12 mai 2008
"Toffee pop" (Damian Rice)
Où j'ai l'impression d'avoir attrapé la Janis
Mes jours, à l'heure actuelle, l'heure d'été, sont plus beaux que vos nuits. Mes jours sont fauves, jamais je ne m'ennuit. Mes jours sont fauves, diablement chauds, mes jours sont folk, totalement boho.
L'autre jour, je flânais, nez au vent, Xavier Darcos venait d'annoncer qu'il brisait le droit de grèves des profs et on fêtait en même temps les 40 ans de mai 68, je me disais qu'on vivait en plein paradoxe, et puis j'ai vu ça :

Un gilet en peau Ba&sh de couleur parfaite, de coupe parfaite, qui vivait tout seul. Il allait rester seul, aussi, vu son prix (350 euros, où est passé l'esprix 68, vraiment ?) Mais il y a plein d'autres façons de vivre camel, bonbons et chocolats. Une broche tout cuir signée Diane, un sac aux coutures dorées Matières à réflexion, sur une robe moutarde Marant, et me voilà dans le vent :
Et l'an prochain, on fêtera les 40 ans de Woodstock, alors j'ai pris un peu d'avance, vous permettez :
La taille est haute, la bouche joyeuse, la fille se réjouit. Avec ce pantalon aussi sexy qu'un jambon, ses fesses dans le métro ne materont pas les garçons.
01:05 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : ba&sh, matières à réflexion, chie mihara, isabel marant
10 mars 2008
"Deutsche Grammophon" (Vincent Delerm)
D'Allemagne, où j'écoutais la pluie en vacances, d'Allemagne, où j'entendais le rock ("Hast du etwas Zeit für mich... Dann singe ich ein Lied für dich") en silence, d'Allemagne, je vais vous causer aujourd'hui. Si vous le voulez bien, nous passerons sur ces souvenirs de voyages scolaires entre germanistes première langue, à visiter de froides cathédrales baroques rococo des Gummi Bär plein les poches et "psst tu sortirais avec Michael, toi, s'il était pas Delphine"? Nous passerons également sur notre conversion à la Birkenstock à fleurs alors que nous étions les premières à rire du pli de la chaussette tribandite (Ah die das!) sous sandale et sur mollet rougi du vacancier teuton qui parle fort. Au nom de l'amitié franco-allemande, il est désormais verboten de réduire la mode d'outre-Rhin à cette vision de la Beurk attitude. Vous me lisez, vous savez qu'à l'Est il y a du nouveau, Esther Perbandt, dont je vous avais déjà parlé, comment ça oubliée, une piqûre de rappel, vite :
Et pour agrémenter ses tenues, pas besoin d'aller chercher chez nous ce qu'on pourrait trouver là-bas. Question bimbeloterie, l'Allemand a de l'idée. A commencer par Ina Seifart, qui vide sa pharmacie ou sa boîte à outils pour en faire des pièces de joaillerie sobres, rigoureuses, classe, qui a dit allemandes ?


Ces jolies choses sont distribuées chez Matières à réflexion à Paris, mais sachez tout de même que l'Allemand a un pouvoir d'achat plus élevé que son voisin et que donc, il peut mettre le prix dans de la deutsche marque. Compter 150 euros le sautoir, pour faire klar.
Ma seconde cousine germaine du jour s'appelle Sabrina, "girls, girls, girls", elle est encore plus inspirée selon moi et donc tout aussi chère. On trouve ses délicatesses chez Olga, Franck et Fils ou chez Colette, c'est dire si elle est select. On retiendra surtout qu'elle est romantico-rock, qu'elle veut du cuir, de la fleur, et qu'elle sait parfaitement mettre en scène ses créations, comme vous pourrez le voir sur les photos qui suivent. Attention, gros coup de coeur, même que votre chouchoute Eple & Melk elle collaborerait avec Pimkie pour garnir son coffret à bijoux chez Madame Sabrina Dehoff :





Donc là, théoriquement, si j'ai bien fait mon travail, vous avez déjà parlé à votre cher et tendre ce ce petit week-end en amoureux que vous aviez planifié, et pourquoi pas la Ruhr, finalement, chéri. Déjà, sachez que ce billet n'a nullement été sponsorisé par le Ministère du tourisme allemand, qu'il ne faut pas abuser du Gummi Bar car le deux-pièces nous devrons bientôt honorer, et enfin, que je ne me rappelle plus comment on dit "soldes" en allemand. Neuf ans de "Das Telefon laütet, Dieter!" pour ça. Faut dire, Mickaël, euh Mi-ch-a-el, il me branchait wunderbarement plus que Dieter.
03:46 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : esther perbandt, matières à réflexion, ina seifart, vanessa dehoff, sautoir
21 février 2008
"Emily" (Les Têtes raides)
Ou les pages jaunes des jeunes créateurs by Galliane, tome 6
Il est un petit espace dans Paris où de jolis personnages se baladent en toute liberté, aux murs, sur les vêtements, sur les bougies entre les bijoux. Tout droits sortis de sa féconde imagination à elle, là. Elle, elle s'appelle Emilie, elle est forcément jolie, et si vous me croyez pas, un petit tour rue Charlot* vous en convaincra. Derrière sa frange, mademoiselle Casiez officie en boutique, et qui mieux qu'elle pourra vous parler de son univers étrange, graphique, ludicorock, déjà encensé par notre chère Marie.
Illustration Emilie Casiez
Noir sur blanc, c'était écrit qu'on se rencontre, moi et mes envies de tee-shirts blancs à toutes les sauces, elle et son talentueux pinceau noir. Elle le laisse traîner de partout, sur des sweats aux couleurs poudrées, sur des robes bustier en soie, et même bientôt sur des sacs Matières à Réflexion, à ce qu'elle m'a dit. Elle est folle, de me l'avoir dit. Elle aura ma perte, et celle de ma primogéniture, même pas en route, déjà en banqueroute.



Si les Corses ont déjà craqué, j'ai envie de dire qu'Emilie Casiez, c'est juste de la bombe. La Ms Dynamite du Haut Marais, et je vous ai vendu la mèche.
03:00 Publié dans Jeune créateur deviendra grand | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : emilie casiez, adeline affre, matières à réflexion, tee-shirt blanc, rue charlot






