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22 février 2013

"Vendredi, get shorty" #98

LE SNAPSHOT

Le nom évoque les plaines russes. Maison Olga. Il flotte dans son sillage l'image d'une datcha tranquille, le fumet épicé qui s'exhale d'un samovar, le son de chants doux et colorés. Une marque venue du froid et dont, cet hiver, la collection m'avait laissée de glace. Cet été, je fonds carrément. Regardez-moi ces imprimés géométriques et vous comprendrez. La griffe commence à se faire un nom aussi cher que celui de Roseanna dans le coeur des fashionistas. Cher, dans tous les sens du terme, malheureusement.

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20 mai 2008

"The streets of London" (The Beatles)

Où je reprends contact avec la mode, le monde, petit à petit

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Boutique vintage, Portobello Road

Prise dans le tourbillon de la vie, cette semaine, des bagues à chaque doigt et des tas de bracelets autour des poignets, j'en avais oublié que j'avais un blog. Tout arrive. Lucile quitte la Nouvelle Star, le sort des 35 heures divise au sommet de l'UMP, j'en oublie que j'ai un blog. Outre mes six jours de travail d'affilée, j'avais une bonne raison : je suis allée en week-end à Londres.

Et à Londres, j'en ai tout simplement oublié la mode. Sous un temps de chien, 6°C et une atmosphère fade to grey, des cheveux qui hurlent "Fuck the humidity", et des bottes qui reprennent en choeur, sans aucun talon. J'en ai oublié le port du sarouel et celui de la compensée de liège face à des Londoniennes qui sortaient en bustier et tong sous l'averse, même pas peur, aversion assurée, effarrement répété, des British Turkeys décérébrées par dizaine j'ai compté. Alors, vite fait, un petit passage chez Topshop tout de même, entre copines, parce qu'il fallait bien :

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 Top bleu, foulard rouge et blanc, sandale bleue Topshop

Oui cocorico, je me suis débrouillée pour acheter du bleu blanc rouge chez nos ennemis héréditaires, on va pas rester 100 ans et une guerre là-dessus. J'ai aussi zieuté vite fait de la fripe, ramené une broche de Portobello Road qu'on dirait juste un joyau de la couronne, et découvert que la pinte de cidre frais, c'est aussi bon que de la bière. Mais là-bas, non contente d'avoir oublié la mode, j'ai également oublié le rock. Il fallait le faire, et tous les minets méchés du pays en slims carrelés n'en croiront pas leurs écouteurs, mais une soirée au Rumba Bar à Piccadilly, et me voilà H.I.P achoppée. Une démonstration par une troupe en goguette, du freestyle entre amis, des grands tee-shirts délavés et du legging lamé, de la old-school sans ghetto blaster, et me voilà intronisée membre officielle de la Fonky Family. Dans mes rêves. On verra bien si je tiens parole et honore le bandeau éponge et la Nike Dunk pailletée. D'ici là, hip hip, hop hop, hourra, parmi vous, me revoilà.