24 février 2012

"Vendredi, get shorty !" #53

Où le vendredi, c'est ode à Vicky

LE POUR OU CONTRE

La galerie des jeunes trentenaires, des presque trentenaires (Armaggedon J-3), a forcément dû un jour de sa prime jeunesse se positionner sur un sujet de société qui divisait les cours de récré à l'heure du choco BN : quelle Spice Girl préférait-on ? Et par ricochet, quelle Spice Girl était-on dans notre bande d'amies qui ostracisait la moindre erreur de la nature qui osait sortir sans son bomber's Creeks ? J'ai moi-même dû prendre part au débat. Après avoir écarté les suggestions d'une gourgandine qui me voyait pas mal en Sporty Spice vu ma taille, j'ai convaincu mon auditoire que je ne pouvais qu'être Posh, vu que j'avais une trousse Chevignon et un sac Naf Naf. L'auditoire a ajouté que j'étais brune, et donc, c'était dans la poche, j'étais Posh. Ce n'est pas pour autant que je suis sortie avec le capitaine de l'équipe de foot des 3es, malheureusement pour ma réputation. En parlant de réputation, gros bond en avant 15 ans plus tard pour évoquer la collection bis de Victoria Beckham, baptisée Victoria et désormais disponible dans nos multimarques français (sinon, quelques modèles sur net-à-porter). Et là, je dois me rendre à l'évidence, il y a quand même de fort jolies robettes dans cette ligne très babydoll, colorée, et fournie en imprimés (bon, Posh a péché, elle a une saison de retard sur les chats, mais on ne lui en voudra pas). Bref, victoire, Victoria.

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Victoria by Victoria Beckham, printemps-été 2012
(Crush personnel pour la robe à chats)

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Collection automne-hiver 2012-2013

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04 février 2011

"Get shorty" #18

Où le vendredi, c'est apéro party

REPECHEE

Qui avait banni-pourri-honni la basket compensée Isabel Marant cet hiver ? Moi, vous êtes sûres ? Moi, vous êtes sûres. Et j'en suis a peu près sûre aussi, autant que du manque de goût de la styliste de Sandrine Quétier (pitié, TF1,  cette fille est canon, embauchez-moi pour lui composer deux ou trois tenues qui tiennent la route). Mais vu que la créatrice préférée de Paris, New York, la blogosphère mais pas Sandrine Quétier s'est rattrapée dans sa collection printemps-été, on peut faire comme si j'avais été moins catégorique ?

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Isabel Marant, printemps-été 2011 (merci Tendances de mode)

Outre la fameuse Chloé présentée ici (et arborée par Mimnor), il y a aussi ce double modèle de chez Repetto. Un peu orthopédique, mais tout de même carrément magnétique.

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Repetto, printemps-été 2011

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08 octobre 2010

"Get shorty !" #4

Où le vendredi, je vous ravis (au lit )

POUR VOUS

Les soupirs de la semaine passée, devant la jolie collection d'Eple & Melk, ne se sont pas perdus dans les méandres du web. Ils sont arrivés jusqu'à Boulogne-Billancourt, ma joyeuse contrée pleine de Minelli et de Massimo Dutti (hum). Oui, Eple & Melk c'est vachement beau, oui c'est pas donné, oui on ne le trouve qu'à Paris (la frustrée perd toute rationalité, elle schématise, si si). D'ailleurs, ce soir, dans sa boutique (45, rue Charlot), il y a même des nénettes qui vont essayer ses jolies créations en buvant de l'alcool et en amusant leurs gueules. Olive sur la vodka martini, tout ça avec une réduction sur la collection en cours et sur les accessoires (Malababa, Shourouk, Jancovek ...) Là, ce ne sont plus des soupirs, ce sont des cris de désespoir.

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Allez, on range les couteaux à beurre et les plaquettes d'Euphytose parce que ...

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01 octobre 2010

"Get shorty #3"

Où les brèves du vendredi, ça rend plus belle la vie

ADOPTEES

Les ballerines rouges vernies André, dont je vous causais la semaine dernière. Les voilà devenues indispensables à mes pieds, question confort, question look, "question fashion" (à prononcer "fa-chion", sinon vous me bousillez tout l'effet de ma phrase. On respecte mes effets, merci). Avec elles, on ne voit que moi. J'en deviens rouge de plaisir, une vraie Golden Lady dans les couloirs du métro. Si je me penchais, je crois bien que j'entendrais le bitume me dire merci. Si, si.

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Top Comptoir des Cotonniers, jupe Sandro, ballerines André, sac Balenciaga

 

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30 mai 2010

"Canonball" (The Breeders)

Où je saisis la balle au bond

Pourquoi je n'étais pas là cette semaine, vous vous le demandez sûrement, et vos ongles s'en soiuviennent. Je traînais au pays de la terre rouge, de la balle jaune, du ciel pas souvent bleu, du béton gris, des hôtesses roses, du studio Orange, des badges multicolores, bref, Roland-Garros. J'y travaillais, hein, je ne me dorais pas la pilule devant le fessier galbé de Rafael Nadal (je ne faisais pas que me dorer la pilule, je rectifie).  (Et pas  uniquement devant le fessier galbé de Rafael Nadal, Fernando Verdasco est pas mal non plus, essayez-voir). D'ailleurs, allez constater par vous-même dans le très chouette reportage photos réalisé par Anne-So', et cherchez bien, vous allez m'y trouver. Un petit look estival, vite fait en passant, que j'ai étrenné sur le Suzanne-Lenglen ... en hommage à Suzanne Lenglen, qui n'était pas la dernière des élégantes d'ailleurs.

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Top Eple & Melk, jupe taille haute Zara, sandales Zara, sac Balenciaga
Vous avez noté, le ruban de l'accréditation assorti au sac ? Oui, vous avez noté, suis-je bête. Et bien parce que vous avez l'oeil, je vais revenir très vite, et vous en faire voir de cette couleur. D'ores et déjà, appelez-moi, la dame au camel ... Hi ha !

23 février 2010

"Apple Blossom" (The White Stripes)

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Chaque mois de février, c'est la même rengaine, le même plaisir, la même fierté. Ce post, j'adore l'écrire, et surtout l'illustrer. Je n'y suis pour rien dedans, notez-bien, juste y poser mes "ahhhhhhh", mes "ohhhhhhhh" de demoiselle éblouie devant tant de talent. Mais je ne sais pas pourquoi, quand je vous parle des créations d'Eple & Melk, j'ai l'impression de vous parler de moi, de mes envies, de ma famille, "sous vos applaudissements", aurait dit Jacques Martin. Mégalo, moi ? Monomaniaque, plutôt, modomaniaque allons-y gaiement. Mmmmmmmh, j'aime, tout simplement.

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16 février 2010

"Sandy" (John Travolta, Grease)

Où un p'tit coin d'Slovaquie, c'est comme un coin d'paradis

Il y a fort longtemps, trop longtemps, que je n'ai pas déclaré ma flamme à un jeune créateur forcément formidable, beau et original, qui adorerait mon blog et y passerait souvent. Les bonnes choses se perdent, que voulez-vous, Lindsay Lohan s'est remise aux hommes, Brad Pitt ne quitte plus Angelina Jolie, et Galliane néglige ses chroniques foudroyantes sur la jeune création autrichienne. Reprenons donc là où je vous ai laissées, pantoises et pendantes de la langue, c'est à dire à l'Est, puisque la talentée du talon dont je vais causer aujourd'hui est originaire de Slovaquie. Sandie Jancovek, un nom qui sonne juste, qui ne résonne pas encore mais sera bientôt placardé sur toutes les vitrines André de France (et de Slovaquie?). Car l'enseigne française, non contente de filer les clés de sa cellule créative à quelques blogueuses au pied long, continue ses partenariats souvent réussis avec des marques "tendance". Pour ne pas dire pointues (Jeu de mots, olé). Cet été, ce sera donc Jancovek qui aura l'honneur de vous émoustiller l'orteil avec ses tissus grand vichy, ses détails fluo, ses lanières joliment tressées. "Une collection coquette pour une fille qui ne se prend pas au sérieux", m'a confié la créatrice.

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Modèle Dana
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Modèle Didi
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Modèle Dolly
Mais la jolie Sandie, elle n'a pas attendu qu'André la drague pour avoir du talent. Formée au Cours Berçot, passée trois ans chez Chanel et six chez Rykiel, la demoiselle un peu rebelle souhaitait voler de ses propres ailes. Elle lance alors sa marque de chaussures fin 2007, notamment distribuée chez Flore d'Eple & Melk, pas la dernière pour repérer le talent à moins de 150 m sur un salon fashion. L'esprit ? "Un côté rétro, une touche de modernité, avec parfois une allure mécanique et ludique pour un résultat toujours féminin." Cet été, c'est le Déjeuner sur l'Herbe d'Auguste Renoir qui a guidé son inspiration, pour une collection gaie et rétro à la fois, avec "la" Jancovek's touch : une tresse boulons et rubans.
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Modèle Titine
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Modèle Léon
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Modèle Jacky
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Modèle Daisy
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Modèle Tino
Dans mon esprit en technicolor, la demoiselle n'est pas sans faire rappel (de pied) à la foldingue espagnole Maloles, dont je suradore les mignardises de pied depuis plusieurs saisons déjà. Si comme moi, vous avez craqué sur les créations de Sandie Jancovek, sachez que sa collection personnelle sera disponible d'ici dix jours au labo créateurs des Galeries Lafayette, sur Sarenza mais aussi chez Eple & Melk. Un sacré gage de qualité, non ? Croyez-moi, après le plombier roumain, vous ne jurerez bientôt plus que par la chaussure slovaque.

26 janvier 2010

"My obsession" (The Rolling Stones)

Où il n'y a rien de plus obsessionnel qu'une obsession

En me baladant, tralalalala, sur un joli blog, lalalalala, j'y ai vu une jolie fille, lalalalala, avec un joli gilet, lalalala (au carré). Un mail plus tard, la jolie fille du joli blog me vendait le joli gilet. Noir, long, avec des épaules en cuir parce que du cuir, je n'en ai jamais assez. Cuirassée, moi jamais, d'où mon culot, pour aller démarcher le gilet de la jolie fille. Vous suivez ?

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Gilet Asos Revive, collier Sabrina Dehoff, top Eple & Melk

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Moralité de l'histoire : n'hésitez pas à demander à la blogueuse si elle ne souhaite pas se déparer d'un de ses atours. Vous pouvez tomber à une période du mois où elle n'aime plus le noir. Où son horoscope l'invite à réaliser une BA. Où son banquier l'incite à "trouver de nouveaux modes de revenus substantiels et réguliers". En revanche, ne vous fatiguez pas, ce top plastronné Eple & Melk, pour le moindre penny jamais je ne céderai.

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Vive la blogosphère donc, ses jolies filles, ses banquiers, ses horoscopes, sa solidarité tant décriée. Non parce que franchement, je dois vous l'avouer : quand j'ai envoyé à Estelle le mail pour lui demander de me vendre son gilet, j'attendais plus tôt une veste.

06 janvier 2010

"Beautiful" (Pharell Williams)

Où je règle le solde de mon conte

Ai-je été subitement touchée par la sagesse céleste, divine ? Ai-je atteint la plénitude de la quarantaine sereine à 27 ans et plus toutes mes dents ? Ai-je tout simplement succombé à la mornitude (néologisme bien commode - cf. "bravitude") de Boulogne-Billancourt ? Toujours est-il qu'en ce mercredi 6 janvier, date d'ouverture parisienne des soldes, j'ai "besoin de rien" (envie de toi) (Hmmm). Ma wish-list est aussi longue que l'espérance de vie d'un éphémère. Non, rien de rien, non, je n'ai besoin de rien. J'ai tout ce qu'il faut, dans ma penderie et dans ma vie. Rien ne me manque. Le matin, je sais quoi mettre, quoi chausser, quoi enfiler au bras. Donc, ce toujours même mercredi, je ne serai pas à piétiner devant un grand magasin, à espérer que cette paire de bottes Ash soit soldée dans ma taille ou que ce gilet Paul & Joe Sister soit tout simplement encore disponible. Mercredi, je vais juste espérer qu'il fasse beau, qu'on rigole au boulot, que mes proches aillent bien, que Johnny Hallyday aille bien, que l'HDMV m'inonde de ses sourires et qu'il reste du coca-light au frigo. Ca me suffit. En philosophie antique, on appelle ça l'ataraxie. Anne-Sophie, sophia, la sagesse ... Mes fesses. Je fuis l'envie, mais je fuis aussi l'ennui. Alors, parce qu'il ne faut pas me torturer deux heures pour que je craque, si je suis obligée-forcée-la vie du docteur Mamour en dépend-, je veux bien me sacrifier et trouver deux potentiels fashion plaisirs :

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Magnifique robe Sessun (les pattes sur les épaules, raaah)

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Sautoir Sabrina Dehoff, en vente chez Eple & Melk rue Charlot

Et voici, en quelques lignes, la démonstration que les blogs (leur auteurs, leurs lectrices) suscitent bien des besoins indésirables mais irrésistibles. Alors demain, après-demain, dans uen semaine, certainement pas à l'aube ou à l'heure où blanchira la campagne, j'irai peut-être glâner cette robe, ce sautoir, et ce sera bien tout. Pas par besoin, non. Juste pour le plaisir*.

*Herbert Léonard : 1, Zénon de Citium : 0.

02 août 2009

"This modern love" (Bloc Party)

Où Souviens-toi l'été dernier, le retour

Quand j'étais petite, disons moyennement grande, que je mâchonnais mon stylo plume Creeks en dessinant des coeurs sur mon cahier de textes, mon professeur d'histoire-géo me répétait que ma génération serait amenée à changer de métier plusieurs fois au cours de sa vie professionnelle. Treize ans et quatre paires de bottes Isabel Marant plus tard, il me faut me rendre à l'évidence : Monsieur Chaput s'est trompé. C'est moche, monsieur Chaput, vraiment. Mais il ne s'est pas trompé de beaucoup, le beau bougre. Je n'écris plus au stylo plume Creeks, les coeurs, je les brise et je les enflamme, et les métiers, je ne les enchaîne pas. Non, moi j'enchaîne les appartements, chacun son truc, Monsieur Chaput. Pas Française moyenne un brin, pas petite Française non plus, juste une grande pro du rouleau de scotch et de l'état des lieux. Je vous le fais vite, d'ailleurs : en six ans sur Paris, six appartements. (Clap clap de la foule ébaubie par mes beaux bobards). Dans mon entrée, donc, des cartons vides, prêts à l'emploi, pour m'emmener dans leur pliage vers l'Homme de ma vie. Comme à la même époque l'an dernier, pile poil, mon horloge géopaslogique tourne bien rond. Ma vie, jusqu'au 30 août, c'est donc du marron kraft, du carton pâte, du beige mou, et ça a même déteint sur mes habits.

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Top Eple & Melk, jupe Maje, sac Malababa

Il n'y a pas que moi qui déménage d'ailleurs. Il y a cette bien jolie Fleur qu'est Flore, la créatrice d'Eple & Melk, qui ouvrira boutique en septembre rue Charlot, hip hip hourra. D'ici là, on enrubanne, on enveloppe, on papillonne, on cartonne. Et surtout, à mon blog, on reste bien scotchées.