Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11 octobre 2016

"Deep green" (Marika Hackman)

Où je me suis mise au vert

L'automne a déjà annoncé sa couleur, et il a comme qui dirait joué les trublions de saison : ce sera le vert sapin. Oui mesdames, un beau vert profond digne de nos épicéas de décembre, mais qui pique un peu moins quand même. (Et surtout, heureusement, qui ne sent pas l'air Vick). Perso, je suis tombée dedans vite fait bien fait, comme je suis tombée dans le bordeaux depuis deux automnes d'ailleurs. Le vert sapin, c'est élégant et lumineux, facile à mixer, plus gai que le potimarron, bref, je crois que je vous ai bien vendu ma soupe. Pour ma première pièce, j'ai opté pour un accessoire facile à associer : un superbe sac issu de la nouvelle collection de chez Matières à Réflexion, le créateur de sacs parisien rock et vintage (puisque conçus à partir de vestes en cuir à recycler) que je suis depuis, ouah, huit ans. Parmi toute sa nouvelle collection - à tomber, comme les épines -, c'est le modèle origami qui m'a complètement mise au pli. 

MAROUV1.jpg

MAROUV.jpg

MAR2.jpg

MAR5.jpg

Permettez, je reprend le pas pour la pose, car je me rends compte que cela fait un paquet de semaines que je n'ai pas joué les Kendall Jenner pour vos yeux ébahis. Bref, complètement conquise par mon nouveau petit pensionnaire (dont on me demande plusieurs fois dans la rue d'où il vient, le créateur en sera content), tant et si bien que je me suis prise à chercher des vêtement vert sapin pour lui tenir compagnie (donc bientôt, une nouvelle association !) 

PicMonkey Collage.jpg
Quelques modèles de la nouvelle collection Matières à Réflexion 

Que dire de plus sur le sujet ? Que cela fait dix ans que ce duo mixte inspiré imagine ces petites merveilles, un vrai prêt à porter du cuir de confection 100% parisienne (dans leur atelier du Haut-Marais) et que je suis ravie de continuer à les voir. Parce qu'au-delà de gens extrêmement talentueux, ce sont avant tout des gens bien et là-dessus aussi, il n'y a pas matière à discussion. 

Boutique Haut Marais - 19 rue de Poitou - Paris 3e
Boutique Abbesses / Pigalle - 20 rue Houdon - Paris 18e

Eshop 

28 mars 2012

"Say my name" (Destiny's Child)

Où je ne suis pas sans nom

Quand on vous rend hommage, la moindre des choses, c'est d'y faire honneur. Et honneur est d'autant plus facile à faire quand il s'agit de mettre en valeur un sac qui porte votre nom. Oui, vous avez bien lu. Quand un des créateurs de sac français parmi les plus pointus et talentueux donne votre deuxième prénom à l'état civil (vous voulez la photocop' de ma carte d'identité ou ça va aller?) à l'une de ses créations, d'abord, vous rougissez. Vous êtes humbles, vous avez parfois l'air de l'oublier. Ensuite, vous vous dites qu'il serait bon de faire un peu de publicité à votre double, et vous en parlez ici. Surtout que Matières à Réflexion (LE créateur aux superlatifs ci-dessus) a sorti un mini-Galliane. Et tout ce qui est petit est mignon, alors Mini-Galliane a rejoint dare-dare sa (ma) maison. Voilà, je vous laisse avec mon mini-moi.

DSCN0265.JPG

Sweat Sandro (merci Valentina, je le mets tout le temps !), jupe Ba&sh,
bottes Jonak, sac Matières à Réflexion

DSCN0263.JPG

Lire la suite

16 novembre 2011

"J'envoie valser" (Zazie)

Où je me joue des bijoux, c'est fou

Chez moi, le mot "bijou" ne s'accorde jamais au pluriel. Jamais. Parce qu'au pluriel, on l'associe inéluctablement à ses vils congénères de grammaire "pou", "genou", "hibou" et un bijou, ça reste bien au-dessus. A la rigueur, cela peut rimer avec "caillou", quand la pierre est précieuse, mais encore. Ensuite, chez moi, il reste toujours singulier parce que je suis une monomaniaque de la nuque, du doigt, du poignet. A mon oreille, joaillerie rime parfois trop avec quincaillerie, et je préfère 100 fois la simplicité. C'est pourquoi, dans ma vie, le bijou voyage toujours en solitaire. Mieux vaut être seul que mal accompagné, et souvent, la belle compagnie a un prix. Alors, je ne change jamais mes montures. Une bague à chaque main (présent de ma belle-mère et de mon HDMV) (mais je veux bien m'assouplir sur ce point-là, ce n'est pas mon dernier carat) (*diamant, diamant*) (*Mauboussin, Mauboussin*) (*Taille 49, taille 49*), une montre (Zadig & Voltaire en acier brossé), un duo de colliers (Ginette NY & Djula), une paire de boucles d'oreilles. Ne manquait plus que le bracelet qui allait habiller mon poignet. Bracelet trouvé ici, chez Twicy Store, la jolie boutique que je vous avais fait découvrir il y a peu. Quand j'ai vu ce lien Coralie de Seynes, j'ai décidé de ne pas couper le cordon.

IMG_0362.JPG

Lire la suite

02 septembre 2011

"Vendredi, get shorty!" #36

Où le vendredi, c'est casual baby

OUBLIEES

Elles n'ont pas eu leur heure de gloire en temps et en heure, alors avec un léger retard, hommage à mes See by Chloé adorées. Du bleu et du camel, mon duo plus que gagnant, qui me fait du plat quand dehors il ne fait pas froid. Et quand au-dessus de ma tête, le bleu vient à manquer, je le mets à mes pieds. Vernie, la grande gigue.

290820111889.jpg

290820111884.jpg

Lire la suite

21 janvier 2011

"Get shorty" #16

Où le vendredi, hey sexy lady

C'EST LE MOMENT

Des semaines que je devais vous en parler, mais bon, les impôts, les fêtes, la route du Rhum, les soldes, l'affaire PPDA, vous voyez, quoi. Il est donc temps de me rattraper et de vous narrer un joli conte de fées. Fé-e-s, avec Les Fées de Bengale, une marque que je vous avais fait découvrir il y a très, très, très longtemps, je dirais en 200 avant Proenza Schouler. Quand vous étiez une bonne trentaine à venir me laisser des billets doux chaque matin, tiens (et hop, voilà que je vous pique avec la baguette des fées). La marque continue son grand bonhomme de chemin, avec ses créations qui respectent l'environnement et le droit du travail. Bref, des jeunes femmes qui font du beau avec du bien. Et ce beau et bien a bel et bien un prix, pas donné forcément, alors raison de plus de craquer en période de soldes. Toutes ces jolies tenues sont à -50%.

fee6.jpg

fee7.jpg

fee5.jpg

Les Fées de Bengale, collection automne-hiver 2010-2011

Lire la suite

22 août 2008

"Everybody wants me" (The Pigeons Detectives)

Où je voudrais remercier mes parents, mes amis, et la grande famille du cinéma

Naguère, Serge Gainsbourg dédia une chanson à Brigitte Bardot. Initials BB, que ça s'appelait, et c'était un bon morceau, y'a pas à dire, le bon morceau pour la Femme créée par Dieu (Vadim avait dit). Elle a dû être drôlement contente, la Brigitte, tellement qu'elle a dû en bouffer ses épingles à cheveux et ses robettes vichy.

Mais Brigitte Bardot n'était pas une chanteuse. Naguère encore, j'avais 20 ans, je caressais le temps et profitais de la vie (Charles Aznavour featuring), et le bijoutier Edouard Nahum baptisait une bague pavée de diamants noirs du nom d'Isabelle, la dame aux camélias et aux yeux petit pull marine. Mais Isabelle Adjani n'a rien d'une femme en or (elle va sortir un album avec Pascal Obispo).

Il y a quelques temps, j'ai découvert par hasard que mon nom avait été utilisé de la sorte. Galliane, ce fameux prénom que mon père avait inscrit à contrecoeur au registre de l'état civil, en seconde position pour me sauver de l'opprobe populaire, croyait-il alors. Mon père, ce héros, ne se doutait pas que 26 ans plus tard, un merveilleux sac, créé par de merveilleux créateurs, portait lui aussi ce nom, Galliane, et si il y avait un Merlin, on se serait presque cru dans un conte d'Andersen. Andersen n'a pas écrit sur Brocéliande, je m'égare, car j'ai évidemment été très heureuse et honorée - mon père par ricochet - que Matières à Réflexion en ait fait ainsi.

Parce que Brigitte Bardot n'a jamais été une chanteuse, parce qu'Isabelle Adjani n'est pas une femme en or, et parce que je suis une fille à sacs. On peut me saquer comme on veut. En daim, en cuir, à bandoulière, et avec des pois.

soldes-besace-galliane-2a.JPG
soldes-besace-galliane-1a.JPG
soldes-besace-galliane-3a.JPG
030.JPG


Rock, vintage. Beau. Comment ça, tout moi ? Je ne suis pas Brigitte, encore moins Isabelle. Galliane. Tout au plus Barbara (Gould).

12 mai 2008

"Toffee pop" (Damian Rice)

Où j'ai l'impression d'avoir attrapé la Janis

Mes jours, à l'heure actuelle, l'heure d'été, sont plus beaux que vos nuits. Mes jours sont fauves, jamais je ne m'ennuit. Mes jours sont fauves, diablement chauds, mes jours sont folk, totalement boho.

620633367.JPG

L'autre jour, je flânais, nez au vent, Xavier Darcos venait d'annoncer qu'il brisait le droit de grèves des profs et on fêtait en même temps les 40 ans de mai 68, je me disais qu'on vivait en plein paradoxe, et puis j'ai vu ça :

454823709.jpg

Un gilet en peau Ba&sh de couleur parfaite, de coupe parfaite, qui vivait tout seul. Il allait rester seul, aussi, vu son prix (350 euros, où est passé l'esprix 68, vraiment ?) Mais il y a plein d'autres façons de vivre camel, bonbons et chocolats. Une broche tout cuir signée Diane, un sac aux coutures dorées Matières à réflexion, sur une robe moutarde Marant, et me voilà dans le vent :

344872662.JPG
1570082887.JPG

Et l'an prochain, on fêtera les 40 ans de Woodstock, alors j'ai pris un peu d'avance, vous permettez :

1146373506.JPG

La taille est haute, la bouche joyeuse, la fille se réjouit. Avec ce pantalon aussi sexy qu'un jambon, ses fesses dans le métro ne materont pas les garçons.

10 mars 2008

"Deutsche Grammophon" (Vincent Delerm)

Où il faut prendre une carte Escapades et surtout, son Harraps sous le bras

D'Allemagne, où j'écoutais la pluie en vacances, d'Allemagne, où j'entendais le rock ("Hast du etwas Zeit für mich... Dann singe ich ein Lied für dich") en silence, d'Allemagne, je vais vous causer aujourd'hui. Si vous le voulez bien, nous passerons sur ces souvenirs de voyages scolaires entre germanistes première langue, à visiter de froides cathédrales baroques rococo des Gummi Bär plein les poches et "psst tu sortirais avec Michael, toi, s'il était pas Delphine"? Nous passerons également sur notre conversion à la Birkenstock à fleurs alors que nous étions les premières à rire du pli de la chaussette tribandite (Ah die das!) sous sandale et sur mollet rougi du vacancier teuton qui parle fort. Au nom de l'amitié franco-allemande, il est désormais verboten de réduire la mode d'outre-Rhin à cette vision de la Beurk attitude. Vous me lisez, vous savez qu'à l'Est il y a du nouveau, Esther Perbandt, dont je vous avais déjà parlé, comment ça oubliée, une piqûre de rappel, vite :

1112238754.jpg 

Photo Esther Perbandt

Et pour agrémenter ses tenues, pas besoin d'aller chercher chez nous ce qu'on pourrait trouver là-bas. Question bimbeloterie, l'Allemand a de l'idée. A commencer par Ina Seifart, qui vide sa pharmacie ou sa boîte à outils pour en faire des pièces de joaillerie sobres, rigoureuses, classe, qui a dit allemandes ?

497396829.jpg

759109613.jpg

Ces jolies choses sont distribuées chez Matières à réflexion à Paris, mais sachez tout de même que l'Allemand a un pouvoir d'achat plus élevé que son voisin et que donc, il peut mettre le prix dans de la deutsche marque. Compter 150 euros le sautoir, pour faire klar.

Ma seconde cousine germaine du jour s'appelle Sabrina, "girls, girls, girls", elle est encore plus inspirée selon moi et donc tout aussi chère. On trouve ses délicatesses chez Olga, Franck et Fils ou chez Colette, c'est dire si elle est select. On retiendra surtout qu'elle est romantico-rock, qu'elle veut du cuir, de la fleur, et qu'elle sait parfaitement mettre en scène ses créations, comme vous pourrez le voir sur les photos qui suivent. Attention, gros coup de coeur, même que votre chouchoute Eple & Melk elle collaborerait avec Pimkie pour garnir son coffret à bijoux chez Madame Sabrina Dehoff :

1348863122.jpg
 398884418.jpg
715544562.jpg
1511611822.jpg
1736012830.jpg

Donc là, théoriquement, si j'ai bien fait mon travail, vous avez déjà parlé à votre cher et tendre ce ce petit week-end en amoureux que vous aviez planifié, et pourquoi pas la Ruhr, finalement, chéri. Déjà, sachez que ce billet n'a nullement été sponsorisé par le Ministère du tourisme allemand, qu'il ne faut pas abuser du Gummi Bar car le deux-pièces nous devrons bientôt honorer, et enfin, que je ne me rappelle plus comment on dit "soldes" en allemand. Neuf ans de "Das Telefon laütet, Dieter!" pour ça. Faut dire, Mickaël, euh Mi-ch-a-el, il me branchait wunderbarement plus que Dieter.

21 février 2008

"Emily" (Les Têtes raides)

Ou les pages jaunes des jeunes créateurs by Galliane, tome 6

Il est un petit espace dans Paris où de jolis personnages se baladent en toute liberté, aux murs, sur les vêtements, sur les bougies entre les bijoux. Tout droits sortis de sa féconde imagination à elle, là. Elle, elle s'appelle Emilie, elle est forcément jolie, et si vous me croyez pas, un petit tour rue Charlot* vous en convaincra. Derrière sa frange, mademoiselle Casiez officie en boutique, et qui mieux qu'elle pourra vous parler de son univers étrange, graphique, ludicorock, déjà encensé par notre chère Marie.

ed4ecce7769e5c3cf2a6a93c17abdc69.jpg

Illustration Emilie Casiez

Noir sur blanc, c'était écrit qu'on se rencontre, moi et mes envies de tee-shirts blancs à toutes les sauces, elle et son talentueux pinceau noir. Elle le laisse traîner de partout, sur des sweats aux couleurs poudrées, sur des robes bustier en soie, et même bientôt sur des sacs Matières à Réflexion, à ce qu'elle m'a dit. Elle est folle, de me l'avoir dit. Elle aura ma perte, et celle de ma primogéniture, même pas en route, déjà en banqueroute.

6cad2f939a7fd2a31d27dd678edd27ae.jpg
e5723630e8ba68ec05bd7e0b6758a78d.jpg
1a0c32392dc357ea8e6c1e9676cab3b0.jpg
Emilie troque aussi son pinceau pour un crayon tout con, avec bonheur, pour styler ses collections de prêt-à-porter. Un coup d'oeil sur ses envies printemps-été 2008 vous fera comprendre pourquoi je suis en train de vous parler d'elle là, maintenant, alors qu'Atlantis atterrit et Guillaume Pépy. Imaginez ces jolies choses portées, cela va de soie.
356342b260fa472ae5086ac786a0907c.jpg
9f17290d005f9a2ea9caecebcf032f12.jpg
  Par respect pour vos familles et vos petits PEL, je ne ferai que mentionner les escarpins Annabel Winship, les bimbeloteries Claire Pain, Alice Hubert, Adeline Affre, Objet Trouvé disponibles aussi. Je ne donnerai pas non plus la liste des magasins qui ont déjà Casiez sur rue. Vous savez lire puisque vous êtes arrivées jusqu'ici, donc vous irez comme des grandes filles modèles voir sur le site internet de la demoiselle. Sachez seulement que même en Haute Corse, on trouve ces pièces. A Ghisonaccia, exactement, juste à côté de la charcuterie de Vitale.
Si les Corses ont déjà craqué, j'ai envie de dire qu'Emilie Casiez, c'est juste de la bombe. La Ms Dynamite du Haut Marais, et je vous ai vendu la mèche.
* Emilie Casiez, 57 rue Charlot, 75003 Paris