19 décembre 2011
"Lundi, get shorty !" #46
Où le Get Shorty se délocalise le lundi
LA PLUS FORTE
Bien joué, Isabel. Bien joué, ma grande, tu as encore réussi ton coup sur ta collection printemps-été 2012. Tu ne t'es pas compliqué la vie, en même temps. Une réédition de ce qui a marché, Dicker forever, et une création de camarguaises molles et souples à se damner, dans des coloris désert parfaits pour les routes sablées de juillet. Clap clap, je m'incline, tu me bootes.

02:13 Publié dans Vendredi, get shorty ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : blondie's back, isabel marant, patricia urquiola, habitat bocksey, michael bublé, ebay france
12 décembre 2011
"Rock the casbah" (The Clash)
Où dès que je porte du léo, il part
Dès qu'il voit la bête, pour lui, je n'ai plus rien de la belle. C'est à n'y rien comprendre, et mieux vaut parfois ne pas chercher. Quand les enfants redoutent le grand méchant loup, l'HDMV, lui, a peur du look graou. Le léopard, une phobie dans son surmoi, sûrement une vieille réminiscence de la robe de Katia dans Le Père Noël est une ordure. C'est de saison, me direz-vous, à défaut de raison. Il avait déjà haussé les yeux à la vue de mes ballerines Zara, et l'arrivée de mon Léo tout nouveau, tout beau n'a pas réussi à le réconcilier avec le multi-taches. Je m'en fiche, je n'ai pas envie de sortir les griffes pour lui faire entendre raison. Comme Léo et moi sommes si bien assortis le jour, manquerait plus que le félin qui partage mes nuits m'en fasse une crise de jalousie.
03:34 Publié dans My Clothes, My Life | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : léo, blondie's back, dixie, isabel marant, american retro, madame figaro, see u soon, pois & plumes
23 novembre 2011
"Gigolo aunt" (Pink Floyd)
Où je suis une mauvaise fille en aiguilles
Les petites annonces, c'est un art à part entière. L'art de dire tout et n'importe quoi en très peu de mots, ce qui n'est pas donné à tout un chacun. C'est souvent payant, d'ailleurs. Mais parfois, entre le tout et le n'importe quoi, la petite annonce balance très franchement pour la seconde solution. "Tout", c'est vite trop. On vend une "jolie maison avec mezzanine lambrissée", et pas avec un robinet qui coule. Pourtant, le robinet fait partie du tout, mais pour vendre sa camelote, c'est plutôt du tout au rien. On cherche "un beau jeune homme drôle et sérieux", mais sans préciser qu'il doit aimer Grey's Anatomy et les virées chez Merci. Merci, beaucoup. Bref, quand on se vend, on ment. Rien de que la qualité, ma bonne dame. Alors moi, aujourd'hui, je ne ferai pas la liste de mes qualités. D'abord, on n'a pas la journée devant nous (on ne sait jamais, si mon hébergeur décide comme hier de nous couper les vivres). Et puis, je ne suis pas comme ça. Alors Galliane, c'est une jeune femme qui ne sait pas : faire des rond avec sa langue. (Il n'y a pas de hiérarchie dans cette liste). Laver les petites gouttes de calcaire sur la paroi de la douche. (Sérieux, il y en a qui arrivent ?) Conduire à Paris. Ne pas faire de shopping à Paris. Partager son pop-corn au cinéma. Coudre. Peindre. Sauter à l'élastique. Tricoter.
02:50 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : isabel marant, dixie, gaston, jérome dreyfuss, sandro
14 novembre 2011
"These shoes are made for walking" (Nancy Sinatra)
Où "that's just what they don't"
86 emails, j'ai envoyé. 86 emails, de la Turquie à la Norvège, de l’Ukraine à la Californie, j'ai virtuellement parcouru le monde de long en long, je n'en menais pas large, et elles sont là. 22 coups de fils, j'ai passé. 22 coups de fil, en France uniquement, car ses si chères à mon coeur l'étaient tout autant à mon portefeuille, alors mon compte bancaire ne pouvait pas céder sous les coups. Mes Betty crème, j'ai sacrifié. Même pas eu le temps de s'apprivoiser, de se tester, de se désaimer, car il fallait les nouvelles financer. Et contrairement à certaines, je ne veux pas me permettre deux folies, car il s'agit bien de folie ici. Alors, question de chiffres, j'ai suivi mes principes à la lettre. Betty, Page tournée. 2 mois, j'ai patienté. Deux mois, c'est bien, le délai est raisonnable, je ne suis pas une fille facile, on ne m'a pas au premier coup d'œil. Comme dans une vraie histoire, c'était qui menait l'autre par le bout du nez, le bout du pied, voire du porte-monnaie. Deux lectrices, ou devrais-je dire deux anges-gardiens, s'en sont mêlé, deux mails, deux secondes, deux nouvelles dans ma penderie. Fin de l'histoire, on ne compte plus les points, les Dixies ont gagné.

Crédit Maryam Nassir Zadeh Store

Mais ces Dixie Chic n'ont pas tout gagné, encore. Deux mois qu'on s'est tournées autour, et maintenant qu'elles sont là, elles me font peur. Trop belles pour moi, trop chères, 'fait trop moche dehors. Je les mettrais sous cloche, ces bécasses, sous cloche ce beau gibier pour le garder à ma sauce. Ca me fait toujours ça, d'ailleurs, avec les pièces que j'ai longtemps cherchées. Elles me tiennent en respect. A bonne distance, la fan. Une dernière fois, se faire désirer. Bien joué, mes belles. Mais croyez-moi : on a mis du temps à se chercher, on va bien finir par se trouver.
PS : Hey, j'aimerais bien passer la barre des 200 Twittos d'ici dimanche. J'ai besoin d'aide. Help.
13:58 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : isabel marant, dixie isabel marant
26 septembre 2011
"Summer wine" (Nancy Sinatra)
Où rien de sert de courir, il faut partir à point
Elle est déjà là, la fashion week parisienne, déjà là à nous dire ce que l'on voudra l'été prochain, ce que l'on détestera l'été prochain, ce qu'on ne pourra pas se payer l'été prochain, alors que l'été actuel n'est même pas envolé. La fashion week, un froufroutant, excitant, énervant roman d'anticipation. Il était une fois après-demain, et moi je me perds déjà dans aujourd'hui. Une temporalité qui m'exaspère souvent, pour tout vous dire. Le "demain, c'est déjà maintenant" qui prévaut dans le domaine de la mode ne se marie guère avec mon emploi du temps de femme active. Il y a dix jours, j'en ai même fulminé de rage sur trois trottoirs différents. Si la fashionista est prévoyante, c'est bien là, selon moi, son plus grand défaut. La preuve par le bordeaux, la teinte qui donnera le ton de votre automne.

Campagne IKKS hiver 2011-2012, shootée par Jan Welters
Honnêtement, qui peut penser, la dernière semaine de juillet, alors que le sable de Guéthary s'accroche à ses tongs, à acheter des boots Isabel Marant bordeaux ? Qui ? Qui peut penser à aller acheter des ballerines Naf Naf vernies bordeaux pour sortir, alors que ses compensées laissent deviner un vernis vermillon du plus bel effet ? Qui ? Qui peut, alors que la chaleur colle son débardeur à sa peau brune, avoir envie d'aller essayer un jean slim bordeaux épais Ba&sh ? Qui ?

(Ci-dessus, la basket Gérard Darel déjà sur liste de réservation)
Alors, vous la connaissez, cette fille-là ? Non, parce que c'est peut-être une fashionista accomplie, mais elle ne doit pas avoir beaucoup d'amies.
PS : Si jamais vous voyez dans votre ville des Dixie boots Isabel Marant en bordeaux, taille 41, soyez une vraie amie pour la non-fashionista que je suis.
07:00 Publié dans Mustave, My Fucking coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : gérard darel, dixie, isabel marant, ba&sh
05 septembre 2011
"In the grace of your love" (The Rapture)
Où ma moitié et moi, ça fait deux
L’autre jour, portable en mode vibration effrenée, on a reçu une invitation pour une soirée costumée. "On", soit l’HDMV, mais on est pacsés, alors « lui est on», pour le meilleur et pour le pire. Et les soirées costumées, en l’occurrence, c’est le pire. Thème des réjouissances : «Twins». Jumeaux, pour les anglais troisième langue. Dotés d’une imagination et d’un temps libre dévolu à cette imagination très relatif en cette période actuelle (cartons tous courts plutôt que cartons d’invitation), on a cherché le dénominateur commun de notre garde-robe. Et il fut vite trouvé, ma moitié ne partageant guère mon goût pour les minijupes à volants et les blouses romantiques : la chemise à carreaux. Une pièce que j’ai introduite dans ma penderie l’hiver dernier, et qui a redoublé au printemps avec l’acquisition d’un modèle Loft Design by. Avec un tel modèle, parfait en tous points, la chemise à carreaux n’est pas prête d’être à la marge de ma penderie.

01:03 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : loft design by, isabel marant, ltb
31 août 2011
"L'été indien" (Joe Dassin)
Où on suit le mouvement en fille indienne
L'été a filé, s'est défilé, en pente douce, et personne ne l'a vu passer. Pas un seul stop à Paris, juillet-août, il a tracé sa route. Brûlant les feux de la Saint-Jean, grillant toutes nos priorités (bronzer, merde, bronzer). Malin comme un sioux, il a filé à l'indienne. Je l'ai entraperçu une semaine en Corse, la belle affaire. L'été est censé durer trois mois, mais il a préféré jouer les filles de l'air. Alors, pour reprendre le chemin de la sainte trilogie (métro-boulot-dodo), j'ai enfilé mon uniforme d'automne : le jean, la petite veste cintrée, le sac camel. Tongs rangées, guère usées, sur la pointe des pieds.

Veste Isabel Marant (merci toi!), jean LTB, sandales Sigerson Morrisson


Il faut bien s'y faire : l'été est parti sans même être venu. On n'en pas vu la couleur, le bleu et l'or éclatant, tandis qu'on voit déjà l'ocre des feuilles envahir le bitume. L'été n'a jamais été, la rentrée est bel et bien là. Il n'y a plus de saison, il faut vraiment se faire une raison.
PS : après tirage au sort de l'HDMV, les commentaires 12 et 17, soit Clémence et Adeline, vous irez accompagner vos hommes (ou l'enverrez comme un grand) voir Captain America (merci IKKS). Vos adresses par email, les filles !
00:59 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : isabel marant
25 avril 2011
"Little green bag" (The Barenaked Ladies)
Où une souris verte, qui courait dans l'web ...
Pour me mettre au vert, je n'avais pas attendu que Nicolas Hulot enfourche sa bicyclette bleue, blanc, rouge en vue de sauver la planète. Non, mon esprit ment(h)alo s'est ranimé il y a plusieurs semaines, mais pas une seule minute pour vous en causer. Vous montrer mon dernier travers fashion. De là à glisser un bulletin en faveur d'Eva-ngelina Joly dans l'urne lors des prochaines présidentielles, il n'y a qu'un pas que je franchirai pas maintenant, pas devant vous. Devant vous, je le nie en color-block. Une touche de green, Oh Micky you're so fine, suffit à ma vie et ma moderie.

Sac Enzo Jérôme Dreyfuss
01:23 Publié dans Mustave, My Tunes | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : jérôme dreyfuss, isabel marant
14 février 2011
"Blue steel" (Bot'Ox)
Où après le Parc des Princes, la princesse trouve sa parka
A un moment donné, il fallait bien que le mot "FIN" s'inscrive, en lettres désargentées, sur le film de ma quête de la parka Isabel Marant. Il fallait bien que je reprenne le fil de ma vie vestimentaire, sans plus jamais regarder en arrière. Savoir désaimer, sans rien attendre en retour, pour plagier du Florent Pagny millésime 1998 (la France qui gagne). La Galliane qui perd, elle se tient devant vous, avec sa dernière acquisition. Une parka. Griffée Isabel Marant. Elle est presque ... noire, elle est presque ... doublée de fourrure, elle est surtout sur mes épaules et plus dans mes rêves.

Parka Isabel Marant (hiver 2011), escarpins Repetto, bonnet Sandro, sac Balenciaga

Appelez-moi la Schtroumpfette en chef avec mon bleu de travail, j'assume tout. Sachez en plus que la beauté se dépare de sa doublure et de sa capuche moumoutées pour devenir une parka mi-saison super bien coupée. Si ce n'est pas un achat malin, je n'y comprends plus rien. C'est à se demander si entre ma vieille Comptoir des Cotonniers et ma Sessun adorée, je ne développe pas une sérieuse addiction. Emparquetée, et je vous laisse juge d'effets. Vous-ai je causé de ma "parkaki" ? Bientôt, bientôt. Laissez-moi le temps, au sens météorologique du terme, de la porter. Fonctionnons au cas par cas, mesdames.
PS : le tirage au sort de l'HDMV a parlé. Les commentaires 12 et 28, soit Lilou64 et La cavalerie, j'attends un email avec vos adresses postales, les filles.
01:40 Publié dans My Clothes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : isabel marant
04 février 2011
"Get shorty" #18
Où le vendredi, c'est apéro party
REPECHEE
Qui avait banni-pourri-honni la basket compensée Isabel Marant cet hiver ? Moi, vous êtes sûres ? Moi, vous êtes sûres. Et j'en suis a peu près sûre aussi, autant que du manque de goût de la styliste de Sandrine Quétier (pitié, TF1, cette fille est canon, embauchez-moi pour lui composer deux ou trois tenues qui tiennent la route). Mais vu que la créatrice préférée de Paris, New York, la blogosphère mais pas Sandrine Quétier s'est rattrapée dans sa collection printemps-été, on peut faire comme si j'avais été moins catégorique ?
Isabel Marant, printemps-été 2011 (merci Tendances de mode)
Outre la fameuse Chloé présentée ici (et arborée par Mimnor), il y a aussi ce double modèle de chez Repetto. Un peu orthopédique, mais tout de même carrément magnétique.
Repetto, printemps-été 2011
01:58 Publié dans Vendredi, get shorty ! | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : eple & melk, isabel marant, le mec de la tombe d'à côté, american vintage

