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04 décembre 2009

"With a little help from my friends" (The Beatles)

Où je n'ai pas le bras long, mais je sais tendre la main

En ce moment, autant côté love, c'est exciting and new façon Isaac et Gopher sur "La Croisière s'amuse", autant niveau copines, c'est plutôt "Le Monde du Silence". Changement de ville, changement de vie, et vite on vous oublie. On ne peut pas tout avoir, le beurre, l'argent du beurre, et la bande de crémières qui va avec, me direz-vous. Moi, je n'oublie pas. Alors, quand trois nanas top de mon entourage me glissent qu'elles organisent une vente privée, je relaie l'infos à toutes les nanas top qui lisent ce blog.

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Christina, si tu as une robe Inès couleur encre, je passerai peut-être ...

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Laury, quand tu auras la robe grise et le gilet doux comme un agneau, tu sais qui appeler en premier

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La Fée, si je travaillais pas ce dimanche à Issy-les-Moulineaux, soit une heure de métro, je serais ton hôte

Voilà, le repassage et les devoirs du petit attendront, je vous ai occupées pour samedi et dimanche. Et si chéri râle, vous direz que c'est pas de votre faute, mais de la mienne. Ca sert aussi à ça, une copine.

09 avril 2008

"Cotton wool" (LAMB)

Où il sera question d'éternel retour, et d'un Italien qui sait parler avec ses mains mais pas que
Après les Ch'tis, la boule à facettes. Après le bouclier fiscal, les retraites. Après la pluie, le beau temps. Neige fondue enchaînée, la météo mode est au plus mal.  Et ça continue, encore et encore, le même ciel, cotonneux, le même thermomètre, trop frileux, les mêmes vêtements, cafardeux. En avril, ne te découvre pas d'un fil, l'adage dit. L'adage dit, et moi, j'obéis, le fil devient vite maille, de maille, il se fait gilet, ne perdez pas le fil, et le gilet, il ne quitte plus mes épaules. Accessoire indispensable de cette mi-saison, ceinturé, ou non. Compagnon obligatoire de nos light liquettes et white tee-shirts, le gilet j'y laisse mes économies, ces derniers temps. Comme on ne peut pas encore porter la robe fleurie Luella cardiganée de bleu marine sous peine d'attraper une Rolling ANGI(n)E ...
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Photo Madame Figaro  

... on ("on" de majesté) porte sur slim, sur flare, le nez à l'air, le long gilet loose pour faire passer le blues :

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Tunique Et Vous vieille collection, ceinture vintage, gilet Maje, sac H&M Hommes

... ou le costume trois trous confectionné par une autre Fée de la couture en qui je crois un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, j'ai dit beaucoup ?

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Gilet "Célinette" par L'Atelier d'Une Fée, soit Chrystèle Jean, porté sur blouse et flare
Photo réalisée grâce au pied grâcieusement offert par Célinette

Mais plutôt que de disséquer ce que j'ai, laissez-moi plutôt évoquer ce que je n'ai pas. Encore. "Un tu l'auras vaut mieux que deux tiens", voire "Soleil en août, pâté en croute", puisqu'on proverbe à tout va.  Donc, quand on parle de gilet, de belle maille, de doute il n'y a pas, le roi s'appelle Collina. Roberto Collina. Une institution, le monsieur, presque 60 ans à faire mousser le point dans son usine de Bologne. Et regardez-moi comment ses tricots rajeuniraient dangereusement Grand-Mère, qui en oublierait presque de faire son bon café :

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Photos Elodie Chapuis pour Roberto Collina

La bonne nouvelle, ce n'est évidemment pas que l'essaim de glace se profile à grand froid. Non, c'est que le Bazar Parisien distribue en France ces indispensables de garde-robe, certes pas donnés, mais Roberto, c'est un peu la haute-couture de la maille. Comme le Speedy qu'on a acheté avec notre première paye, en quelque sorte (sauf moi, j'avoue, j'aurais plutôt investi dans du Balenciaga si j'avais pas tout bu épargné).

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En promo ici, l'autre , et un ceinturé enfin

Roberto, un Italien qui sait parler aux femmes. Alors que Bling Bling et Drelin Drelin, stock options et Alain Madelin, un peu de douceur dans ce monde brut. Maille, sweet love.

01 avril 2008

"The winner takes it all" (Abba)

Où je fais trois heureuses, un 1er avril, et c'est pas une blague

Le jour où j'ai eu l'idée de lancer un concours sur la mode, j'aurais sûrement dû faire tourner sept fois ma souris sur son tapis. Préféré manger trois gousses d'ail frais avant de sortir. M'enfiler l'intégrale de Paulo Coelho. Proposer, mea maxima culpa, une virée shopping à ma mère. Tout, plutôt que de me rendre compte que mes lectrices sont bien plus spirituelles que moi. Erase, rewind, cos I've been changing my mind, avec ma question choc, je me suis pris une belle claque, bang bang. Donc, soit je fermais ce blog, je me tartinais avec mon rouge à lèvres Clarins encotonnée dans le So Sweat, et je m'enquillais le Plus Grand Cabaret du Monde, soit je tenais ma promesse.

Je tiens toujours mes promesses. Même un premier avril, surtout un premier avril, où tout le monde raconte des conneries, on va vous augmenter le pouvoir d'achat, Stella Mc Cartney recollabore avec H&M, Elvis est mort mais c'était une femme. Moi, la vérité, toute la vérité, même un avril premier. Alors parmi vous toutes, mes Petites Robertes (ou mes Larouss'o, comme vous préférez), sous l'effet de deux Efferalgan, en retenant quatre, ajoutant six, fermant les yeux et mangeant du Ritter Sport, j'ai retenu trois définitions qui me parlaient beaucoup. Qui me parlaient autant, par exemple, que cette série de mannequins snapshots proposée par le Sartorialist pour Vogue, intermède parfait à nos élucubrations sur la Mode avec un grand Aime :

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Maryna Linchuk par Scott Schuman, pour Vogue, j'aime sa veste blazer, ça s'achète où ses cheveux ?

La numéro 3 du concours, elle l'a pris au pied de la lettre, et moi les lettres aux grands pieds, j'aime ça. Elle a donc sûrement chaussé ses lunettes, enchignonné sa tignasse, ouvert un dico pour voir comment c'était dedans, ça fait si longtemps, elle a fermé les yeux et elle a écrit. A écrit ça, mademoiselle Ori :

La mode : n.f [mod] et non [mǒ = o ouvert d] comme dans certaines régions sudistes, sinon ça fait Maud.
1. Tendance temporaire adoptée par une grande partie de la population… (féminine).
2. Maladie moderne associée au gène « Vas-y ouvre ton porte-monnaie », touchant essentiellement les sujets féminins, présentant les symptômes suivants :
- dépenses immodérées.
- Tocs cintresques.
- Problèmes visuels, faussant les proportions. Les sujets voient, par exemple, une armoire, et une pile de vêtements avec des proportions réduites.
Exp. Etre à la mode : avoir des habits même moches que tout le monde porte ou avoir le truc à la mode un peu différent. (Personne n’a dit que c’était facile !)
Tripes à la mode de Caen : phénomène de mode limité à Caen qui consiste à se faire des colliers de tripes et autres boyaux.
Mots dérivés : Modiphile Femme qui s’intéresse à la mode. N.B. Dans certains dictionnaires une erreur fait appliquer ce terme aux hommes.
Mode zzzzz : expression qui signifie bon j’ai fini je vais me coucher.

Ori, tu garderas tes lunettes que j'imagine à grosse monture quand tu mettras ton joli rouge à lèvres Clarins.

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Sasha Pivovarova, par Scott Schuman pour Vogue, ça pourrait être moi, le mannequin en moins

La numéro 2 du concours, au contraire, a fait court, brut de pomme, soif de mordre. Elle a un peu cité tous mes meilleurs amis, et quand on me prend par les sentiments, et quand on mêle l'amour à ça, moi je dis bien joué, Catherine :

La mode, c'est un adultère.
Jerôme, Isabel, Gaspard, Karl, Hedi, Alexander, Vanessa, Phoebe, Alber, Sonia, Michel, Viktor, Ann, Tom, Marc, Kris, Martin.

Catherine, si tu veux le remercier pour le Terracota Tajine, Guerlain s'appelait Pierre-François-Pascal.

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Coco Rocha par Scott Schuman pour Vogue, littéralement number one

La numéro 1, elle a mis la barre si haut, que j'ai eu bien du mal à la décrocher, après. Un peu comme Coco Rocha torturée sur la photo, elle a mûri son coup, posé les mots ça et là presque en écriture automatique. Tique et poétique, un cadavre exquis plein de vie, j'ai tiqué, j'ai aimé, Pierre de Lune, tu as gagné.

Entre ville et ville après nuit rousse arrachée de plainte amoureuse,
6h30, mode mineur(e) spéciale bambins pour femme sans bras avec jambe de bois – qu’on les baîllonne ! - coton 90°, ça se vend vraiment ?
9h00, facile d’être fauve quand on est affamée, du créateur en vois-tu en voilà, je redeviens femme, maman est partie, chou !
16h30, uppercut d’amour dans ma tronche, vite du cracra en veux-tu en voilà, chocolat, bonbons haribo et bisoux assortis
20h, The Sublime is Now, Erotokrito-maniaque, -phage, -vore, tellement désirable, tellement déconcertant,
1h, nue, on Night : overdose d’amour dans les Roues noires.

Pierre de Lune, pour le cracra et le shopping affamé, rien de mieux qu'un So Sweat de la Fée.

Ema, Aneth, Hélène, vous êtes passées à un demi-poil de gnou de la victoire, les filles. Les académiciennes du jour, envoyez-moi votre adresse par email. Les participantes, de Bénétie à MH, de Vanessa à Ballynd, etc, merci. Vous êtes simplement de vrais chous, à la Mode de chez Nous.