22 avril 2010
"Madame rêve" (Alain Bashung)
Où on se trouve vite un prétexte pour aller faire les courses ... seule
Non, Madame ne rêve pas, non. Madame touche, madame essaye, madame palpe, et madame est obligée d'en convenir : chez Monoprix, Madame à Paris a tout compris. Vous m'avez suivie, mesdemoiselles ? La collection capsule de la jeune marque parisienne pour notre enseigne bobo préférée, mise en rayon ce mercredi (enfin, mardi soir pour les plus malignes) (type moi), est une vraie jolie surprise de printemps.

La logique des choses, du monde, de la mode, veut qu'on se cherche une robe pour une grande occasion. Moi, j'en suis venue, ces derniers temps, à me chercher une occasion pour acheter une grande robe. Dans ma petite cabine en contreplaqué bouleau, c'est exactement ce qu'il s'est passé. "La réunion de la rédaction jeudi". (Non, risque de renversage de café) "Ma prochaine virée dans le Marais" (l'hiver prochain, dans le meilleur des cas, depuis que j'habite B&B...) "Le mariage de Géraldine cet été". BINGO. J'avais l'occasion, ne manquait plus que j'annonce la couleur.

Beige ?

Rouge ?
Après rapide sondage auprès de la vendeuse-caissière (qui m'a bien rappelé de tout remettre en rayon après mon heure passée en cellulle) et des deux clientes du rayon sous-vêtements, ce brainstorming a conclu que la beige serait plus facile à accessoiriser. Avec quelques rayons de soleil, on est d'accord, parce que sur ma peau Efferalgan, l'effet boeuf n'est pas garanti. Et avec le boléro Bel Air en cuir tant désiré, enfin acquis.
Puis le pois a été tellement lourd à porter que j'ai embarqué la jupe assortie, histoire de faire doublon. Alors les filles, si vous passez acheter du vin blanc, des petits pois ou du jambon de Parme, un seul conseil : on croque-Madame !
00:10 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : madame à paris, monoprix
07 avril 2009
"Show me what I'm looking for" (Carolina Liar)
Où j'aimerais avancer le calendrier de 8 jours, là, maintenant, tout de suite, pampulilu pouvoirs magiques
Je ne sais pas ce que je ferai tout à l'heure, thé ou chocolat. Je ne sais pas ce que je ferai demain, avec ou sans talons. Je ne sais pas ce que je répondrai quand la Chine téléphonera, je ne sais pas si les oeufs tourneront moins ronds quand les poules auront des dents, mais le 15 avril, je serai là :

Et je n'irai pas y chercher ces mezze lune divines à la mozzarella, ni ces smoothies aux fruits rouges qu'il y en a déjà plus le samedi à 16h. Non. J'irai uniquement pour ça :

Trench Erotokritos
Avec mon créateur chypriote, on s'est installé dans un "je t'aime moi non plus" permanent et une fois encore, je lui en veux. Le reste de sa collaboration avec Monoprix, je préfère ne pas en parler, même ne rien montrer. Mais ce trench mastic sauve tout, peut-être parce qu'il était issu de sa collection Eros de l'été dernier, qu'il était trop cher pour moi, et que je me dis qu'à un monoprix, on pourrait devenir amis. Le 15 avril, qu'il vente, qu'il neige, qu'il soleille, je sais ce que je ferai. Et si la Chine appelle, elle est gentille, elle laisse un message.
13:07 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : erotokritos, monoprix
25 avril 2008
"Working together" (Gonzales)
Où paradoxalement, je suis une fille plus si bien que ça dans sa ville
A droite, les shampoings, et les serviettes hygiéniques aussi, un peu plus loin les Kleenex et le coton. A gauche, le papier toilette, l'eau de Javel et le Paic citron. Au fond, la charcuterie, les laitages et la purée en flocons. Et là, à l'entrée, cette fameuse collection Autre Ton, bientôt aussi célèbre sur les blogs que les Isabel Marant et autres Anna Corinna.
S'il existait un fan-club du Monoprix, telle que vous me lisez, j'aurais déjà ma carte de membre et je rédacteurerais en chef le fanzine. Monomaniaque, I'm a maniac, maniac on the mall floor. Parce qu'on y trouve toujours ce qu'on n'est pas venu chercher. Les cookies Chocolate Chunk noir pécan, par exemple, d'une utilité assez relative. Ou ces petits batouns de chèvres, dégoulinants d'huile, mmmh. Des rondelles de polenta. Le rayon traiteur. Les cookies Chocolate Chunk noir pécan. Puis y'a Radio Monop', aussi. Raddddio Monop', cette voix flûtée qui te fait sursauter en palpant la tomate cerise. Mademoiselle Agnès qui te raconte que cet été, tu mettras de la robe à pois, et toi tu te dis que l'été dernier aussi, y'a rien de nouveau sous le soleil du rayon fruits & légumes, franchement. Mais t'aimes bien, et y'a le jingle qui te remet d'aplomb, Radio Monop', un rayon plus loin, des scones avec des raisins dedans.
Eprise du Monoprix, donc, mais il y eut vite méprise. L'existence de ce fameux rayon vêtements. Joli au demeurant, et hyper bien fourni en taille 44.
C'est bien bio, mais ces deux pièces représentent sans doute mes deux derniers achats dans cette enseigne. Pourquoi? Vous allez dire, c'est la modeuse qui se fout de la vendeuse. Peut-être. Mais ce jour-là, j'étais venue pour acheter du p.cul. Pour accéder au rayon papier toilette, il faut bien passer par l'entrée, et dans l'entrée, y'a des portants de jolies fringues. Bingo (Mia), la gogo, radio gaga. Qui repart avec une robe, un knicker et la désagréable sensation d'avoir suivi le chemin de la bonne petit consommatrice, chemin minutieusement balisé par des gens dans des bureaux qui font produire en Chine. OK, je me suis fait avoir pour les cookies Chocolate Chunk. Mais les vêtements, je dis stop. Comme elle, d'ailleurs. Les blouses, les vestes, ce sera dans de petites boutiques, chez des jeunes créateurs qui font produire en France, et surtout quand je l'ai décidé. Easy, sellers. Puisque je suis une fille facile, qu'on me laisse aller choisir mon déjeuner en paix. Autre ton, autres moeurs.
01:25 Publié dans My Fucking coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (54) | Envoyer cette note | Tags : monoprix, robe, gonzales






