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12 décembre 2011

"Rock the casbah" (The Clash)

Où dès que je porte du léo, il part

Dès qu'il voit la bête, pour lui, je n'ai plus rien de la belle. C'est à n'y rien comprendre, et mieux vaut parfois ne pas chercher. Quand les enfants redoutent le grand méchant loup, l'HDMV, lui, a peur du look graou. Le léopard, une phobie dans son surmoi, sûrement une vieille réminiscence de la robe de Katia dans Le Père Noël est une ordure. C'est de saison, me direz-vous, à défaut de raison. Il avait déjà haussé les yeux à la vue de mes ballerines Zara, et l'arrivée de mon Léo tout nouveau, tout beau n'a pas réussi à le réconcilier avec le multi-taches. Je m'en fiche, je n'ai pas envie de sortir les griffes pour lui faire entendre raison. Comme Léo et moi sommes si bien assortis le jour, manquerait plus que le félin qui partage mes nuits m'en fasse une crise de jalousie.

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23 novembre 2011

"Gigolo aunt" (Pink Floyd)

Où je suis une mauvaise fille en aiguilles

Les petites annonces, c'est un art à part entière. L'art de dire tout et n'importe quoi en très peu de mots, ce qui n'est pas donné à tout un chacun. C'est souvent payant, d'ailleurs. Mais parfois, entre le tout et le n'importe quoi, la petite annonce balance très franchement pour la seconde solution. "Tout", c'est vite trop. On vend une "jolie maison avec mezzanine lambrissée", et pas avec un robinet qui coule. Pourtant, le robinet fait partie du tout, mais pour vendre sa camelote, c'est plutôt du tout au rien. On cherche "un beau jeune homme drôle et sérieux", mais sans préciser qu'il doit aimer Grey's Anatomy et les virées chez Merci. Merci, beaucoup. Bref, quand on se vend, on ment. Rien de que la qualité, ma bonne dame. Alors moi, aujourd'hui, je ne ferai pas la liste de mes qualités. D'abord, on n'a pas la journée devant nous (on ne sait jamais, si mon hébergeur décide comme hier de nous couper les vivres). Et puis, je ne suis pas comme ça. Alors Galliane, c'est une jeune femme qui ne sait pas : faire des rond avec sa langue. (Il n'y a pas de hiérarchie dans cette liste). Laver les petites gouttes de calcaire sur la paroi de la douche. (Sérieux, il y en a qui arrivent ?) Conduire à Paris. Ne pas faire de shopping à Paris. Partager son pop-corn au cinéma. Coudre. Peindre. Sauter à l'élastique. Tricoter.

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24 octobre 2011

"I don't wanna miss a thing" (Aerosmith)

Où mes histoires sont à n'en plus finir

Si je sais toujours par où commencer, dans la vie, je ne sais guère comment finir. Toute petite, c'était finir mon assiette (qui était la dernière à table, seule, devinez ?). Un peu plus grande, c'était finir mes dissert's, à la cinquième copie double noircie, j'acceptais enfin de conclure ma dialectique thèse-antithèse-foutaises (solidarité avec le correcteur payé au poids). Aujourd'hui, c'est finir mes travaux, finir mes jérémiades, finir mes longs monologues, finir mes tenues. On s'arrête là-dessus, le voulez-vous bien, car j'ai bien peur que le joint mastic sous mes fenêtres ne vous passionne guère. Finir mes tenues, finir mes tenues avec le dernier détail qui les rendrait dignes d'un blog mode dans la moyenne. Avec des chaussures dignes de ce nom. Qu'ils me pardonnent ce coup en traître, mais mes pieds manquent toujours de hauteur, et tirent mes tenues vers le bas. Ca manque de finition, tout ça. Girls, please give me a end !

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26 septembre 2011

"Summer wine" (Nancy Sinatra)

Où rien de sert de courir, il faut partir à point

Elle est déjà là, la fashion week parisienne, déjà là à nous dire ce que l'on voudra l'été prochain, ce que l'on détestera l'été prochain, ce qu'on ne pourra pas se payer l'été prochain, alors que l'été actuel n'est même pas envolé. La fashion week, un froufroutant, excitant, énervant roman d'anticipation. Il était une fois après-demain, et moi je me perds déjà dans aujourd'hui. Une temporalité qui m'exaspère souvent, pour tout vous dire. Le "demain, c'est déjà maintenant" qui prévaut dans le domaine de la mode ne se marie guère avec mon emploi du temps de femme active. Il y a dix jours, j'en ai même fulminé de rage sur trois trottoirs différents. Si la fashionista est prévoyante, c'est bien là, selon moi, son plus grand défaut. La preuve par le bordeaux, la teinte qui donnera le ton de votre automne.

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Campagne IKKS hiver 2011-2012, shootée par Jan Welters

Honnêtement, qui peut penser, la dernière semaine de juillet, alors que le sable de Guéthary s'accroche à ses tongs, à acheter des boots Isabel Marant bordeaux ? Qui ? Qui peut penser à aller acheter des ballerines Naf Naf vernies bordeaux pour sortir, alors que ses compensées laissent deviner un vernis vermillon du plus bel effet ? Qui ? Qui peut, alors que la chaleur colle son débardeur à sa peau brune, avoir envie d'aller essayer un jean slim bordeaux épais Ba&sh ? Qui ?

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(Ci-dessus, la basket Gérard Darel déjà sur liste de réservation)

Alors, vous la connaissez, cette fille-là ? Non, parce que c'est peut-être une fashionista accomplie, mais elle ne doit pas avoir beaucoup d'amies.

PS : Si jamais vous voyez dans votre ville des Dixie boots Isabel Marant en bordeaux, taille 41, soyez une vraie amie pour la non-fashionista que je suis.