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24 mars 2015

"Nice people" (Devendra Banhart)

Où je rends à Jérôme ce qui est à Jacques 

J'ai quitté Edouard, c'était en décembre, un jour froid et gris, un jour parfait pour une rupture. J'ai quitté Edouard sans crier gare, même si je l'aimais encore, tellement beau, tellement bordeaux. Le problème avec lui, c'est qu'il était ouvert à tout : à la rue, aux regards, aux curieux, aux aventureux. Le garçon faisait bonne impression, mais son bouton ne tenait guère la pression. Un petit souci technique de fabrication, m'a t-on assuré dans sa maison-mère. Pas du genre à abandonner ses rejetons, le père, Jérôme Dreyfuss, a repris Edouard sous son aile et m'a proposé de choisir en compensation un nouveau petit ami parmi ses autres enfants chéris. Pas eu besoin de trop tergiverser, le coup de foudre instantané, il était grand, il était beau, il sentait bon le vieux bordeaux : c'était Jacques, le petit nouveau. En deux coups de cuiller à peau, l'affaire était dans le sac. 

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La morale de cette histoire, c'est que certaines marques, qui ont pourtant pignon sur rue et tapis rouge dans la presse, savent encore se comporter avec leurs clientes. Un petit email de ma part et très vite, une réponse, une oreille, une solution. De quoi vite oublier ma déception, surtout que le petit frère Jacques m'a fait oublier son aîné. Mais que les adeptes d'Edouard soient rassurées : sur cette collection printemps-été, le défaut a été corrigé. Le voilà redevenu un fils de bonne famille.