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06 janvier 2012

"Vendredi, get shorty" #47

Où le vendredi, c'est carrément le fouillis

REPERE

Depuis que j'ai quitté les sphères du Lumpenproletariat pour me pavaner dans celles des prétendants à l'ISF (prétendants, hein, j'ai acheté un appart) (à crédit), mes modes de lecture ont changé. Je vous avais parlé de ma passion pour les magazines de décoration dans la salle d'attente du gynéco, et il était temps que je vous fasse part de ma passion pour les pages "cuisine" et "linge de maison" des catalogues de VPC. Je sais, en ce vendredi de pré-soldes, je vends du rêve. La Redoute, elle, me vend des taies d'oreiller à pois et des étendoirs de baignoire. Mais bon, pour cet été, j'ai quand même vu ...

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Les nouveaux produits Vanessa Bruno, parmi lesquels ce joli gilet et ce short ...

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Ou cette robe-pull ...

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13 mai 2011

"Get shorty !" #26

Où le vendredi, c'est petite entraide entre amies

REPERE

A la base, j'étais assise là, en tailleur sur mon canapé, juste pour regarder la Musicale (Canal +) .Juste pour entendre Raphael Saadiq et The Do, deux de mes chouchous du moment, c'était le programme de ma soirée, rien de plus, rien de moins (si, un Magnum "caramel & almonds" m'accompagnait sur le canapé, mais étais-je vraiment obligée de vous le préciser?). Ah, il y avait aussi Ayo au générique. Ayo, c'est pas mal, je ne vais pas zapper parce qu'elle chante, je reste en tailleur sur mon canapé. Peut-être n'aurais-je pas dû. En sortant de l'émission, je voulais toujours acheter les albums de Raphael Saadiq et The Do, mais je voulais en plus le blazer d'Ayo. Ca, ce n'était pas prévu au générique.

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Voilà, vous avez tout : la couleur délicatement pêche brugnon, la coupe légèrement épaulée, les détails de boutons, le tee-shirt blanc en dessous. C'est tellement simple que j'ai décidé de me compliquer la vie et de trouver ce modèle. J'ai même, moi qui ne facebooke jamais, laissé un commentaire sur la fan-page de la dame pour demander d'où venait sa tuerie, qui compose sa tenue de scène. (L'aveu de trop, j'ai l'impression, j'aurais dû en rester au Magnum). Il y a bien le modèle Maje (289 euros, bing), ou un simili approchant chez Topshop, mais je suis une originale de l'original. Alors, les ladies gaga d'H&M et Uniqlo (où je ne vais jamais), si vous pouviez m'éclairer de vos lumières sur ce coup-là, je vous en serai blazèrement reconnaissante.

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22 avril 2010

"Madame rêve" (Alain Bashung)

Où on se trouve vite un prétexte pour aller faire les courses ... seule

Non, Madame ne rêve pas, non. Madame touche, madame essaye, madame palpe, et madame est obligée d'en convenir : chez Monoprix, Madame à Paris a tout compris. Vous m'avez suivie, mesdemoiselles ? La collection capsule de la jeune marque parisienne pour notre enseigne bobo préférée, mise en rayon ce mercredi (enfin, mardi soir pour les plus malignes) (type moi), est une vraie jolie surprise de printemps.

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La logique des choses, du monde, de la mode, veut qu'on se cherche une robe pour une grande occasion. Moi, j'en suis venue, ces derniers temps, à me chercher une occasion pour acheter une grande robe. Dans ma petite cabine en contreplaqué bouleau, c'est exactement ce qu'il s'est passé. "La réunion de la rédaction jeudi". (Non, risque de renversage de café) "Ma prochaine virée dans le Marais" (l'hiver prochain, dans le meilleur des cas, depuis que j'habite B&B...) "Le mariage de Géraldine cet été". BINGO. J'avais l'occasion, ne manquait plus que j'annonce la couleur.

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Beige ?

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Rouge ?

Après rapide sondage auprès de la vendeuse-caissière (qui m'a bien rappelé de tout remettre en rayon après mon heure passée en cellulle) et des deux clientes du rayon sous-vêtements, ce brainstorming a conclu que la beige serait plus facile à accessoiriser. Avec quelques rayons de soleil, on est d'accord, parce que sur ma peau Efferalgan, l'effet boeuf n'est pas garanti. Et avec le boléro Bel Air en cuir tant désiré, enfin acquis.

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Puis le pois a été tellement lourd à porter que j'ai embarqué la jupe assortie, histoire de faire doublon. Alors les filles, si vous passez acheter du vin blanc, des petits pois ou du jambon de Parme, un seul conseil : on croque-Madame !

14 mai 2008

"The lucky one" (Au Revoir Simone)

Ou une boutique "pour le plaisir", comme dirait Herbert L.  

Rive gauche, là n'est pas mon pays. Rien à faire, derrière mes verres fumés, je ne m'y sens pas chez moi. Trop de sacs Gérard Darel au mètre carré, pas assez de tee-shirts et de sourires cariés. Alors, une fois le Pont-Neuf franchi, je m'invente une nouvelle vie. Pour faire simple, une double identité. Je me comporte en touriste, je ne sais plus parler français, je lis les noms des rues bien longuement, je m'achète des glaces dès que je peux derrière une colonie de Japonaises vuittonnées et forcément, je me perds. Lost in translation, me voilà égarée rue Saint-Simon, et rue Saint-Simon, y'a Simone pour m'accueillir.

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Chez Simone, c'est bien simple, on ne connaît rien de ce qui est présenté sur les portants. Dépaysant, grisant, en mode touriste. Orna Kiely, vous connaissiez ? Moi non. C'est funky, londonien, vachement bien.

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Sinon, vous pourrez porter du Noro, ou du Soun, vous connaissiez peut-être, moi je m'y mets tout bientôt. Leur langue me parle.

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 Blouse Noro, photo Shoppingparismode

Et question accessoires, y'a du Polder. Des mois que je dois vous parler de cette marque dont je suis fan de A à Z, from Amsterdam to Zanzibar, je m'infligerai les oeuvres complètes de Cicéron sur la plage pour me punir de ne pas avoir encensé ce duo avant. Chaussures, maroquinerie, les soeurs Madelon & Nathalie transforment tout ce qu'elles touchent (cuir, daim) en or. Fashion alchimistes.

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Comme j'en avais marre de la fille rive gauche, je me suis mise à imaginer la fille Polder. Elle aurait un tee-shirts blanc, un jean bleu brut droit, et surtout, une queue de cheval pas très longue dont s'éparpilleraient des tas de petites mèches. Des lunettes camel, des lèvres nues et des joues légèrement rosies. Au doigt, une bague très fine, une besace en bandoulière et elle appellerait ses amis de sa belle voix grave pour un rendez-vous bruschetta & chianti. Je ne suis pas celle-là, pas encore, bientôt, je vais fumer car je veux devenir grave. Insouciante à la voix grave. Il y a encore du travail, je referme la porte, là n'est pas encore mon pays. Je laisse en moi, pour l'instant, la Simone s'ignorer.

Simone, Dressing et accessoires, 1 rue Saint-Simon 75007 Paris