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10 décembre 2008

"Wednesday" (Jimmy Eat World)

Où allô, allô, j'arrête de solliciter le Ministère des pleurs, et je me reprends en main de pieds en cape

Ca m'est tombé dessus comme ça, un soir d'hiver, Michel Drucker caressait Olga sur son canapé, la soupe Picard frémissait dans le micro-ondes, la météo annonçait des éclaircies sur Maubeuge et moi, je reniflais. Le coeur à rien. Il était temps que ça finisse. Mon premier chagrin de mode. Ma quête existencielle, mon Graal, mon étoile du Berger que comme les Rois Mages, en Galilée, je suivais des yeux des mois entiers. Ces fameuses bottines Sessun bleues, ces Blondie, qui m'avaient cruellement brisé l'Heart of Glass. Mon annonce Ebay n'ayant rien donné, mes appels sur le blog étant resté vains, le Ministère de l'Intérieur ayant refusé de lancer une alerte enlèvement pour m'aider, il fallait que je fasse mon deuil. Au nom d'Olga, de Blondie, du créateur de Picard et de ma santé mentale, j'ai décidé de cicatriser.

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Un chagrin de mode, ça marche comme un chagrin d'amour. Ma copine Sandra, très Docteur Love dans l'âme, m'avait conseillé, quand ma vie amoureuse s'essouflait, une tactique imparable : le rebound. En engliche dans le texte (oui, ma copine Sandra aime Alicia Keys et a des enceintes portatives Ipod dans sa salle de bain, elle boit également du Sunny Delight, elle peut donc faire office de gourou. I swear): "le mec sur qui tu rejettes ton attention après une déception pour qu'il te bouffe l'esprit et qu'il t'empêche de repenser à l'ancien". Moi, quand on me donne un bon conseil, je le mets à toutes les sauces. Et donc, à la mode de chez moi, ça veut dire "les bottes sur lesquelles tu rejettes ton attention après une déception pour qu'elles te bouffent l'esprit et qu'elles t'empêchent de repenser aux Sessun". Noël approchant, ow ow ow, une virée au Printemps, ow ow ow, et je me suis pris un "rebound dans my face" que j'ai pas compris pourquoi. Pas grand chose à voir avec l'ancien objet de mon affection, si ce n'est la couleur (le grand bleu), mais voilà, elles sont là, et elles m'occupent l'esprit.

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Bottes Solea, disponibles au Printemps ou chez Kurt Geiger
Vues en vrai, elle n'ont pas du tout cet aspect lutin de 7 lieues et demies qui pourrait vous rebuter. Non, elles sont bleues, et terriblement classe. Puis, leur nom, qui me parle, autant que Blondie a pu chanter doux à mon oreille : Solea, du titre d'un roman de l'excellent auteur de polar Jean-Claude Izzo. Maintenant, quand la soupe Picard frémit dans le micro-ondes, c'est à elles que je pense. Et à cette maxime de Sandra, revue et corrigée, "les bottes sur lesquelles tu rejettes ton attention après une déception pour qu'elles te bouffent l'esprit et qu'elles t'empêchent de repenser aux Sessun". Elles me bouffent pas que l'esprit, ces fichues bottes, Sandra. 280 euros, il y a marqué sous leur boisé talon. Elles veulent aussi me bouffer le compte en banque.

00:14 Publié dans My Wishes | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : sessun, solea