30 mai 2010
"Canonball" (The Breeders)
Où je saisis la balle au bond
Pourquoi je n'étais pas là cette semaine, vous vous le demandez sûrement, et vos ongles s'en soiuviennent. Je traînais au pays de la terre rouge, de la balle jaune, du ciel pas souvent bleu, du béton gris, des hôtesses roses, du studio Orange, des badges multicolores, bref, Roland-Garros. J'y travaillais, hein, je ne me dorais pas la pilule devant le fessier galbé de Rafael Nadal (je ne faisais pas que me dorer la pilule, je rectifie). (Et pas uniquement devant le fessier galbé de Rafael Nadal, Fernando Verdasco est pas mal non plus, essayez-voir). D'ailleurs, allez constater par vous-même dans le très chouette reportage photos réalisé par Anne-So', et cherchez bien, vous allez m'y trouver. Un petit look estival, vite fait en passant, que j'ai étrenné sur le Suzanne-Lenglen ... en hommage à Suzanne Lenglen, qui n'était pas la dernière des élégantes d'ailleurs.

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06 mai 2010
"Shelter" (The XX)
Où tous les chemins mènent à Boulogne-Billancourt
Il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte. Alors, ciao la Fiat 500 bleu layette, ciao le Colosseo, ciao les gelati Old Bridge, ciao les risotti, baci baci tutti amici, et retour à la voie pavée boulonnaise. Une voie pavée de bonnes intentions, aussi, ranger ma garde-robe, trier, mettre de la couleur dans mes grisantes griseries, porter mes manteaux au pressing. Pour ça, j'ai donné aujourd'hui, même qu'à côté du 5 à Sec, il y a une vitrine Zara, dans la vitrine Zara, une tunique blanche à fleurs poudrées, dans la tunique, il y a désormais moi.
Tunique Zara, sac Vanessa Bruno
Mais on fait quoi, là, avec de telles températures ? On ne va pas être obligées de redescendre à la cave chercher la valise de vêtements d'hiver à peine descendue ? HEIN ? On ne va pas, n'est-ce-pas ? Brrrr, j'en frémis d'avance.
00:21 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : vanessa bruno, zara
04 mai 2009
"Last of the English roses" (Pete Doherty)
Où je mets une veste à presque Mary-Kate Olsen
Le moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la grenadine, c'est ... (Coupée dans mon élan. Par honnêteté intellectuelle, je vais dire la vérité vraie) le jour de son mariage. (OK, je reprends, puisque ce n'est pas le propos et, qu'accessoirement, je n'ai pas de Mauboussin ultime à l'annulaire gauche). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une fille à la vanille, ça n'est pas le jour où elle découvre, sur sa feuille de paie, une augmentation à trois décimales. Ca n'est pas non plus le jour où elle apprend que Luke, qui l'a larguée par SMS six mois avant, se fait planter par une blondie écervelée. Non (suspense hitchcockien). Le deuxième moment le plus ultime dans la vie d'une vraie fille, c'est quand une autre vraie fille fonce sur elle dans un rayon et lui demande : "La veste que vous essayez, là, vous l'avez trouvée où?"
Et, cerise confite sur la fille déconfite, c'est quand l'enquêtrice est plus lookée que Mary-Kate Olsen sortie acheter son pain. Qu'elle ne porte pas un tee-shirt léopard et des sabots, en quelque sorte. (Mince, l'imprimé léopard est fashion). (Ca reste moche). Face à cette dive brebiche égarée, pas de sourire sur mon visage, non. La jouer habituée. Condescendante. Mais humaine. Pointer du doigt, l'index précisons, la direction du portant où il ne reste plus qu'une taille L dans laquelle l'infortunée ne rentrera jamais son 36. La suivre, tout de même, pour bien vérifier que cette retardataire du blazer se mord les lèvres en maudissant cette petite étiquette taille. Le moment ultime d'un samedi soir sur la terre, chez Zara, avec cette veste-là.
Petite précision : cette veste, réalisée en molleton sweat, représente tout ce qui a toujours manqué à la collection Athé de Vanessa Bruno (cette marque est un peu à ma penderie ce que le rayon pâtes d'Unico est à votre placard. Mon essentiel, dirait le grand philisophe allemand Emmanuel Moire). Ah, j'oubliais : il en reste en couleur noire, taille XS, au Zara Montparnasse. Promis, je ne vous les montre pas du doigt. Restons sweat & polies.
PS : c'est pas tout ça, ça se porte avec quoi d'autre, ce machin-là?
00:30 Publié dans Mustave | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : zara, athé, vanessa bruno
08 septembre 2008
"Making plans for Nigel" (Nouvelle Vague)
Où on boucle la boucle façon quadrature du cercle, et Py dans tout ça?
Je ne suis pas allée au Salon du Prêt-à-porter, Who's Next, tout ça tout ça. Qu'aurais-je eu à y faire, entre nous, comme si j'aimais la mode et mourrais d'envie de découvrir de nouveaux créateurs plein de talent, d'avenir, et de problèmes de financement "parce que sans dec', on galère pour financer notre 3e collection et les boutiques elles nous prennent les vêtements en dépôt, elles les achètent pas, tu saisis la différence?" J'ai tellement bien saisi que je n'ai rien entendu de tout ça. Non, j'ai préféré me lever à 6h du matin pour aller travailler, bien docilement, c'était plus enviable et il faisait tellement beau que j'aurais eu tort de ne pas bousiller mes bottes plates sous l'averse qui se déclenche à 6h31, l'heure où je foule mon perron. La pluie est mon amie. Celle de mes cheveux qui ont tendance à crépiter, aussi.
Je ne suis pas allée écouter Keziah Jones dans le métro. D'abord, parce que quand ma copine E. me smse samedi matin "Cocotte, y'a 80% de chances qu'il joue à Auber à 14h30", je me dis que 20%, soit une chance sur 5 (ouaw, ça suit les littéraires), ça fait quand même beaucoup, et que de toute façon, 14h30 devant les grands magasins, autant tenter la traversée des Alpes avec les éléphants d'Hannibal. J'vous dis pas la proportion de gentils centurions écrasés. A la place, dimanche, j'ai vu un jeune mec dans le métro - vive la République - qui s'est dit "Si je me mets torse poil avec un chapeau, et que je fais vaguement du rythm is life, ptête que comme Keziah, ça va marcher pour moi". C'que ça m'a juste fait, à moi, c'est rythm is gone, à la limite fredonner "Hey, Mr Tambourine man" voire "Hey Monsieur l'homme-orchestre" (l'adaptation d'Hugues Aufray, pour les puristes). Vous pensiez qu'il la connaissait?
Parce que je n'aurai jamais la réponse, je vais plutôt finir ce que j'ai commencé. J'aime bien mettre des points finaux, ranger mes pantoufles perpendiculairement à mon lit, aligner les verres, et par là-même, boucler les boucles. Je vous parlais de carreaux? J'ai acquis moi-même du carreau peu cher et tout à fait digne d'intérêt. La preuve, vite fait bien fait :
Là, vous avez lu entre les petites lignes : "la besace revient en force", bravo, je me demande si ce n'était pas la seule info de ce billet (même si j'en soupçonne quelques-unes d'aller télécharger "Hey Monsieur l'homme-orchestre" en douce, petites Chantefrance, va). Mais dans le genre" sac à carreaux ultime", il reste le must des must :
Comme vous le voyez, et comme je l'ai déjà dit, je déménage, et tout est bon pour envelopper ma vingtaine (1 chance sur 5 que ce chiffre soit exact) de boîtes de chaussures pour le grand voyage. Figurez-vous que j'ai débarqué chez Tati pensant en acheter avant que la vendeuse me rit au nez : "je ne sais pas pourquoi on appelle ça les sacs Tati, on n'en a jamais vendu!" Vla'ti'pas de l'info de première main en chute de billet. J'en croyais pas mes yeux, mais je l'ai pris au pied de la lettre. Manquerait plus que Rachida Dati soit enceinte, et qu'on ne connaisse pas le père.
00:05 Publié dans My Life | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : avant-première, zara, tati






