18 août 2008
"Time to pretend" (MGMT)
Où il faut reprendre pied, et c'est mieux en Madame Butterfly
L'été a déjà déserté, et moi sur la pointe des pieds, je reviens vous embêter. Un été où la cigale n'a pas chanté, trop occupée à travailler, cogiter, essayer tant bien que mal de faire dorer ses poignets.
Cet été, j'ai ...
Oublié mes bloomers
Oublié ma sublime robe longue de vestale dans le placard
Oublié que Zadig & Voltaire, c'était le quatrième sous-sol (en travaux) du vêtement de qualité
Oublié de vivre (Johnny Hallyday, éponyme)
Oublié mon blog, mea culpa
Oublié Carine R.
Oublié qu'il faut arrêter d'acheter des sacs quand on ne sait plus où les pendre
Oublié de pendre mes jambes à mon cou, à défaut de pendre mes sacs
Oublié de compter les framboises sous la chantilly
Oublié de refermer la bombe de chantilly
Oublié que je n'avais pas qu'une seule paire de chaussures, mes sandalettes Maloles, dans ma penderie
Bref, vous l'avez compris, cet été, la cigale n'en a fait qu'à sa tête. Elle a vu la vie en rose framboise, et elle a survolé le 100m en papillons.
01:03 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note | Tags : gat rimon, maloles
12 mars 2008
"La fin du pétrole" (Ludéal)
Où comment vous serez bientôt faites comme des petits rats
Sur la pointe des pieds, et avec mes plus plates condoléances, je viens vous annoncer céans la mort prochaine et programmée de la ballerine. La nouvelle m'est parvenue violemment, un matin de Mars, mois guerrier s'il en est, en feuilletant catalogues et autres périodiques de gent féminine. Déjà, l'été dernier, la demoiselle avait été mise à pied par sa grande rivale du plat pays, la spartiate. Une warrior, comme son nom l'indique, faut-il rappeler ici que Sparte, ou Lacédémone pour les puristes, domina outrageusement le Péloponnèse au Ve siècle. Jacqueline de Romilly vous expliquera tout cela d'alpha à oméga, tandis que moi, dont le sujet de thèse "Les sacs en cuir de grande taille ou une passion française au XXIe siècle" n'a curieusement pas été repris chez PUF, je maîtrise plus la sandale que le vandale. Chacune son domaine.
Revenons à nos petons. La ballerine est en grand danger, déjà cruellement affaiblie par la spartiate et la plus frivole tropézienne, popularisée par le désormais célèbre frère K. Jacques. Tombée en désuétude, merci le flare et autre patte d'éph, elle a vaillamment résisté, à coup de noeunoeud et autre décolleté de pied. Se relèvera t-elle, cet été, de l'ultime affront de la compensée? 5 kilos pièce, la plateforme, portée sous pantalon retroussé, se promet d'écraser son adversaire à plates coutures.


"Moi Galliane, 1m80, 59kg", parce que je suis une rebelle de la vie mais surtout, parce que je n'ai pas trop le choix avec mes cannes d'1m15, je lance un plan de sauvetage de la ballerine. Et mon arme de conservation massive, ce sera le talon. Pas trop haut, sinon l'escarpin guette, compensé ou non. La ballerine continuera d'être si elle sait prendre un peu de hauteur dans son débat. Comme ces Chie Mihara vintage, poudrées, arrachées sur Ebay pour une bouchée de pain :



Et tandis que le bien nommé Ludéal annonce de sa belle voix "volutes partent en fumée" La Fin du Pétrole, j'annonce subito Repetto que tel le bigorneau d'Etretat arrimé à son rocher, tel Nikos Aliagas à son prompteur rivé, la ballerine passera l'été à nos pieds.
Et vous ? Où sont passées vos ballerines? Sur Ebay?
03:49 Publié dans My Fucking coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (50) | Envoyer cette note | Tags : ballerine, marc jacobs, maloles, prairies de paris, spartiate, chie mihara




