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04 mai 2012

"Vendredi, get shorty!" #63

Où le vendredi, c'est atelier Zouari

LE BON PRODUIT

Entre deux ou trois lectures de Nietzsche, et et cinq ou six retraites méditatives et ascétiques, je me suis dit qu'il faudrait faire un jour quelque chose de mes cheveux. (Oui, comme le perfecto, mieux vaut tard que jamais). Ils sont longs et c'est bien connu, quand c'est trop long, c'est ennuyeux. D'ailleurs quand on dit "cheveux longs, idées courtes", il faut bien se rendre compte que les idées courtes, dans l'histoire, elles s'appliquent aussi aux cheveux. J'ai bien pensé au chouchou, mais j'ai trente ans depuis peu et encore un peu d'amour-propre. Vous comprenez donc mieux pourquoi deux solutions de re(mise en)pli se présentent à moi chaque matin : lâchés peignés ou lâchés emmêlés. Créatif et chatoyant. Une vraie provocation pour Provost, Franck père et Franck fils. Donc, voici une des alternatives que j'ai trouvées, et que vous avez remarquée sur certains posts précédents : le wavy heavy soit en français, les bouclettes ondulettes.

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Et pour en arriver là, j'ai opté pour le produit qui ré-apparaît dans tous les "Spécial cheveux" de nos magazines de chevet :

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Le "Surf spray" de Bumble & Bumble (chez Colette, Sephora ...)
(Sinon, un bon pschitt d'eau de mer et hop !)

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10 octobre 2011

"Let's twist again" (Chubby Checker)

Où j'ai mis du vent dans mes cheveux, un peu plus de noir sur mes yeux

Et ça va vous faire rire. Ou peut-être pas, dirladi-dalida, mais quand même, les filles, je me demande, vraiment hautement satisfaite du degré de philosophie de ma question : est-ce que quand on se sent bien coiffée, tout peut nous arriver ? La coiffure, ça sauve tout, non ? Le bas troué, la voiture qui passe à 188 km/h en zone urbaine et nous éclabousse de sa plus belle flaque, on s'en fiche si on a la coiffure qui va bien ? Là, présentement, j'ai parfaitement réussi mon brushing et je me sens la reine du monde. Hier, en revanche ... Hier, j'ai appliqué le conseil que ma bonne Ava, la reine du rock en région PACA, me donnait avec sollicitude : "C'est trop "bien coiffé" je trouve... La même chose un peu plus ébouriffé, ce serait super. Il manque un twist, comme disent les gens de la modasserie !" Alors, sous vos yeux ébouriffés, ébaubis, ebony and ivory, je vais vous donner le mode d'emploi du twist que vous allez constater ci-dessous. 1) Vous grimpez dans la baignoire. 2) Vous pensez très fort à cette étagère d'angle qui vous permettrait d'aligner vos shampoings Saint-Algue Syoss, vos soins John Frieda, et votre canard coquin Sonia Rykiel (sacré équipage). 3) Vraiment, le canard Rykiel ? 4) Vous déclenchez la douche. 5) Vous vous rendez compte que vous n'avez pas remonté vos cheveux avec la pince, étagère d'angle mon amour et reine de mon esprit. Et que la moitié basse de votre chevelure dégouline. 6) Vous vous rendez compte que vous devez être partie dans 15 min, et qu'un lavage de cheveux + un séchage professionnel ne sont pas envisageables. 7) Vos cheveux décident de vivre leur vie, et vous la vôtre. TWIST.

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11 février 2009

"Happy Valentine" (Helluvah)

Où on va gagner une sacrée soirée sans resto italien et sans le bouquet de roses de chez Monceau fleurs

Le 14 février est un jour comme un autre, où vous vous lèverez, où vous prendrez votre thé menthe et votre muffin en lisant DS, en vous demandant si vous commencez par le Marais ou Saint-Germain pour votre hebdomadaire virée shopping. Rien de plus, en tout cas, pour moi. J'ai beau aimer l'amour, croire au prince charmant, au coq dans la basse cour (détournement consenti d'Olivia Ruiz, J'aime pas l'Amour), je désacralise hic et nunc le Valentin. L'a rien d'un Saint, celui-là, à qui se vouer, c'est de l'amour marchand, de l'amour forcé, une grosse louche de riz au lait vanillé. Bref, la Saint-Valentin, c'est ringard et pour bien enterrer ce Saint que je ne saurais voir, j'ai décidé de travailler ce soir-là. Parfaitement, et même que j'aurais dans les bafles de mon ordi quelques chansons pour lui faire sa fête.

 

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Compilation "Broken Heart in Paris", édition limitée, vendue chez Colette, Heimstone & Les Prairies de Paris

Et toutes celles qui, comme moi, ne portent pas la culotte léopard (car elles n'aiment pas, comme elles ont boycotté le gilet en moumoute Ivana Trump, des filles bien quoi), mais veulent quand même oublier ce fichu 14 février, j'ai une proposition qui ne se refuse pas : se trémousser au son de cette compil' lors de la No Valentine's Day Party, samedi soir, au Régine's. Cinq invitations pour deux personnes à gagner ici, pour les cinq plus belles déclarations de haine à la Saint-Valentin en commentaire. Je veux du sang et des larmes, comme aurait dit Churchill. Saint-Valentin, ici, on lui fait la guerre. Pas l'amour.

25 juin 2008

"Music is my hot hot sex" (Cansei de ser sexy)

Où on ne parlera pas soldes ici, c'est ringard les soldes je vous ai pas dit ?

Combien sommes nous ici là maintenant, ça va mesdemoiselles depuis la dernière fois, à connaître une fille dont le dernier album est vendu à la Fnac ? Connaître, je veux dire, appeler n'importe quand et boire des coups avec toujours au même endroit, en racontant toujours les mêmes âneries, et pas facebooker éventuellement avec de loin / des gants ? Calmées, je vous ai. Moi, j'ai cette chance (sourire sparkling mi-démoniaque, mi-innocent). Je connais une star. Music is my girlfriend.

Oui, on va parler a capella, staccato et tutti chianti ici, parce qu'on va causer repérages de soldes partout ailleurs et ça j'ai déjà donné, quand j'étais jeune et impressionnable. Bémol, la mode. Je suis une grande fille modèle maintenant, même que le soir de la Fête de la musique, je suis allée me coucher à 22H38. Je travaillais à 8h le lendemain (là, vous voyez nettement mon sourire sparkling démoniaque s'ammoniaquer de rage). Donc, j'ai fêté la musique avec ma platine brune, mes écouteurs de David Guetta du XXe, et une tenue de circonstance.

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Tunique Les Prairies de Paris

Hier pour compenser, j'ai fêté la musique à la Fnac. Au rayon "Indépendants", précise-je, vous ne me trouverez jamais à la lettre A de la variété française entre Tina Arena et Jean-Louis Aubert. Et en tête de gondole, lettre H, il y avait Helluvah. "Emotion pills", qu'il s'appelle son album qu'il est bien. C'est Camille, ma copine, qui se cache derrière ce sobriquet et ces airs PJ harviens ascendant Cat Power. Camille, on a étudié le journalisme ensemble, et son principal fait de gloire à mes yeux reste un article de toute beauté sur le point G dont je lui reparle souvent, je le connais par coeur, "Et vous, vous avez trouvé votre point G?" . J'ai eu du mal à croire que c'était bien la même nénette qui savait aussi bien écrire en anglais, composer, chanter. Mais c'était bien elle, en tête de gondole, à la lettre H, pas loin de Goldfrapp ou Hooverphonic. J'ai eu envie de taper sur l'épaule de mon voisin de rayon, avec sa pile de Snoop Dogg dans la mimine, lui dire que je la connais, la fille en face. Puis non. A la place, j'appelle Camille, répondeur, la félicite mais lui dis que faut pas pousser, je suis pas venue que pour elle, je voulais absolument le CD de Santogold aussi (CD que tout ce que Paris et New York compte de branchés possède depuis environ 7 mois). Rentrée à la maison, tout hype que Santogold soit, il y eut évidence. Dans ma brune platine, la star s'appelait Helluvah. Point (G) final.

Helluvah, Emotion pills, www.myspace.com/helluvah, Blog up Musique, dispo dans toutes les Fnac

12 mars 2008

"La fin du pétrole" (Ludéal)

Où comment vous serez bientôt faites comme des petits rats

Sur la pointe des pieds, et avec mes plus plates condoléances, je viens vous annoncer céans la mort prochaine et programmée de la ballerine. La nouvelle m'est parvenue violemment, un matin de Mars, mois guerrier s'il en est, en feuilletant catalogues et autres périodiques de gent féminine. Déjà, l'été dernier, la demoiselle avait été mise à pied par sa grande rivale du plat pays, la spartiate. Une warrior, comme son nom l'indique, faut-il rappeler ici que Sparte, ou Lacédémone pour les puristes, domina outrageusement le Péloponnèse au Ve siècle. Jacqueline de Romilly vous expliquera tout cela d'alpha à oméga, tandis que moi, dont le sujet de thèse "Les sacs en cuir de grande taille ou une passion française au XXIe siècle" n'a curieusement pas été repris chez PUF, je maîtrise plus la sandale que le vandale. Chacune son domaine.

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Revenons à nos petons. La ballerine est en grand danger, déjà cruellement affaiblie par la spartiate et la plus frivole tropézienne, popularisée par le désormais célèbre frère K. Jacques. Tombée en désuétude, merci le flare et autre patte d'éph, elle a vaillamment résisté, à coup de noeunoeud et autre décolleté de pied. Se relèvera t-elle, cet été, de l'ultime affront de la compensée? 5 kilos pièce, la plateforme, portée sous pantalon retroussé, se promet d'écraser son adversaire à plates coutures.

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Oui, j'ai trouvé la chaussure moche de l'été : la compensée espadrille Maloles.
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"Moi Galliane, 1m80, 59kg", parce que je suis une rebelle de la vie mais surtout, parce que je n'ai pas trop le choix avec mes cannes d'1m15, je lance un plan de sauvetage de la ballerine. Et mon arme de conservation massive, ce sera le talon. Pas trop haut, sinon l'escarpin guette, compensé ou non. La ballerine continuera d'être si elle sait prendre un peu de hauteur dans son débat. Comme ces Chie Mihara vintage, poudrées, arrachées sur Ebay pour une bouchée de pain :

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Comme ces H&M déjà moultement présentées, et idéalement compensées :
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Comme ces compensées bien pensées Mellow Yellow...
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Comme cette ravissante paire mentholée signée Diane von Furstenberg 
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Et pour finir, urbainement modernes, les dernières Gaspard Yurkievich
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Et tandis que le bien nommé Ludéal annonce de sa belle voix "volutes partent en fumée" La Fin du Pétrole, j'annonce subito Repetto que tel le bigorneau d'Etretat arrimé à son rocher, tel Nikos Aliagas à son prompteur rivé, la ballerine passera l'été à nos pieds.

Et vous ? Où sont passées vos ballerines? Sur Ebay?

free music
Merci Domino