le vendredi, c'est friday wear (wow!). Sur mon blog, le vendredi, c'est quicky (wizz!). Un nouveau type de post, mes "brèves" sans queue ni tête, mais qui devraient me pousser à tenir cette régularité bloguesque que j'honore de mieux en mieux. Get shorty, girls.

Vu

Et adoré, la nouvelle collection automne-hiver Warmi. Splendide, sobrement poétique, cette griffe file le parfait coton, et devrait vraiment conquérir toutes les pages mode des magazines. Warmi, c'est charming.

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Le petit point m(a)ousse de cette année, c'est que Warmi va sortir une mini-collection de sacs et de chaussures. Et qu'un e-shop est annoncé ici. Espérons que sur ce dossier-là, miss Sylvia sera plus rapide qu'Ana chez Malababa.

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08 février 2010

"Hammer and nail" (Indigo Girls)

Où je ne suis pas vraiment vernie, vous allez voir pourquoi

Je suis du genre à me moquer des filles qui vont se vernir les ongles en argenté parce que Elle l'ordonne cette semaine (p.101, le vernis "Suzy skies in the Pyrenees" d'OPI étant vivement recommandé).  Je suis de ce genre-là, d'un très mauvais genre donc, mauvaise fille, rebelle jusqu'au bout des ongles, et vernie malgré cela. Hier, les ongles devaient être violets, avant-hier c'était bleu marine, désormais silver, si Elle veut bien. Je ne veux pas.

Maintenant, quand je veux aussi, je peux être très bon chic bon genre. Quand Comptoir des Cotonniers m'avertit par email que sa robe cocktail noire bénéficie d'une ristourne exceptionnelle qui la place à 25 euros tout rond, je me convainc que j'en ai toujours rêvé. So, si cocktail Galliane, et me voilà même à trouver l'excuse pour acheter la party dress :  l'anniversaire de l'HDMV le lendemain, avec théâtre et resto gastro.

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Maintenant, allez comprendre pourquoi, je me suis mise en tête que cette robe méritait une ceinture taille haute pour en casser le côté tradi, que les 25 euros ne gommaient pas vraiment. Pas de camel en vue dans la boutique, la vendeuse me tend "juste pour la forme, parce que la couleur n'ira pas du tout avec", une ceinture grise de la nouvelle collection. Vous connaissez la suite.

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Robe et ceinture Comptoir des Cotonniers

La ceinture coûtait ... 75 euros. Oublié, les petits 25 euros de la robe, je n'ai pas été de taille à reposer cet accessoire à mes yeux si essentiel. Alors allez-y, tartinez vos ongles de vernis argenté, buvez-en en infusion, repeignez vos murs en pailleté si vous le souhaitez, je suis très mal placée désormais pour vous faire la leçon. Argent, trop cher, trop grand, l'envie n'a pas de prix.

11 janvier 2010

"Learn how to knit" (Hawksley Workman)

Où je fais des manières en avouant mes manies

On n'a pas toutes du style, c'est comme ça. (Point. Le point qui fait mal) Paf. ("Eric Zemmour, sors de ce corps!") Non, sérieusement, on n'a pas toutes du style, on ne va pas se leurrer, on ne lit pas la Bibliothèque rose ici, avec une carte de membre du club des 5 dans la poche et le bonnet de Oui-Oui sur la caboche. On n'a pas toutes du style, mais on a toutes "notre touche". Celle qui, avec un peu de goût, de travail et de recherche, pourrait lancer le début d'une esquisse d'un commencement de style. Notre touch, our touch, soit nos marottes, nos petites habitudes, un gri-gri, une couleur toujours présente, une paire de chaussures qu'on met 365 jours par an. En ce qui me concerne, il y a le gris, le plat, le rappel systématique, et ... le mix de matières. En gros, si sur une même pièce, il y a de l'aplat, de l'empiècement, quand la laine se marie au cuir, quand le cuir se marie à la laine, ils vivent heureux et font forcément beaucoup d'enfants dans ma penderie.

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Tunique Vanessa Bruno avec empiècement crochet sur corps coton

Mon affaire se corse, cuitas les patatas, quand le cuir s'emmêle. Le cuir, c'est beau, le cuir, c'est bio, et le cuir, c'est cher. Dès qu'un petit morceau de cuir habille la moindre veste, le moindre gilet, mon coeur s'emballe. Mon coeur est un faible à cuir, indéniablement. Voyez plutôt les peaux de banane que me tend cette jolie peau de vache qu'est Flore d'Eple & Melk :

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Manteau avec empiècement cuir Eple & Melk, photo Modetrotter

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Tunique Eple & Melk avec empiècements aux épaules

Gorgeous, dirait George devant son Nexpresso, et devant moi dans cette tunique, l'écume latte aux lèvres. Et que dirait-il, ce même George, si j'enfilais cette sculpturale veste mi-cachemire mi-cuir de chez Erin Wasson pour Opening Ceremony ? Mi-cuit, sûrement, le beau brownie, car cette beauté paraît idéale pour nos virées potentielles à moto (à la recherche du prochain Nespresso café.) Merci à Laure du très chouette blog Mode Opératoire (qui, elle, ne manque pas de style) de me l'avoir mise sous le nez il y a quelques semaines, soit dit en passant.

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(A droite, ça se passe). Oui, elle est sublime, cachemire, cuir, tout pour me faire fuir. 500 dollars la merveille, soldée 370. J'ai besoin de votre avis, les filles. Non mais, regardez la mieux !

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Alors, cuirassée ou cuir-cuir les petits oiseaux ? Sachant que pour ces soldes, j'ai été particulièrement sage, et que je cherche depuis des mois un gilet noir, pièce indispensable de toute penderie ? La touche finale, sur ce coup-là, c'est à vous de me l'apporter.

12 octobre 2009

"I didn't really" (El Presidente)

Où j'ai été prise au piège par une vendeuse menthe à l'eau

Ne jamais croire une vendeuse. Vendeuse rime avec menteuse, c'est bien connu. La vendeuse est l'ennemie de la fashionista, la fameuse faible femme, la vendeuse est le diable qui, ce jour-là, s'habillait en Comptoir des Cotonniers. Diabolo menteuse qui m'a minaudé, toute angélique, quand je lui ai demandé d'essayer le fameux blouson officier en cuir acier de la nouvelle collection "comme ça, juste pour voir": "Mais il est épuisé, enfin, Mademoiselle! Vous devriez vous dépêcher de le chercher dans les boutiques de Paris !"

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Comptoir des Cotonniers, collection automne-hiver 2009-2010

Tout de suite, vous situez mieux la scène. Moi, déjà bien échaudée l'hiver dernier par l'épisode précédent ("Celui où Galliane cherche une parka Comptoir sold out en mars", un des meilleurs de la série), je me dis qu'il faut faire confiance à cette dame respectable de Boulogne-Billancourt (Oui, j'ai décidé de faire du B&B l'âme de fond de ce blog, un peu à la manière de Carrie Bradshaw et New York, les taxis jaunes en moins vous voyez?) et donc se ruer dans le Comptoir le plus proche pour acquérir la bête. Chose faite un soir d'octobre, au détour de la rue Etienne Marcel, un blouson doux comme un agneau, couleur acier qui me sied :

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Blouson Comptoir des Cotonniers, robe Sandro nouvelle collection, bottes Maloles

Evidemment, trois boutiques plus loin, je me rends compte, blousée, que ledit blouson est aussi disponible qu'un abonné de Meetic. Deux fois cette semaine que Comptoir des Cotonniers a ma peau, après mon absence au cocktail de lancement de la nouvelle formule du blog de la marque, le (chouette, reconnaissons-le) Brèves de Style, où on distribuait aux invitées le tour de cou en laine de cet hiver (ça m'apprendra à travailler un soir de semaine, vraiment Galliane quelle idée). Blog où j'ai tout de même appris, gratuitement, que le type de fermeture de ma nouvelle merveille s'appelle un brandebourg. Ca ne me tiendra pas chaud au cou cet hiver, cette histoire, mais ça m'a consolé. De toute façon, vu la richesse boutiquière de mon cher B&B, je n'ai plus le choix : il va bien falloir que je devienne un pilier de Comptoir.

07 septembre 2009

"Je veux tout "(Ariane Mofatt)

Où il sera question en vrac de votre note au brevet des collèges, d'Angelina Jolie et de Nicolas Sarkozy

Fille à défi, voilà ce je suis. Une fille qui se donne du fil à retordre, étoile filante au firmament amoureux, qui jamais ne se défile et fait fi de la difficulté. Un peu une Angelina Jolie française, en somme, les yeux bleus et six enfants adoptifs en moins. (C'est tout ce qui nous sépare, je ne vois vraiment rien d'autre). Oui, parce que la Jolie poupée, elle s'était promis de chiper Brad à Jennifer, et elle l'a fait, haut les mains, haut la main, et six bambins dans l'tambourin. J'aurais pu, honnêtement, mettre la barre aussi haut, et tenter d'agripper, du haut de mon mètre 80, Gaspard Ulliel à sa chérie du moment. Mais, honnêtement (la rhétorique Sarkozy s'empare de moi, au secours pardon), d'une j'ai ce qu'il faut à Boulogne-Billancourt (ma nouvelle maison, avec tous plein de gros coussins dedans), de deux je me suis trouvé un autre défi. Un vrai défille, devrais-je dire d'ailleurs, qui tient en deux points. Là, va falloir que je les montre ces deux points, avant de me faire tirer sur les "i".

Collection Comptoir des Cotonniers automne-hiver 2010

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La robe s'appelle Nougat, coûte 140 euros, et me met au tapis avec ses volants. Le blouson n'a pas de nom, coûte 360 euros, et représente ma seule concession potentielle à la tendance officier en cette rentrée. (Non, pas la veste H&M, j'veux du cuir, du gris, du classe). Donc, si vous avez eu votre brevet des collèges et vous avez lu jusqu'ici, vous avez compris que mon défi culmine à 500 euros. Le compte n'est vraiment pas bon, surtout en ces temps d'emménagement, d'où mon défille : m'offrir la tenue de mes rêves en revendant sur mon vide-dressing pour exactement le même montant. Défi lancé, céans, par une mauvaise fille qui file pourtant un joli coton.