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26 septembre 2011

"Summer wine" (Nancy Sinatra)

Où rien de sert de courir, il faut partir à point

Elle est déjà là, la fashion week parisienne, déjà là à nous dire ce que l'on voudra l'été prochain, ce que l'on détestera l'été prochain, ce qu'on ne pourra pas se payer l'été prochain, alors que l'été actuel n'est même pas envolé. La fashion week, un froufroutant, excitant, énervant roman d'anticipation. Il était une fois après-demain, et moi je me perds déjà dans aujourd'hui. Une temporalité qui m'exaspère souvent, pour tout vous dire. Le "demain, c'est déjà maintenant" qui prévaut dans le domaine de la mode ne se marie guère avec mon emploi du temps de femme active. Il y a dix jours, j'en ai même fulminé de rage sur trois trottoirs différents. Si la fashionista est prévoyante, c'est bien là, selon moi, son plus grand défaut. La preuve par le bordeaux, la teinte qui donnera le ton de votre automne.

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Campagne IKKS hiver 2011-2012, shootée par Jan Welters

Honnêtement, qui peut penser, la dernière semaine de juillet, alors que le sable de Guéthary s'accroche à ses tongs, à acheter des boots Isabel Marant bordeaux ? Qui ? Qui peut penser à aller acheter des ballerines Naf Naf vernies bordeaux pour sortir, alors que ses compensées laissent deviner un vernis vermillon du plus bel effet ? Qui ? Qui peut, alors que la chaleur colle son débardeur à sa peau brune, avoir envie d'aller essayer un jean slim bordeaux épais Ba&sh ? Qui ?

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(Ci-dessus, la basket Gérard Darel déjà sur liste de réservation)

Alors, vous la connaissez, cette fille-là ? Non, parce que c'est peut-être une fashionista accomplie, mais elle ne doit pas avoir beaucoup d'amies.

PS : Si jamais vous voyez dans votre ville des Dixie boots Isabel Marant en bordeaux, taille 41, soyez une vraie amie pour la non-fashionista que je suis.

05 novembre 2010

"Get shorty ! " #8

Où le vendredi, c'est fashion speedy (mais sans Louis Vuitton)

(RE)VU

Où l'histoire n'est qu'un perpétuel recommencement. Souvenez-vous, 2007. Ségolène Royal enchantait la presse avec sa "bravitude", Laure Manaudou plaquait Philippe Lucas, la France et Flipper en rejoignant son Luca en Italie, et nous bavions toutes sur un jean flare dénommé Anna ... Chez Gérard Darel. Le Gérard, sentant le vent du (jean) large revenir de plein fouet, il s'est pas trop creusé la tête cet hiver : il nous a ressorti Anna de ses cartons, et les gourdasses comme moi qui avaient tourné les talons en 2007, elles s'en mordent les doigts en 2010. J'étais jeune et raisonnable, que voulez-vous, oubliant qu'Anna, c'est forcément glamour (Mouglalis. Kournikova. Karina. Nicole Smith. Cherchez l'erreur). D'une certaine façon, je ne me laissais pas mener par le bout du nez, mais de l'autre, j'ai franchement manqué de flare.

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Jean Anna chez Gérard Darel, 135 euros

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13 septembre 2009

"Around the bend" (The Asteroids Galaxy Tour)

Où je revendique mon appartenance à la petite bourgeoisie qui boit du champagne et s'habille en ...

Il y a encore quelques mois, on m'aurait dit ce que je m'apprête à vous raconter, là, avec toute ma bonhommie habituelle, les pieds nus sur mon tapis Alinea prune écrasée du plus bel effet, je crois que j'aurais pouffé de rire. Sûre de moi, avec  la condescendance toute familière de grande fille d'1m80 aux cheveux longs. Verbalisation de la scène : "Pfff, ça pourrait jamais m'arriver", lâché d'une petite moue glacée et glossée. Quelques grammes de condescendance en moins et plus tard, il faut se rendre à l'évidence : ça m'est arrivé. J'ai changé. "Ah !" (Trouble de l'assistance). J'aime toujours autant les grands sacs en cuir et les bottes plates, les jupes toutes courtes et les décolletés lovamooriens Vanessa Bruno, mais j'ai 27 ans et j'habite Boulogne-Billancourt. Boulogne-Billancourt, depuis 13 jours exactement. C'est pas Neuilly, mais c'est pas loin. Me voilà donc à faire mes courses dans un Inno qui coûte deux fois plus cher que le Franprix deux rues plus loin, à zigzaguer entre une flopée de poussettes Mc Laren et de jeunes papas méchés longs. C'est déjà beaucoup, mais ce n'est pas assez. Attention, je lâche vite le vil aveu, comme Jean-Marie Bigard a lâché Claudia après 18 ans de vie commune (cf Voici, semaine du 7 au 13 septembre) : je kiffe Gérard Darel. A ce moment précis, je perds 10 degrés sur l'échelle de la hype et gagne du même coup 10 ans sur ma carte d'identité bloguesque. Circonstances atténuantes, mesdames les jurées : à Boulogne-Billancourt, il n'y a pas grand chose à se mettre sur le talon  du chéquier. Alors, un samedi après-midi de déroute, la flemme de prendre le métro, on fait avec ce qu'on a, c'est à dire avec Gérard et son meilleur pote Pablo.

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Bottes Pablo de Gérard Darel, disponibles sur Monshowroom

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Sac Flat Jack de Gérard Darel

Et je ne vous parle pas des petits robes tout à fait honorables que j'ai pu croiser sur certains portants. Parce que vous n'avez pas toutes la chance d'habiter cette charmante bourgade qu'est Boulogne-Billancourt, Gérard, qui se modernise grandement, a lancé son e-shop. Moi, ma mèche toujours parfaite "Canal +" et mes sacs biodégradables Monoprix, on préfère largement la véritable boutique. Bientôt, soyons folles, je ne jurerai plus que par les coupes audacieuses de Véronique Delachaux. Une chance pour moi : Véronique et Gérard cohabitent sur le même trottoir.

PS : et ça continue à déblayer sur mon vide-dressing, arrivée programmée de merveilles Sessun, Iro, ou Vanessa Bruno.

14 juillet 2008

"Dress" (PJ Harvey)

Où il faut bien lire l'étiquette avant d'acheter

Les seins de Sophie Marceau, on les a déjà chantés. Ils ont eu leur heure de gloire, Julien Clerc est passé par là, Femmes je vous aime et tout le tintouin. Bye bye Sophie, welcome Angie. A.N.G.I.E, where will it lead us from here, moi je vois tout à fait où ça m'a mené, cette histoire. Personnellement, Mick J. et sa grosse bouche m'ont toujours fait plus d'effet que Julien et ses grosses bouclettes. Parenthèse musicale fermée, revenons à nos tétons. Les seins d'Angelina Jolie, on devrait pouvoir les acheter. Oui. Ils devraient être vendus avec la fameuse robe longue qu'on nous a vanté ce printemps au gré des pages mode. Personnellement, j'y ai cru. Cru que quand j'enfilerai cette tant attendue tenue de vestale grecque, ma poitrine allait suivre. Gonfler miraculeusement, les dieux aimaient les vestales et pouvaient filer un coup de pouce. Ne me demandez pas pourquoi, en grec comme en français, c'est la faute à Angie et Gérard. On a tellement vu notre belle Pitt se balader formes à l'air en robe Darel, toutes les couleurs dispos s'il vous plaît (quand y'a d'l'argent y'a du plaisir), que j'ai intériorisé, façon habitus bourdivin, que cette tenue allait avec ces seins-là. Exclusivement. L'Angie de poitrine, je l'aurait volontiers attrapée, même par 30°.

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Mais un tour en boutique, mes rêves volutes partent en fumée : les seins avec ladite robe n'étaient pas livrés. Alors, quand on a la poitrine sexy-mini-90-Bi, on fait quoi, on n'achète pas la robe et on passe à côté de la tendance lourde de la saison? Tout ça parce que Dame Nature a eu la main légère sur le décolleté ? Ou bien, on se la joue grande asperge qui fait femme "en sein-te" mais sans le 100D qui va avec? Oui. On fait.

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Robe longue Sandro, été 2008

Notez les imprimés cyrilliques et autres volutes dorinthiens sur cette toge de vestale grecque. Vous le savez, j'ai le chromosome Amphytrion et le grand-père qui s'appelait Ménélas. Alors je ne suis peut-être pas très Jolie, d'accord. Mais une Aphrodite's Child comme moi, à la longue, ne pouvait se dérober.