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05 décembre 2011

"Kiss me on my neck" (Erikah Badu)

Où le col et moi, on est à la colle

Autant que je m'en souvienne, et autant que n'en a pas emporté le vent de ma mémoire presque trentenaire, j'ai toujours été une fille à maman. Avec des couettes et des plumeaux, attachés à grand renfort d'élastiques roses. Avec des ensembles bien boutonnés et des jupes baleine qui tournaient bien rond, et bien roses. Avec des chaussons de danse même si je n'en faisais pas, avec des mains qui piochaient avidemment dans la corbeille de boucles d'oreilles de ma mère, et des pieds qui tentaient de se frayer un chemin dans ses bottes de sept lieues. Du rouge carmin sur mes lèvres enfantines, et vite le dos de ma main qui effaçait mon méfait, la bouche en coeur. Une fille à maman, qui portait à l'école une blouse, un tablier, à col claudine.

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Blouse Pernille (Une souris dans mon dressing),
jupe Vanessa Bruno, sac Jérôme Dreyfuss

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10 août 2011

"Not the moment" (Supertramp)

Où je dresse l'inventaire du vestiaire

Et le soleil continue de faire sa vie, et ci, et là, et moi la mienne, je joue la belle indifférente, je change de jean comme de chemise, et je regarde les nouvelles collections envahir le net. Août aura ma peau, une peau retournée, si j'en crois les visuels et les cintres des différents e-shops. Après les sacs, les chaussures, je me découvre une affection débordante pour les manteaux, les vestes, les blousons. Pardessus tout, par dessus tous, je remets le couvert en attendant de me découvrir. (La semaine prochaine, en Corse) (Yeeha) (Si le soleil n'est pas là-bas, je me petit-suicide au brocciu et je distribue des châtaignes). Petit repérage avant les coquillages. Mon top-coat, en quelque sorte.

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11 avril 2011

"Caroline" (MC Solaar)

Où si j'étais elle ...

J'ai très bien vécu, jusqu'à aujourd'hui, sans connaître Caroline Sieber. J'ai très bien vécu, vraiment, j'ai vécu calme et sereine, pas envieuse pour deux sous, j'ai vécu sûre de mon fait de mode. J'ai vécu en en connaissant d'autres, des belles plantes vertes, des pas mûres, des obscures étoiles de télé-réalité, des chanteuses de l'ombre, des écrivaines dignes des Lumières. Je ne connaissais pas Caroline Sieber. C'était bien plus simple, avant. A cause de Caroline, maintenant, je vais chercher à droite à gauche (enfin, surtout à droite) des vestes Chanel vintage, mettre les manches-gigot du dimanche toute la semaine, et adopter la moue Lynette.

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(Moralité de la photo : je vais découper les rideaux de Tata Yvonne)

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(Comment elle maîtrise la pose de blogueuse --> une amie)

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(Canon laser)

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(Je commente encore, vraiment ? Canon sciée)

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 (Même en bitchy Posh, je l'aime)

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(Abuse du blush rouge --> une amie bis)

Rassurez-moi : il y en avait bien parmi vous, dinosaures de l'ère pré-stylehunter, qui ne connaissaient pas non plus Caroline Sieber ? Qui ne savaient pas que cette brillante brunette de 28 ans, c'est presque moi ? L'âge. Les cheveux (si, si, les cheveux). L'overdose de blush rouge façon poupée russe. Le titre d'ambassadrice Chanel à Londres. Emma Watson pour meilleure copine. Ah non, là, ça ne va plus. Moi, ma meilleure copine, c'est Florence Foresti. Elle a aussi les cheveux courts, mais elle préfère les Prairies de Paris à Burberry. Comme moi. On en parlera d'ailleurs bientôt. Alors Caroline, puisqu'on n'est pas copines, tu vas rester la reine de trèfle qui pique mon coeur de modeuse. J'peux quand même t'appeler Caro ?

PS : Concours repoussé au prochain post ... Vous allez patienter ?

Psss : Mais vous pouvez vous consoler ici, il y aura peut-être votre bonheur !

05 janvier 2011

"New York, New York" (Liza Minelli)

Où hibou genou caillou bijoux bijoux bijoux ...

Marseille a vu naître le pastis, la mauvaise foi, le dieu football, "l'assent", l'anisette, la pétanque, le soleil, la beauté, moi, re-la mauvaise foi, Emma François de Sessun... Et Frédérique Dessemond. Frédérique Dessemond, c'est Ginette NY. Ginette New York, New York, une jolie brune qui, après ses études en histoire de l'Art à Aix-en-Provence, entre autres choses, est allée voir de l'autre côté de l'Atlantique si les diamants y sont éternels. Comprendre, y lancer une collection de bijoux divine. Après que la loterie lui ait assignée une green card, la lucky girl enchaîne les collaborations avec de jeunes stylistes (Joëlle Klein, Paige Novick), puis commercialise ses premiers joujoux dans les rues de Soho, dans les boutiques de Nolita. Ginette la bien nommée naît finalement dans les années 2000, et obtient son identité, flanquée d'une double nationalité franco-américaine, avec l'édition de cette médaille emblématique.

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Photo Ginette NY

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01:00 Publié dans Tour de mode | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : ginette ny

09 juin 2010

"Sunshine in a bag" (Gorillaz)

Où on en revient au fondement de ma mode : les sacs

Sérieusement, je vous vois toutes, là, à piétiner, à attendre pour le bon plan Anniel. Un peu de patience, mes oiselles, un peu de patience. Ca arrive, mais c'est comme toutes les bonnes choses, c'est mieux si on attend. Je ne dis pas ça pour La Poste, qui retient, entre avis de passages non déposés et changement de bureau à l'autre bout de la ville, mon colis Place des Tendances avec mes ballerines rouges Vanessa Bruno. Je ne dis pas ça non plus pour la Mauboussin qui tarde à venir. Je dis ça en général, comme un bon vieux lieu commun des familles, du type "Galliane, elle aime les sacs". Ben oui, Galliane, elle aime les sacs, et quand on lui dit que cet été, le cabas revient en force, elle repense aussitôt à une découverte lointaine. De grands prototypes un peu ethniques, absolument indispensables, vus chez le multimarques Sandra Serraf à Saint-Germain.

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Catherine Parra

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20 mai 2010

"Imitation of life" (REM)

Où le liberty des uns s'arrête où commence celui des autres

Le bon goût est la chose la mieux partagée au monde. J'aurais tendance à le croire quand je vous vois toujours traîner, nombreuses, par ici, au lieu de finir le dossier Dubanchet qui devait être rendu avant-hier, au lieu de tartiner de Nutella la brioche d'Aloïs (le pain sec, c'est super bon pour l'équilibre), au lieu de poster cette commande Ebay qui traîne depuis 1997. Et quand je promène, l'oeil sympathisant, sur les sites de nos amis les créateurs, je valide d'autant plus cette hypothèse. Cousue de fil blanc, pardon, de fil bleu, mon histoire.

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Silhouette Bérangère Claire*, collection printemps-été 2010

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28 avril 2008

"The Neutral" (Sonic Youth)

Où je ne me ferai jamais à la politique de l'Autruche 

Au pays de Sissi, comme dans tous les pays, on s'habille on crée on vit, il y a de l'élégant et du joli. Sur cet intermède Candyde, poursuivons notre tour de mode, si vous le voulez bien, en nous arrêtant en Autriche. Après l'Allemagne, il y a quelques semaines, la Germanie, encore. L'Autriche, son apfelstrüdel, son Jörg Haïder, sa reine décapitée, son Mozart, son iodlalilou. Et sa mode. Si vous vous demandez encore, un baladeur Sony Auto Reverse sur les oreilles, ce que deviennent, que deviennent, les valses de Vienne, passez votre chemin, vous ne trouverez pas la réponse ici. Ici, vous allez voir ce qui se fait de mieux en matière de jeune création danubienne. Carrément. J'ose.

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Un jour, promis Schneider, je vous parlerai de jeunes créateurs moches. Moi aussi, cela me gonfle la baudruche, ces mademoiselles sur lesquelles les fées se sont trop penchées. Sandra Thaler et Annette Prechtl sont de celles-là, bing, designers d'Elfenkleid. Chez elles, n'allez pas chercher de la couleur, vous en reviendriez bien grises, beiges, poudre. A la limite une touche de bleu, mais ce serait bien leur seule audace. Mesdames clament en effet que les tons neutres mettent plus en valeur les détails et les jeux de coupe. Et elles réhabilitent totalement le long foulard blanc, c'est malin, j'en veux un maintenant.

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Collection printemps-été 2008, baptisée "Ropes & Scarves"
Disponible en vente en ligne ICI

Ne pensez pas en voir de toutes les couleurs non plus avec Brandmair, mais peu importe. Madame Claudia, qui s'est lancée en 1998, privilégie le classicisme des coupes et la pureté des lignes, à des coloris flashy. M'est avis, du haut de ma science sans conscience de la mode autrichienne, que Claudia Brandmair, c'est la Vanessa Bruno du Tyrol. Ce qu'elle propose semble si simple et facile à porter que le vêtement se pose là. J'adore cette expression, "se poser là". Alors permettez, je nous pose là, ma souris et moi, et je laisse les créas de la diva parler d'une seule voix : 

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Collection automne-hiver 2008, photos Irina Garvich

Oui, je vous présente sa collection automne-hiver parce que je fais ce que je veux, tiens-là je me ferai bien un double cheesy avec du coca à paille, et parce qu'elle est plus réussie que sa collection printemps-été, m'est avis. Oui, vous avez eu deux jours de soleil, clap clap ouvrez les transats et mettez les rétines en mode Pilot automatiques. Mais aujourd'hui, c'est lundi, et regardez dehors, c'est frais et gris. Pour le liberty chéri, je préfère encore passer mon tour, et vous dire que Brandmair est disponible chez :
NO 60 (Rue Charlot, Paris)
L'ANNEXE
NUMMEROS IX
MOORE
OMIZ (Abbesses, Paris)
FAITS DIVERS
ANDREA K (Marseille)
HALL 2 (Toulouse)
6PM

Et maintenant, je vous vois venir, avec vos longues nattes et vos jupes brodées tyroliennes, natürlich bretellées : "la Galliane, elle nous a fait la mode allemande, la mode danoise, la mode autrichienne, si elle est logique avec elle-même, elle va nous parler de la Suisse la semaine prochaine". Là, je vous arrête tout de suite : d'une, je ne suis pas logique, donnez-moi une grille de Sudoku et on en reparle à la rentrée. De deux, il n'y pas que la Suisse, comme pays frontalier. Moi, j'aime bien le Liechtenstein.