21 février 2011
"Please" (Cee-Lo / Selah Sue)
Où je sais peser de tout mon pois
Pois, pois, mon pois. Pois, pois, mon tout mon roi. Pouet pouet, aussi sec, quand j'ai envoyé ma wish-list d'anniversaire à ma famille. Un email avec trois, quatre repérages et trois, quatre heures plus tard, un appel de ma grande soeur en pétard. Victime du pois des mots et surtout, du choc des photos : "Non mais dis donc, ma petite (Ma petite, sic. Le réflexe de la grande soeur, à qui je mets 10 cm dans la vue quand même), j'ai cliqué sur tout ce que tu souhaitais, et y'a des pois de partout. Bon, un peu ça va, mais des pois sur la robe, des pois sur les ballerines et des pois sur ta nouvelle vaisselle, je crois que ça fait un peu beaucoup, non ?" Et que dirais-tu, petite grande soeur, si tu me voyais au moment où tu me parles, avec mon nouveau tee-shirt richement doté en dots ? Que dans ma tête, y'a un petit pois ? Chiche !

Gilet By Zoé, tee-shirt H&M, sac Jérôme Dreyfuss, jean Gas
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00:18 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : topshop
09 juin 2008
"Paris de loin" (Poney Express)
Où on prend de la hauteur sur les débats
Si vous fréquentez les mêmes magasins que moi, lisez les mêmes journaux que moi, chantez le dernier titre des Ting Tings comme moi (ça, c'était pour le placer, ruez-vous sur leur album), déjà, vous avez bon goût. Ah ah, elle est bien bonne. Vous avez bon goût, et vous vous êtes surtout rendu compte, en essayant votre potentielle 3e paire de spartiates - ouais mais couleur bronze, darling, ça va avec tout, j't'assure, j'en avais pas - que la chaussure était devenue une valeur montante. Faut qu'ça enserre la cheville, faut qu'ça griffe l'osselet, faut qu'ça fasse l'amour à l'objectif, bref, les lanières grimpent dès que les températures montent. Moi, ça me va, j'ai toujours voulu être bridée. A ce propos, je me rappelle lors d'une opération esthétique bénigne d'un kyste sur le visage avoir glissé au chirurgien qu'il pouvait m'étirer un peu les paupières pour le même prix, que ça me ferait plaisir. Lui, il avait pas l'air très débridé.
Donc, vous ne trouverez plus rien de bas chez moi. Collet monté, Galliane, à regarder de la chaussure grimpante comme une belle plante :



Et puis la chaussure montante, ça va avec tout, c'est pas contrariant. Ca élance les petites, ça habille les robes, ça démémérise les shorts. Puis les baskets, elles se portent montantes. Puis les escalators, on les monte, comme les chevaux et les manèges. Puis la montée, c'est toujours positif, montée au ciel, alors que descente aux enfers. Là, normalement, j'ai fait le tour de tous les arguments les plus bas de gamme pour vous convaincre haut la main. Après la théorie, l'exemple :
Je ne suis pas du genre à vous monter la tête, vous me connaissez. Alors, vous porterez de la mule, de la tropézienne, de la fine tong même si vous y tenez, ça ne changera pas ma vie. Mais la sandale montante, sur bas mi-coton, mi ségolaine, je l'ai là, chevillée au corps.
01:05 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : chie mihara, alaïa, balenciaga, topshop
20 mai 2008
"The streets of London" (The Beatles)
Où je reprends contact avec la mode, le monde, petit à petit
Prise dans le tourbillon de la vie, cette semaine, des bagues à chaque doigt et des tas de bracelets autour des poignets, j'en avais oublié que j'avais un blog. Tout arrive. Lucile quitte la Nouvelle Star, le sort des 35 heures divise au sommet de l'UMP, j'en oublie que j'ai un blog. Outre mes six jours de travail d'affilée, j'avais une bonne raison : je suis allée en week-end à Londres.
Et à Londres, j'en ai tout simplement oublié la mode. Sous un temps de chien, 6°C et une atmosphère fade to grey, des cheveux qui hurlent "Fuck the humidity", et des bottes qui reprennent en choeur, sans aucun talon. J'en ai oublié le port du sarouel et celui de la compensée de liège face à des Londoniennes qui sortaient en bustier et tong sous l'averse, même pas peur, aversion assurée, effarrement répété, des British Turkeys décérébrées par dizaine j'ai compté. Alors, vite fait, un petit passage chez Topshop tout de même, entre copines, parce qu'il fallait bien :
Oui cocorico, je me suis débrouillée pour acheter du bleu blanc rouge chez nos ennemis héréditaires, on va pas rester 100 ans et une guerre là-dessus. J'ai aussi zieuté vite fait de la fripe, ramené une broche de Portobello Road qu'on dirait juste un joyau de la couronne, et découvert que la pinte de cidre frais, c'est aussi bon que de la bière. Mais là-bas, non contente d'avoir oublié la mode, j'ai également oublié le rock. Il fallait le faire, et tous les minets méchés du pays en slims carrelés n'en croiront pas leurs écouteurs, mais une soirée au Rumba Bar à Piccadilly, et me voilà H.I.P achoppée. Une démonstration par une troupe en goguette, du freestyle entre amis, des grands tee-shirts délavés et du legging lamé, de la old-school sans ghetto blaster, et me voilà intronisée membre officielle de la Fonky Family. Dans mes rêves. On verra bien si je tiens parole et honore le bandeau éponge et la Nike Dunk pailletée. D'ici là, hip hip, hop hop, hourra, parmi vous, me revoilà.
00:30 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (39) | Envoyer cette note | Tags : topshop, vintage, londres, london


