09 juin 2010
"Sunshine in a bag" (Gorillaz)
Où on en revient au fondement de ma mode : les sacs
Sérieusement, je vous vois toutes, là, à piétiner, à attendre pour le bon plan Anniel. Un peu de patience, mes oiselles, un peu de patience. Ca arrive, mais c'est comme toutes les bonnes choses, c'est mieux si on attend. Je ne dis pas ça pour La Poste, qui retient, entre avis de passages non déposés et changement de bureau à l'autre bout de la ville, mon colis Place des Tendances avec mes ballerines rouges Vanessa Bruno. Je ne dis pas ça non plus pour la Mauboussin qui tarde à venir. Je dis ça en général, comme un bon vieux lieu commun des familles, du type "Galliane, elle aime les sacs". Ben oui, Galliane, elle aime les sacs, et quand on lui dit que cet été, le cabas revient en force, elle repense aussitôt à une découverte lointaine. De grands prototypes un peu ethniques, absolument indispensables, vus chez le multimarques Sandra Serraf à Saint-Germain.

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20 mai 2010
"Imitation of life" (REM)
Où le liberty des uns s'arrête où commence celui des autres
Le bon goût est la chose la mieux partagée au monde. J'aurais tendance à le croire quand je vous vois toujours traîner, nombreuses, par ici, au lieu de finir le dossier Dubanchet qui devait être rendu avant-hier, au lieu de tartiner de Nutella la brioche d'Aloïs (le pain sec, c'est super bon pour l'équilibre), au lieu de poster cette commande Ebay qui traîne depuis 1997. Et quand je promène, l'oeil sympathisant, sur les sites de nos amis les créateurs, je valide d'autant plus cette hypothèse. Cousue de fil blanc, pardon, de fil bleu, mon histoire.

03:02 Publié dans Tour de mode | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : berangère claire, diabless, guia la bruna
28 avril 2008
"The Neutral" (Sonic Youth)
Où je ne me ferai jamais à la politique de l'Autruche
Au pays de Sissi, comme dans tous les pays, on s'habille on crée on vit, il y a de l'élégant et du joli. Sur cet intermède Candyde, poursuivons notre tour de mode, si vous le voulez bien, en nous arrêtant en Autriche. Après l'Allemagne, il y a quelques semaines, la Germanie, encore. L'Autriche, son apfelstrüdel, son Jörg Haïder, sa reine décapitée, son Mozart, son iodlalilou. Et sa mode. Si vous vous demandez encore, un baladeur Sony Auto Reverse sur les oreilles, ce que deviennent, que deviennent, les valses de Vienne, passez votre chemin, vous ne trouverez pas la réponse ici. Ici, vous allez voir ce qui se fait de mieux en matière de jeune création danubienne. Carrément. J'ose.

Un jour, promis Schneider, je vous parlerai de jeunes créateurs moches. Moi aussi, cela me gonfle la baudruche, ces mademoiselles sur lesquelles les fées se sont trop penchées. Sandra Thaler et Annette Prechtl sont de celles-là, bing, designers d'Elfenkleid. Chez elles, n'allez pas chercher de la couleur, vous en reviendriez bien grises, beiges, poudre. A la limite une touche de bleu, mais ce serait bien leur seule audace. Mesdames clament en effet que les tons neutres mettent plus en valeur les détails et les jeux de coupe. Et elles réhabilitent totalement le long foulard blanc, c'est malin, j'en veux un maintenant.



Ne pensez pas en voir de toutes les couleurs non plus avec Brandmair, mais peu importe. Madame Claudia, qui s'est lancée en 1998, privilégie le classicisme des coupes et la pureté des lignes, à des coloris flashy. M'est avis, du haut de ma science sans conscience de la mode autrichienne, que Claudia Brandmair, c'est la Vanessa Bruno du Tyrol. Ce qu'elle propose semble si simple et facile à porter que le vêtement se pose là. J'adore cette expression, "se poser là". Alors permettez, je nous pose là, ma souris et moi, et je laisse les créas de la diva parler d'une seule voix :





Oui, je vous présente sa collection automne-hiver parce que je fais ce que je veux, tiens-là je me ferai bien un double cheesy avec du coca à paille, et parce qu'elle est plus réussie que sa collection printemps-été, m'est avis. Oui, vous avez eu deux jours de soleil, clap clap ouvrez les transats et mettez les rétines en mode Pilot automatiques. Mais aujourd'hui, c'est lundi, et regardez dehors, c'est frais et gris. Pour le liberty chéri, je préfère encore passer mon tour, et vous dire que Brandmair est disponible chez :
NO 60 (Rue Charlot, Paris)
L'ANNEXE
NUMMEROS IX
MOORE
OMIZ (Abbesses, Paris)
FAITS DIVERS
ANDREA K (Marseille)
HALL 2 (Toulouse)
6PM
Et maintenant, je vous vois venir, avec vos longues nattes et vos jupes brodées tyroliennes, natürlich bretellées : "la Galliane, elle nous a fait la mode allemande, la mode danoise, la mode autrichienne, si elle est logique avec elle-même, elle va nous parler de la Suisse la semaine prochaine". Là, je vous arrête tout de suite : d'une, je ne suis pas logique, donnez-moi une grille de Sudoku et on en reparle à la rentrée. De deux, il n'y pas que la Suisse, comme pays frontalier. Moi, j'aime bien le Liechtenstein.
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